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Les 3 regards...

Après les 3 fiches sur les Figures d’Autorité, qui rappelaient les bases des 3 types de comportements adaptatifs, il est important de revenir au moment où nous faisons la connaissance d’une personne.

Inconsciemment, dès 1/10ème seconde, vous vous êtes déjà fait une opinion de la personne « selon des critères d’attractivité, d’amabilité, de fiabilité, de compétence et d’agressivité. Après 5/10ème seconde, l’impression ne sera plus augmentée (réf. Willis & Todorov, 2006) ». Passé ce délai et la prise de conscience qui en résulte, il est temps d’affiner notre perception en posant 3 types de regards différents :

- la Statue,

- l’Attitude Intérieure,

- les Micro mouvements.

 

En premier lieu, observer la Statue c’est porter son regard sur l’être (la personne) en pieds. La statue exprime les sentiments parce qu’elle est le témoin de notre histoire.

Une personne qui a été élevée dans un environnement favorable, qui a été valorisée par ses parents, par son entourage, n’aura aucun problème avec son ego (a priori). Sa posture sera donc plutôt droite et sans tension musculaire.

En revanche, une autre qui a été brimée, violentée et dévalorisée aura une posture avachie, les épaules plutôt vers l’avant et des traits crispés visibles sur son visage.

 

Ce phénomène s’explique par la différence entre les muscles lisses et les muscles striés. Ces derniers réagissent très rapidement et les muscles lisses beaucoup plus lentement, quelques 400 fois plus lentement (réf. L’excitabilité en fonction du temps, Louis LAPICQUE). Si une pensée se déroule de manière répétitive et que l’acte qui devait en résulter est inhibé, le tonus musculaire (stress) se maintient (contraction) et peut persister dans le temps (réf. Initiation à la Synergologie – 09/2006).

 

Cela s’explique aussi par la mémoire cellulaire : http://www.axe-sens.org/quest-ce-que-la-memoire-cellulaire.html et encore http://myriam-brousse.fr

 

Le 2ème regard est celui de l’Attitude Intérieure qui traduit les émotions lisibles sur les différents segments du corps. Cela inclut également les articulations qui peuvent être souples ou rigides, traduisant l’existence/l’absence d’un stress. Nous pouvons observer une jambe qui tressaute, une jambe passée sur l’autre, des chevilles qui s’entre mêlent… le corps participe-t-il à la relation ? Se projette-t-il vers l’avant ou se retire-t-il ? Est-il actif en faisant des gestes ?

 

Juste un aparté pour bien faire la différence entre le sentiment et l’émotion : selon le site Redpsy.com, « l'émotion réfère à une réaction intérieure vive caractérisée par l'intensité. Elle est ponctuelle alors que le sentiment est plus durable. Elle s'accompagne de réactions physiques plus ou moins nombreuses et fortes comme dans le cas de la peine, de la colère, de la rage. L'émotion surgit et parfois envahit, contrairement au sentiment qui s'installe plus discrètement, même s'il est important ».

 

Enfin, nous serons particulièrement attentifs aux Micro Mouvements qui traduisent nos pulsions. Nous sommes dans la finesse. Ce sont les doigts qui caressent/gratouillent une partie du visage (quelle partie ? A droite ou à gauche ?). C’est une épaule qui s’élève rapidement à la manière de notre ancien Président, des mains qui se joignent ou encore les sourcils qui s’élèvent pour mettre à distance ou pour appuyer un propos, des lèvres pincées, etc…

 

Ainsi, chaque fois que je fais la connaissance d’une nouvelle personne, je la passe à mon scanner des 3 regards synergologiques. Ainsi, je peux adapter ma communication en conséquence et faire qu’elle soit la plus authentique possible.

 

Le regard

Qu'est ce que le Syntonique ?

Les bases du profil Syntonique :

 

Voici la 3ème et dernière figure d’autorité : le Syntonique.

 

"Béni-oui-oui", il est un vil flatteur, un opportuniste qui n’aime pas se dévoiler afin d’éviter tout conflit. 

Valorisez le en sollicitant son avis qui devra être construit et argumenté, parce que même s’il ne le met pas en avant, le syntonique est (normalement) pourvu d’un sens critique.

 

J’en profite pour remercier vivement Marie-Noëlle et Martine dont les travaux m’ont été précieux pour enrichir ces 3 fiches.

 

Je suis également à la recherche d’un rapport qui aurait été réalisé sur la dimension socio affective… s’il existe, je suis preneur.

 

Enfin, je vous souhaite une très bonne année 2016, que vos projets aboutissent et soyez Assertifs, Réflexifs et Empathiques !

 

Le syntonique

Comment reconnaître un VIGILANT ?

Après le Conquérant, voici l’infographie qui trace les bases de la 2nde figure d’autorité : le Vigilant.

 

Vous y trouverez ses peurs possibles, comment le repérer dans un groupe de personnes grâce à son attitude corporelle ainsi que les stratégies à adopter pour le faire sortir de son antre psychologique.

 

J’apporte une précision supplémentaire… dans un cadre professionnel ou privé, dès lors que le groupe est constitué de plus de (disons) 8 personnes, toute tentative de faire s’exprimer un Vigilant peut s’avérer complexe. Non pas qu’il soit timide ou spécialement réservé, mais autant de personnes présentes peut être une source de stress, notamment si elles n’appartiennent pas à la même catégorie socio professionnelle, n’ont pas les mêmes valeurs et exigences (en termes d’éducation, de santé, de curiosité…).

 

Si vous avez un « ours » dans votre entourage, observez-le et essayez de le brancher en aparté sur un sujet qu’il aime, ça devrait aller.

 

Le Vigilant

Comment identifier nos stratégies comportementales ?

Les figures d’autorité sont le reflet des différentes stratégies comportementales que nous adoptons lorsque nous sommes en situation d’échange. Ce sont des stratégies de défense qui ont une ou plusieurs peurs comme point de départ. Elles font échos à nos peurs « primales » qui vont de pairs avec nos besoins non nourris (cf mon article précédent).

Par exemple : une personne est reconnue pour la qualité de son travail, sa hiérarchie le récompense par l’octroi d’une promotion, d’une prime…

En l’absence de reconnaissance, de besoin nourri, le manque va déclencher une peur qui sera décompensée par un comportement adaptatif : une figure d’autorité.

Il y a 9 peurs « primales » (www.enneagramme.com) et 3 figures d’autorités qui sont : le Conquérant, le Syntonique et le Vigilant.

Apprendre à les reconnaître, à les identifier, permet de rassurer l’autre et de le ramener dans un espace plus authentique, propice à une relation où chacun trouve son compte. Cela est vrai dans le cercle privé comme professionnel en gestion de conflit par exemple.

Cette faculté à reconnaître ces attitudes comportementales, vous les touchez déjà du doigt de façon inconsciente. Gardez à l’esprit cette information : « il suffit de 100ms (1/10ème de seconde) pour se faire une opinion assez valide de quelqu’un, à partir d’une photo de son visage, et cela sur les critères d’attractivité, d’amabilité, de fiabilité, de compétence et d’agressivité, et la validité de l’impression ne sera plus augmentée après 500ms (Willis & Todorov, 2006 – Philippe Gouillou, lettre 66 Neuromonaco). »

Voici une fiche qui reprend les items de base du Conquérant. Pour vous entraîner, amusez-vous à trouver dans votre environnement une personne qui aime se mettre en avant, qui n’écoute pas beaucoup ce que vous lui racontez et qui « se la péte » et décryptez le !

Le temps de vous approprier tout ça et vous aurez la 2nde fiche.

Comme je vous l’avais annoncé, je vous remercie de prendre le temps de lire mes articles sur ce site. La fréquentation est en augmentation très significative (+324%), de même que le nombre de pages vues (+265%). En 2014, vous consultiez 1 page en moyenne lors de votre session, en 2015 vous avez consulté 2 pages en moyenne.

Mais qui sont mes visiteurs ? Français pour 41%, USA pour 16% (NY, Californie, Texas, Illinois…), mes amis Quebecois pour 11%, puis la Chine, le Japon, la Russie, l’Allemagne, la Belgique et la Suisse !

Je vous souhaite de passer de très bonnes fêtes de fin d’année !

 

Leconquerant

 

Quel comportement adoptez-vous face à l'autre ?

La Synergologie puise toute sa force dans la reconnaissance des figures d’autorité, des différentes stratégies comportementales de communication.

La base de la Synergologie est de rendre la communication la plus authentique possible afin d’écarter tout risque de non-dits et de mauvaises interprétations.

Ainsi, la relation est saine, la reconnaissance est mutuelle, l’écoute réelle et l’engagement est également mutuel.

 

Cependant, la situation peut être bien différente dans un environnement professionnel, dans une relation de couple, amicale et d’autres encore…

Par exemple, dans un contexte professionnel dont l’objectif est de renouer le dialogue social, suite à une nouvelle stratégie d’entreprise à laquelle les salariés opposent quelques réticences. Tout l’intérêt ici est d’accompagner le changement et de faire comprendre aux salariés le bienfondé de cette nouvelle direction d’entreprise.

 

Mais comment la Synergologie y trouve sa place ?

 

Tout d’abord, il faut savoir qu’à la source de tout comportement sont les besoins !

 

Et l’absence de besoin(s) satisfait(s) remet en cause l’équilibre du système. Ces besoins sont, peuvent être, biens différents selon les personnes. Besoin de reconnaissance, de valorisation, de possession matérielle, d’affection… ces besoins vont de pairs avec leurs peurs associées : peur de reconnaître ses propres besoins, peur de montrer ses émotions, peur du vide intérieur, de la banalité, du conflit, de la non appartenance à un groupe…

 

Si ce ou ces besoins ne sont pas nourris, alors la personne va se focaliser sur ce manque et va rechercher à le combler. Elle ne sera plus en capacité de se concentrer sur autre chose, ni de se projeter de peur d’avoir plus encore à perdre.

Il est donc nécessaire de rassurer cette personne ! Encore faut-il trouver le bon moment, les bons mots et surtout, développer un cadre de confiance et c’est là où la Synergologie apporte ses outils.

En plus des besoins non nourris et de la peur originelle, c’est également la confiance/méfiance qui va entraîner une adaptation de notre comportement.

Ainsi naissent les stratégies comportementales de communication. La personne peut se sentir supérieure à l’autre, inférieure à l’autre ou encore préférer se situer en retrait afin d’analyser.

 

Adopter une de ces 3 stratégies, c’est céder à une communication opaque, aux comportements joués où la relation prime sur l’information.

 

Pour rétablir un cadre authentique, le questionnement va jouer un rôle majeur et va faire verbaliser les peurs et les besoins de la personne. Il est alors primordial de prêter une attention particulière à certains items comme la position du buste lorsque la personne est assise, son état de présence et d’attention, les 3 axes de tête (latéral, sagittal, rotatif), si la personne est dans le contrôle ou la spontanéité, la tonicité du corps, l’amplitude des gestes dans l’espace, le mouvement des sourcils ou encore le clignement des paupières…

Une relation authentique est saine et nourrie les besoins et permet de se projeter et d’être rassuré.

Le synergologue apporte son expertise pour la reconnaissance des figures d’autorité, pour la reconnaissance des items non-verbaux mais également pour le questionnement.

 

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Pour en finir avec l'hébergeur de Saint Denis !

Comment le témoignage d’une personne, dont personne ne connaît le pédigrée au départ, peut-il susciter autant de moquerie sur les réseaux sociaux ?

Au départ, il ne s’agit ni plus ni moins du témoignage de celui qui est censé être le propriétaire de l’appartement, dans lequel s’étaient réfugiés les terroristes. Mais ces quelques secondes de justification du personnage ont eu raison de lui… pourquoi ? Pour quelles raisons ? Au-delà des arguments verbaux, qui auraient pu s’entendre indépendamment du comportement, c’est bel et bien son attitude non verbale qui a scellée son sort dans l’opinion publique.

Voici le lien vers la vidéo : http://www.tuxboard.com/hebergeur-saint-denis-terroristes/

27 sec. – c’est avec un air de défiance que le propriétaire semble prendre les choses. Son torse est bombé, le menton est haut pour toiser, regarder de haut et en biais. Drôle d’attitude pour celui dont l’appartement est actuellement pris d’assaut par la police. Ne devrait-il pas être inquiet ? Voire apeuré ?

Votre œil, même néophyte, a capté immédiatement cette attitude désinvolte qui ne cadre pas avec l’horreur des évènements. C’est une attitude arrogante que vous retrouvez systématiquement chez tous les petits délinquants de cités. Même pris la main dans le sac, ils adoptent cette attitude typique et nieront en bloc. D’autres yeux pourront y voir de l’étonnement de se retrouver dans cette situation.

29 sec. – Il répond au journaliste mais son regard n’est pas dirigé vers son interlocuteur. Il conserve son ton nonchalant, distancié.

30 sec. – Une fois qu’il a répondu, sa bouche se ferme pour ne pas en dire plus qu’il n’en faut… pas très bavard.

32 sec. – Le journaliste : « c’est-à-dire ? » L’hébergeur prend un air étonné, mêlé d’agacement (sourcils levés pour une mise à distance).

37 sec. – Haussement d’épaules, très enfantin. C’est ce qui trahit sa pensée. Voyez vos enfants qui ont faits une bêtise et que vous surprenez… ils adopteront la même attitude.

38 sec. – « Je n’étais pas au courant (…) » dit-il le visage franchement tourné vers l’arrière, à gauche. Cette direction (arrière-gauche) traduit un désir de fuite. Pour sûr il n’était pas au courant, mais il s’en doutait a minima… mais il est authentique.

39 sec. – Une belle langue de vipère avec un splendide axe sagital supérieur + axe rotatif gauche + axe latéral droit qui illustrent sa vigilance teintée d’un sentiment de supériorité affirmé. Ce sont bien les Institutions qu’il défie du regard comme ça.

43 sec. – A nouveau ce regard en fuite auquel s’ajoutent les coins extérieurs de la bouche qui remontent, ce qui traduit une désinvolture méprisante.

44 sec. – Le journaliste relance avec une question, l’hébergeur daigne alors reprendre le contact visuel et semble vouloir dire avec étonnement : « Quoi ? Qui me parle ? »

50 sec. – Le regard de l’hébergeur est droit devant lui, dirigé vers le journaliste qui le questionne. Lorsque l’hébergeur répond, son regard et son visage viennent accrocher la caméra pour prendre le Monde à témoin : « croyez-moi » veut-il dire avec cette attitude si puérile, les épaules se lèvent à nouveau pour appuyer son mensonge.

Sur les 8 secondes suivantes, je compte 7 soulèvements d’épaules effectués pour appuyer son propos. Je compte également 5 clignements dissymétriques des paupières, qui ne se produisent majoritairement dans un contexte négatif.

59 sec. – « Non, je ne savais pas » fit-il en débutant le mouvement en axe rotatif gauche, puis la bouche se ferme.

1 min. 6 sec. – « Non, je ne les connais pas », toujours en axe rotatif gauche (« faux non »).

Voici donc en 39 secondes, une stratégie comportementale puérile, construite sur la défiance à l’encontre des Institutions, de ce qui représente l’ordre, et qui malheureusement est le creuset des terroristes.

Ces personnes sont du pain béni en mal de valeurs et de reconnaissance.

Mais ne croyez surtout pas que l’hébergeur n’a pas conscience ni de ses actes, ni de la portée des évènements, il n’en a tout simplement pas cure… l’hébergeur est authentique dans son témoignage, il est certainement étonné de se retrouvé au premier plan mais il est certain qu’il savait que ces squatteurs étaient des criminels.

Voici un lien pour le pédigrée de l'hébergeur : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/11/22/01016-20151122ARTFIG00193-jawad-bendaoud-le-malfrat-qui-logeait-des-terroristes.php

Pour faire un parallèle, un rappel concernant cette stratégie comportementale délétère, je vous remets le lien vers un de mes précédents articles : http://www.ds2c.fr/blog/nous-avons-tous-besoin-de-moments-de-solitude.html

Enfin, je tiens à remercier Elodie Mielczareck qui a également effectué une analyse sur cette même vidéo (www.leblogdela semio.com).

Courant décembre je ferai un point sur les statistiques de fréquentation du site, avec le nombre de pages vues, les pays qui s’y intéressent ainsi que la durée moyenne d’une connexion par page.

D’ores et déjà, je tiens à vous remercier parce que vous êtes toujours plus nombreux !

Maxnewsworldthree883136

Attentats à Paris : 13-14 novembre 2015

Obama attentats paris

Interview d’Obama : https://www.youtube.com/watch?v=cT3Ms1t6HNU

 

Tout d’abord, mes plus chaleureuses pensées vont vers les familles des victimes de ces attentats que je ne qualifierai pas.

L’objet de cette rapide infographie est de montrer que Barack Obama, malgré les évènements qui le touche, qui l’affecte, doit garder une posture digne d’un Chef d’Etat.

Son message verbal et non verbal sera repris par la planète entière, il se doit de montrer de la fermeté.

Ainsi, son visage se fait le vecteur de ce double message : « je suis affecté (mais je ne le montre pas), je me montre ferme (et je le dis) ».

 

Les signes du trouble de Barack Obama sont décelables par le nombre de clignements de paupières : 42 en une minute (126 clignements en 2 minutes 58 sec.), c’est près de 3 fois plus que la normale (15 par minute). L’émotion est donc bien présente.

Vous pouvez également observer l’œil droit plus petit que le gauche, ce qui traduit un stress négatif lié à la situation.

Le sillon nasogénien gauche est plus marqué que le droit, ce qui traduit l’émotion que lui inspire la situation.

Enfin, le coin extérieur gauche de sa bouche est descendant, traduisant ainsi sa tristesse qu’il doit « masquer ».

Cependant, son épaule droite est contractée et plus haute que la gauche, Barack Obama doit assumer son rôle de Chef d’Etat et afficher un contrôle qui se veut rassurant.

Quand l'authenticité nous bouleverse !

Lien vers la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=joKHG9FdeY4

Emma Murphy décide de témoigner face caméra de son calvaire. Celui d’une jeune femme qui subit la violence quotidienne de son mari, qui petit à petit à installer une relation sous emprise, de la manipulation psychologique et des conséquences directes et visibles sur son visage.

La jeune femme a donc fait le choix de réagir en quittant cet homme violent. C’est un pas énorme qu’elle a initié par elle-même, après avoir pris conscience du danger que représente la situation pour elle, mais aussi pour ses enfants.

Quels sont les items marquants de son authenticité ?

La tristesse transpire évidemment sur toute la longueur de la séquence. Elle se traduit dès la 30ème seconde par les bords extérieurs droit et gauche de la bouche qui sont descendants. Ses paupières se ferment plus longuement que la normale (33 sec.) lorsqu’elle dit « devoir le faire pour sensibiliser les femmes ». Ce sont les prémices à la venue des larmes qu’elle va tenter de faire refluer pour rester digne.

Ensuite, elle évoque ses 2 enfants en créant un lien cognitif avec nous. Elle nous regarde avec son œil gauche, l’hémi visage gauche tourné vers nous (37 sec.). Ses paupières sont maintenant très gonflées, ses yeux rougis (entre 38 et 45 sec.) et son sourire évoque son malaise, la honte de devoir s’exposer ainsi, si fragile et si faible. Ce sourire social est là pour compenser l’émotion qui la submerge.

Puis, son hémi visage droit se contracte, s’affaisse : « c’était l’amour de ma vie. Nous avions des hauts et des bas ». Elle va mettre en place une boucle de réactions physique de défense, qui a pour objectif de retarder le flot de larmes. Ce serait le bout du bout de devoir lâcher prise ici, devant la caméra. Voici la boucle : le regard s’élève très haut puis son visage se fend d’un sourire de façade (49 sec, 56 sec et 59 sec.).

La seconde manifestation de sa grande tristesse/détresse est les clignements dissymétriques des paupières (58sec, 59sec, 1min 01, 1min 05, 1min 13, 1min 15, 1min 22 et 1min 26). La 1ère larme surgit côté droit (1min 03) sur « malheureusement, l’année dernière » et c’est sa main droite qui vient l’essuyer. Ce geste est très important car effectué avec la main droite, il signifie qu’elle ne se sent pas responsable de la situation. Quand on connaît le contexte, il serait déplacé de dire que c’est cohérent.

Tout aussi intéressant à 1min 23 : « avec le stress, j’ai accouché prématurément » et en disant cela, elle essuie une larme qui coule sur sa joue gauche mais avec son pouce droit. C’est une stratégie inconsciente de protection face à l’agression extérieure, c’est un arc réflexe. A 1min 42, elle effectue le même geste mais inversement, lorsqu’elle évoque qu’« il l’a refait le week end de la fête des pères ».

Pour encaisser, elle a besoin de quelques secondes, seule dans sa bulle (1min 58), son regard part en passé émotionnel (dirigé vers le bas) et son visage s’abaisse simultanément.

Elle établit à nouveau un lien cognitif avec nous (3min 03), son hémi visage gauche dirigé vers nous : « je réalise aujourd’hui qu’un homme n’a pas le droit de lever la main sur sa femme (…) et être forcé de considérer ça comme acceptable, c’est encore pire ». Elle souhaite nous interpeller sur cette évidence qui ne l’est, malheureusement, pas pour tous (!) et nous faire partager son émotion.

Le mépris apparaît (extérieurs droit et gauche de la bouche descendants) après un geste de la main droite (micro démangeaison sur le cou) qui signifie qu’elle ne souhaite pas évoquer la torture mentale qu’elle subit.

Bien au-dessus de la tristesse, du mépris et du dépit, c’est l’humiliation qui provoque le plus de neuro réactions du cerveau (http://neuromonaco.com/lettres/lettre116.htm#humiliation). Nos neurones miroirs décryptent inconsciemment toutes ces manifestations non verbales et plus que de l’empathie, c’est bien de la sympathie que cela génère en retour. Le message est bien passé.

 

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La position assise est-elle intéressante en com' non verbale ?

                                                                                                      Position assise neutre

                                                                                                      

  

« On considère qu’il faut en moyenne, chez les humains, un peu moins de 100ms pour qu’une perception soit intégrée par le cerveau, encore 100 à 200ms pour qu’une réaction se mettre en place et, au total, on compte jusqu’à 500ms pour que l’information arrive à la conscience. En d’autres termes : notre cerveau est en retard d’un dixième de seconde sur l’environnement et notre conscience est à la traîne… d’une demi-seconde… » (http://neuromonaco.com/lettres/lettre58.htm)

 

Selon le site « science étonnante », vous avez l’impression de prendre une décision à un moment T alors que votre cerveau a déjà pris la décision depuis presque ½ seconde (expérience réalisée avec des IRM).Pour enfoncer le clou, une expérience de 2011 réalisée avec des électrodes implantées dans le cerveau montre qu’on peut prédire le choix de la personne testée « avec une acuité de 80%, et ce 700 ms avant la décision consciente. » (https://sciencetonnante.wordpress.com/2012/03/05/le-libre-arbitre-existe-t-il/)

 

L’idée se trouve dans le corps avant de devenir un concept. Lorsqu’une personne vous dit : « j’ai froid, touche mes mains, » ses mains sont déjà froides depuis longtemps avant que son cerveau n’en ait pris conscience et l’ait verbalisé.

 

C’est une information primordiale parce que lorsque vous connaissez et savez décrypter les 9 positions assises d’une personne, vous avez ce pouvoir qu’est celui de l’anticipation.

A chaque position assise correspond un état d’esprit spécifique et donc une stratégie de communication différente. A chaque changement de position assise, il y a modification de l’état d’esprit.

 

Grâce à ce court laps de temps, vous pouvez le mettre à profit pour vous adapter et modifier votre argumentaire, votre questionnement de façon à ce que la personne aille peu à peu « là où vous le souhaitez. »

Par ailleurs, il est important de savoir que d’un point de vue Systémique, la personne, de par sa position assise, influence la couleur du débat. Son attitude est également fonction de vous. Si elle vous connaît ? Si elle vous respecte en tant que professionnel ou/et en tant que personne ? Si vous craint ou si elle se sent supérieure à vous ? Inconsciemment, elle va adapter son attitude en fonction de ce que vous représentez pour elle.

 

Adapter son argumentaire et son questionnement va donc permettre de modifier cette couleur, cette ambiance, afin de la rendre plus authentique (assertive, réflexive, empathique) et en limiter les non-dits.

 

Prenons l’exemple d’un journaliste bien connu – Patrick Cohen pour le citer - qui a une chronique dans une émission de télé française. Mon but n’est pas de le critiquer, simplement d’illustrer mon propos. Dans les vidéos ci-dessous, attachez-vous à observer son buste alors qu’il échange avec son vis-à-vis. Suivant la personne avec laquelle il échange et ce qu’elle représente pour lui, sa position de buste diffère.

 

Jetez plutôt un œil :

https://www.youtube.com/watch?v=ey0tkk6lPs0

https://www.youtube.com/watch?v=DZtaF4iZ6TI

https://www.youtube.com/watch?v=wzEOAbJ4vuo

https://www.youtube.com/watch?v=KMeTMpujBu8

https://www.youtube.com/watch?v=8dGDdXlNFiY

 

Regardez où se situe son buste (son ego) par rapport à l’interviewé.

- Face à Marine LePen, Patrick Cohen (qui ne l’aime pas vraiment) crée un climat agressif, avec une argumentation âpre, son buste est dirigé vers l’avant à droite.

- Face à Jean-Jacques Bourdin, qu’il connaît bien et pour lequel il a une certaine estime/respect, PC a son buste en avant mais ni penché vers la droite, ni vers la gauche. Son buste est dirigé droit devant avec la simple envie d’échanger. Il n’y a pas ce climat agressif précédemment observé.

- Face à Michel Onfray, même attitude bien que là, la dimension et le charisme d’Onfray met PC sur la défensive (différents items non verbaux observés mais non développés ici).

- Face à Zemmour, l’équation est plus complexe parce qu’en plus d’une certaine inimitié, Zemmour a du répondant et il est plus agressif, tant sur la forme que sur le fond. Ainsi, le buste de PC est en avant mais sur sa gauche qui traduit une certaine « lâcheté » à ne pas vouloir débattre frontalement.

- Enfin, face à Frédéric Lopez et Taddéï, il y a une envie de fuir l’échange avec son buste en arrière et sur sa gauche.

 

A chaque image que nous renvoie notre interlocuteur, notre comportement non verbal adopte une stratégie spécifique (et vice versa).

Modifier notre position assise influe sur notre image et la perception inconsciente qu’en aura notre interlocuteur, ainsi sa propre posture en sera modifiée.

Modifier notre argumentaire en fonction de la posture de notre interlocuteur nous permettra d’être plus précis et d’éclaircir certains points qui auraient pu passer inaperçu.

 

                                                                    Les positions assises et leur interpretation

 

Mais pourquoi est-il si MECHANT ???

Freud a démontré que le manque d’amour, de contacts sociaux prédisposent à l’agression et la facilitent. A contrario, une éducation permissive engendre des névropathes à l’âge adulte suite à une intégration sociale rendue compliquée. Comment l’enfant qui n’a jamais eu de limite imposée par ses parents, peut-il trouver sa place face à d’autres enfants moins indulgents ? (Konrad Lorenz « l’agression »)

Nous ne sommes pas EGAUX et nous n’avons pas la même chance de devenir des citoyens IDEAUX.

L’ « agression » (avec ses différents curseurs) est un moyen naturel qui permet de rétablir les équilibres dans un groupe (de même espèce ou non). Physiologiquement, lorsqu’un comportement instinctif n’est pas assouvi/comblé/contenté/rassasié pendant une période significative, le seuil de stimuli qui le déclenche s’abaisse. Ce qui veut dire que le corps se trouve à l’affût d’un moindre signe pouvant donner l’espoir que cet instinct puisse être ENFIN assouvi (un peu comme le principe d’homéostasie). L’organisme est donc prédisposé à réagir et le fait de ne pouvoir « décompenser » face à cette frustration provoque de l’agitation et, comme un drogué en état de manque, le pousse à vouloir rechercher ce stimuli qui déclenchera la réaction libératrice (« conduite d’appétence » selon W. Craig).

L’agression intra espèce en fait partie, tout comme les abus sexuels, la drogue, la cigarette, l’alcool mais aussi la mélancolie, le manque affectif, la solitude, la violence familiale, la violence verbale… Tous ces comportements instinctifs ont un unique point commun : la FRUSTRATION.

En temps normal, il est d’usage de se libérer de ces pulsions par une quelconque activité : sportive, physique, intellectuelle, religieuse. Mais tout le monde ne dispose ni des moyens, ni des personnes, ni des situations qui permettent cette décompensation. C’est là, dans ce puit sombre et fantasmatique que s’entassent les strates nauséabondes de la frustration.

Konrad Lorenz précise que cet abaissement du seuil de perception de stimulus (du comportement instinctif non assouvi) est au plus bas lorsque la personne se trouve confiné dans un endroit avec d’autres personnes, en particulier des personnes qu’elle connaît. A fortiori, c’est aussi le cas avec son conjoint. Ces fameuses petites manies que l’on trouve « so cute » au départ d’une relation et tellement détestables après quelques années de vie commune. Cette façon particulière de rigoler, de se moucher, de se gratter la narine, les tics de langage (« petits », « j’ai envie de te dire »…).

Les prémices sont facilement et rapidement identifiables sur le corps grâce au langage non verbal, parce que le corps exprime nos pensées avant que notre cerveau en ait conscience. Cela passe par des micro démangeaisons, des micro expressions, des micro tractions (veste, manche), une façon de marcher, de serrer les mains, de regarder, de cligner ou non des yeux ou encore de se mordiller les lèvres ou les joues.

Apprendre quelques clés du langage non verbal permet de s’accorder un temps précieux d’anticipation qui fait la différence dans toutes les situations. Ainsi, c’est pouvoir répondre avec justesse à cette pré agression et éviter ainsi ce que Tinbergen appelle : « redirected activity », c’est-à-dire casser une table, se battre, casser une vitre, hurler, invectiver, se droguer, boire… Konrad Lorenz dit qu’une personne non raisonnable tuera plutôt son ami. Avant d’en arriver à une telle extrémité, bien trop fréquente (mass murder aux US, jeune fille de 17 ans poignardée à mort par son ex petit ami en France et j’en passe), il est vivement conseiller de communiquer, de META communiquer afin d’identifier les points de tension et y trouver une solution acceptable pour chacune des parties.

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Qui est Yanis Varoufakis ?

Voici le lien vers la vidéo : http://info.arte.tv/fr/grece-qui-est-yanis-varoufakis

Mais qui est Yanis Varoufakis ?

YF apparaît comme un personnage politique "à part", avec un comportement individuel dont nous n'avons pas l'habitude de voir. Il est intéressant de savoir s'il s'agit d'un personnage de composition ou s'il est véritablement lui-même dans ce comportement ?

Analyse technique du langage non verbal

40 sec : démarche épaule gauche plus haute que la droite, c’est dans sa statue, on va le revoir tout au long de la séquence vidéo.

1’56 min : sampaku sur l’œil gauche, les interviews liées à l’actualité s’enchaînent avec autant de stress. A gauche plutôt qu’à droite parce qu’il est aujourd’hui dans la lumière et que ce n’est pas un exercice aisé pour lui. Ceci est confirmé par la main gauche qui est souvent caché dans sa poche de pantalon.

L’hémi visage gauche est plus figé que le droit, c’est cohérent avec mes propos précédents.

3’28 min : main gauche dans la poche !

3’35 min : main droite qui relève sa manche de veste gauche avec un rictus sur le coin droit de la bouche qui évoque un mépris mais plus dans le sens : « je me fiche de ce que vous pouvez dire, je ferais ce que je veux… ». Egalement les mains en position de couteaux fermés ascendants qui indiquent un retour sur soi mêlée à une position qu’il veut dominante.

3’52 min : boucle secondaire en V ascendante « je suis l’autorité, celui qui sait » et on observe une certaine tension dans les lèvres.

4’19 min : sourire de circonstance, très satisfait de lui…

4’21 min : petit regard sur sa gauche pour vérifier l’effet obtenu…

4’30 min : les 2 protagonistes se lèvent et Varoufakis remet sa main gauche dans sa poche de pantalon. Ne jamais se dévoiler personnellement, c’est un jeu d’image sociale qu’il joue.

4’34 min : le président de l’eurogroupe parle à Varoufakis, a-t-il des propos positifs ou négatifs ? eh bien négatifs à mon sens, à cause du hochement de tête du président de l’eurogroupe vers la droite.

4’36 min : hochement de tête « miroir » qui traduit un sentiment de vexation, genre « si tu le prends comme ça, tant pis pour toi ».

4’52 min : position du buste sur la chaise en arrière, sur sa droite, agressivité latente, il analyse pour rebondir.

6’14 min : sa main gauche tracte encore une fois la manche droite pour se redonner la consistance d’un responsable dominant.

7’30 min : focus sur la main droite qui tient la tasse : poing fermé avec un léger retrait de la tête quand son vis-à-vis lui dit « je t’explique »…

7’32 min : la main se décrispe…

7’36 min : micro attitude sur le visage, au niveau de la base du nez (N1P1P2) : « j’aimerais comprendre » semble-t-il se dire. Se sent-il dépassé ?

De plus, il ouvre ses yeux main droite ce qui confirme le N1P1P2.

7’53 min : BP8

7’58 min : avant de serrer la main des syndicalistes, main gauche encore et toujours dans la poche.

C’est aussi de la réserve, ne pas se mettre personnellement en avant, juste sa fonction.

13’16 min : après sa réunion avec Michel Sapin, mâchoire crispée qui traduit l’énervement, confirmé par le coin extérieur gauche de la bouche ascendant qui traduit son dépit. La réunion n’a mené à rien.

14’14 min : là j’adore ! Le geste caresse à sa femme dans la cambrure des reins est d’une sensualité… elle reflète la complicité avec son épouse et noter que c’est au nez et à la barbe de leurs vis-à-vis.

17’34 min : interview à la télé allemande. Jambe gauche sur jambe droite pour se protéger car il sent le coup bas arriver… il n’a pas confiance et son coin extérieur droit ascendant de sa bouche vient confirmer tout le mépris qu’il a pour les politiciens allemands, à l’origine des maux grecs.

18’05 min : froncement de sourcils, mépris, la colère arrive.

Fin de l'analyse technique

 

Constat : y a-t-il un décalage entre les émotions/comportements qu'il exprime et ce qu'il est intrinséquement ?

Pour ma part, je pense que Varoufakis est dans un état spectaculaire, il fait le show, à cause de cette réserve qui l’habite (main gauche cachée dans la poche du pantalon). Il n’est pas présent dans la relation, il fait le jeu social et politique nécessaire à sa fonction.

Le moment clé est sans nul doute le moment qui suit l’échange avec le président de l’eurogroupe. Sa réaction est typique de son comportement social.

Comme il est dans la transgression, la rébellion, la franchise, la colère, je pense que sa compulsion est d’éviter toute marque de faiblesse d’où l’importance de ne pas se dévoiler. Ainsi, il évite de montrer tel qu’il est et personne ne peut avoir de prise sur lui.

Contexte

Pour la petite histoire, son père qui était chimiste et professeur d’université fut emprisonné et exilé sur une île pour y être « rééduquer ». C’est lui qui pousse son fils à suivre des études à Essex. Varoufakis évoque d’ailleurs dans la vidéo ce qu’il a ressenti lorsqu’un détenu lui a écrasé un jouet en fer blanc fabriqué exprès pour lui, alors qu’il était venu visiter son père.

Conclusion

Mais qui est Varoufakis ? Toute l’attitude de Varoufakis envers les autres, sa stratégie comportementale tend vers la critique (ce qui n'est pas foncièrement négatif) avec des ccès de rébellion. Sa façon de vouloir adopter une figure qui en impose dans sa gestuelle trahit un fort désir à se montrer sans faille. Il est ainsi un électron libre… (absence de cravate, moto, ne se plie pas au protocole, il travaille dans un bureau qui ne ressemble en rien à celui de ses prédécesseurs…).

A mon sens, Varoufakis est un vigilant, un esprit critique (en position basse), concentré (en position haute) avec des incursions de rébellion qui tient du syntonique, c’est selon le public qu’il a en face de lui. Il peut apparaître comme un électron libre, cependant il a une conscience aigüe du jeu politique et il a à coeur de mener à bien ses convictions, sans vouloir se dévoiler personnellement.
Varoufakis

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Meurtre de Bastien, 3 ans

Voici le lien vers la vidéo de l’interview de la mère de Bastien, mort après avoir été placé dans une machine à laver en fonctionnement durant 1heure. Sa mère est poursuivie par la Cour d’Assise de Melun pour complicité de meurtre.

 http://videos.leparisien.fr/video/meurtre-de-bastien-3-ans-le-temoignage-exclusif-de-la-mere-07-09-2015-x35dnzp

La vidéo dure un peu plus de 4 minutes, en extérieur, je n’ai pas d’indice visuel qui me porte à croire que l’image a été inversée par le réalisateur (ce qui fausserait une partie des items, notamment celui du regard).

Ma question qui est ma base d’analyse est : quel a été le rôle effectif de la mère ? A-t-elle eu un comportement actif ou passif face à l’horreur commise par son compagnon sur la personne de son fils ?

6 sec. : je remarque au préalable un hémi visage gauche plus contracté, plus tendu que le droit que je trouve pour le coup moins expressif. Pour rappel, l’hémi visage gauche renvoie à ce qui est de la sphère personnelle et le droit à ce qui est de la sphère extérieure.

Je remarque également que son épaule droite est plus haute que la gauche, ce qui traduit un désir de séduire la caméra (les jurés ?).

13 sec. : « je suis rentrée de l’école avec les 2 petits… » dit-elle avec le regard bien en face de la caméra alors qu’on pourrait s’attendre à un regard en Passé Emotionnel (dirigé vers le bas à gauche). On pourrait s’attendre également à ce que son visage soit plutôt baissé, alourdit qu’il serait par le poids de la tristesse… mais non.

20 sec. : elle a des propos retenus avec la bouche pincée, les lèvres vers l’intérieur. La mère sort une langue de « délectation » ou de « vipère »… ? elle en fera encore beaucoup d’autres au cours de l’interview. Vous remarquerez également qu’elle cligne très très peu des paupières, environs 10 par minutes alors que la moyenne (hors stress positif ou négatif) est de 20 clignements par minutes. En phase de stress, vous multipliez par 2,5 le nombre de clignements par minutes… elle en est très loin !

38 sec. : « il a pris le petit pour l’amener dans la salle de bain, je pensais que c’était pour lui faire prendre une douche. » Son regard est en Futur Cognitif… elle construit sa réponse alors qu’elle devrait se rappeler avec son regard dirigé en Passé Emotionnel. Ce n’est pas cohérent.

1’24 : sur le mot « aider » en référence à son statut de complice, la mère fait à nouveau une (ROBLO) langue de « délectation » ou de « vipère ».

1’30 : « j’ai tenté de sauver mon fils » dit-elle mais elle ferme tout de suite la bouche. C’est ce que nous faisons lorsque nous ne souhaitons pas en dire d’avantage de peur de faire des révélations malencontreuses. A la place des avocats, je questionnerais plus en détails à ce propos.

1’40 : « pendant 1h, qu’avez-vous fait ? – j’ai essayé de sauver mon fils » fait-elle avec une micro démangeaison de son index droit en N3P2 (narine extérieure gauche). Cette micro démangeaison traduit un décalage entre ce qu’elle « voit » et ce qu’elle « sent » (au niveau personnel). A la place des avocats, je questionnerais également beaucoup sur ce point.

1’43 : regard en Futur Cognitif sur « enlever de la machine », ce regard est encore incohérent.

1’54 : « que la vérité sorte » dit-elle avec une nouvelle langue de « vipère » ou de « délectation » (désolé je n’arrive pas à me positionner sur ce point).

2’ : « il faut qu’il puisse dire la vérité (son compagnon) », avec une bouche en « huître » qui indique des propos retenus.

2’14 : nouvelle langue de « vipère/délectation » avec un regard en Passé Cognitif sur « oui, mon compagnon était souvent violent avec lui ». Pourquoi en Cognitif et non en Emotionnel. Avec un tel drame qui est arrivé à son propre enfant, je suis très étonné du manque d’émotivité de cette mère.

2’28 : « c’était pas tous les jours qu’il le tapait » dit-elle avec le regard à nouveau en Futur Cognitif… elle construit à nouveau sa réponse. Il faudrait se demander à ce stade de l’interview si son but n’est pas de « charger » son compagnon ? Néanmoins les dents du bas sont visibles et traduisent de la peur, ainsi je suis certain que cette peur est dirigée vers lui et elle est sincère (pour le coup).

2’31 : « presque tous les jours » avec une bouche en huître qui vient clore la phrase toujours dans l’optique d’en dire le moins possible.

2’43 : « il reproduisait ce que son père faisait à la maison » fit-elle avec son regard dirigé vers la caméra (c’est la 2nde fois). Ce n’est pas sans rappeler un réel désir de vérifier si ce qu’elle dit a un impact sur le spectateur… (n’est-ce pas Mr Clinton…).

2’57 : visiblement la mère est mal à l’aise lorsqu’elle évoque sa fille. Sa main droite nous indique qu’elle contrôle son discours alors que sa main gauche s’entortille avec son sac, trahissant un fort inconfort.

3’20 : « vous étiez heureuse ? – non » et un vrai « non » fait de la tête dont le mouvement s’initie bien sur sa gauche.

3’21 : amusez-vous à scinder l’écran en 2, au niveau du nez et sur l’horizontal. Cacher le bas, le haut exprime la peur. Cacher le haut, le bas exprime la joie avec un sourire… feint bien sûr.

Quel rôle la mère de Bastien a-t-elle tenu au moment du drame ?

Son langage non verbal laisse apparaître beaucoup d’incohérences avec son discours. Tout n’est pas dit, encore moins la vérité quant à son action réelle. S’il est primordial que les avocats la questionnent plus dans le détail que cette interview ne le fait, je suis très étonné du manque d’émotivité qu’elle laisse transparaître face au meurtre abjecte de son fils. Cependant, la peur qu’elle ressent face à son compagnon violent l’a certainement empêchée de jouer un rôle plus actif dans la tentative de sauver son fils. Ainsi, nous comprenons mieux son désir de « séduire » la caméra (les jurés) et de vouloir  « charger » son compagnon.

 

 

 

 

Un expert en com' non verbale, pour quoi faire ?

L’analyse des comportements, grâce à la synergologie, outil puissant qui décrypte le langage non verbal, trouve naturellement sa place dans la sphère privée, pour améliorer les échanges, dénouer des situations complexes (pervers narcissiques, manipulateurs…), mais également dans la sphère professionnelle et notamment dans la fonction RH.

En premier lieu, l’analyse comportementale apporte sa justesse et sa finesse pour aider le manager à favoriser l’appropriation par ses équipes de la stratégie de l’entreprise.

L’importance de voir en live si les équipes adhèrent au projet est primordiale et valorisant. L’analyse du langage non verbal permet d’être pro actif et de se doter d’une capacité d’anticipation de plusieurs secondes. Si le rôle du manager est de donner du sens et de l’envie, lorsqu’il anime l’équipe il saura adapter sa communication à chaque collaborateur. Adapter sa communication mais également se donner les moyens, la possibilité de conforter ses choix stratégiques en termes de gestion RH (recrutement, évaluation…) et de communication (circulation de l’information, explication, écoute, confrontation…).

Ensuite, les enjeux et les stratégies de la communication sont entièrement tournés vers la cohabitation, le respect de la diversité et la création d’un cadre commun. L’analyse comportementale par le langage du corps permet de communiquer avec honnêteté et sans travestir la réalité.

Se former à la reconnaissance de quelques clés va vous permettre d’acquérir une valeur ajoutée novatrice parce que peu, voire non utilisée, en France.

Faire appel à un expert en communication non verbale de façon ponctuelle, lors de campagne de recrutement par exemple, va vous permettre de conforter vos choix ou d’en explorer certains auxquels vous n’auriez sans doute pas pensé.

Alors restez ouvert et exigez la qualité, celle des synergologues.

Timer

Prochainement (quelques jours seulement), une analyse du langage non verbal de Yanis Varoufakis afin de savoir qui il est réellement ?

Une analyse, autour d'une vidéo, effectuée dans le cadre d’une réunion interjuges de synergologues (Isabelle Fetet et Elodie Mielczareck).

 

 

En attendant ma prochaine analyse...

Voici une infographie qui permet de comprendre rapidement d'où viennent nos comportements et ce qu'ils génèrent :

 

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Monica Gate : où quand Bill a-t-il menti ?

Je ne me souviens pas avoir décodé le langage corporel de Bill Clinton lorsqu’il fut face au Grand Jury, il y a près de 20 ans. L’anniversaire du Monica Gate me donne l’occasion de faire cet exercice amusant et de vous faire partager LE moment où l’on sait que l’ancien Président des Etats Unis a menti (mais un peu de patience).

Pour rappel, Monica Lewinsky eut une « sexual relationship with Bill Clinton from 1995 to 1997 ».

J’ai trouvé cette vidéo sur Youtube mais je n’analyserai que de la 2min. 57 à la 4min. : https://www.youtube.com/watch?v=HV7zqaKHY3Y

Pour information, j’ai regardé et analysé cette séquence à une vitesse de 0,25 via VLC.

 

2min. 57 : la 1ère chose qui me saute aux yeux, c’est l’hémi visage gauche de BC qui est significativement plus fermé, plus contracté que le droit. Ce qui illustre parfaitement cette dichotomie entre sa relation secrète et son statut de chef d’Etat mis à mal.

3min. 04 : son regard se perd de façon inconsciente, on dit qu’il est en défocalisation active… il n’est plus là mais dans son monde plus confortable certainement que la crue réalité.

3min. 05 : son regard est, comme très souvent dans cette séquence, en passé émotionnel. Encore une fois, il se remémore des souvenirs, des situations affectives (il y a de quoi…).

3min. 08 : l’axe de tête latéral droit et rotatif gauche nous indique qu’il est attentif et méfiant.

3min. 10 : le regard est à nouveau en passé émotionnel, le coin extérieur droit de sa bouche est tombant, descendant, l’air abattu. Il se redresse sur son siège et après avoir repris visuellement et momentanément contact avec son vis-à-vis, BC replonge dans son monde, son hémi visage gauche est à nouveau contracté.

3min. 13 : les mains jointes en prières, les poignets hauts, nous indique la nécessité de trouver une voix de sortie, un consensus… (et d’1 !) qui peut être empreint d’un non-dit. Mais sa tête vient se poser sur ses doigts qui vont devoir soutenir son désarroi, accablé qu’il est Mr BC (on le serait à moins).

Son œil droit est significativement plus petit que le gauche, ce qui traduit un fort stress causé par le monde extérieur, par la situation inextricable dans laquelle il s’est fourré (et de 2 !).

3min. 15 : toujours ce regard en passé émotionnel, les muscles du front en vague qui expriment la peur.

3min. 19 : les mains en couteaux fermés ascendants qui nous confirme un nouveau retour sur soi, exprimé différemment par le corps. BC souhaite retrouver un peu de confort tout en préservant son statut de chef d’Etat. Ce geste est également plein de non-dits (ce ne sont pas encore des mensonges).

3min. 23 : et le voici, le moment tant attendu du non-dit qui va passer du côté du mensonge. Suivez bien le regard en passé émotionnel de BC, sauf lorsqu’il dit qu’il n’a pas eu de relation sexuelle avec ML où son regard, ses yeux, sa détresse va venir accrocher subrepticement le regard de son vis-à-vis pour vérifier que ce dernier a bien avalé la couleuvre.

Sans titre

3min. 29 : son buste bascule vers l’avant pour retourner dans l’échange et ses mains sont paumes face à face, dirigées vers l’avant, signifiant ainsi qu’il faut avancer maintenant et passer à autre chose. Le regard repasse en passé émotionnel.

3min. 33 : même stratégie comportementale qu’à 3min. 23 ! Identique ! La bouche reste fermée dès sa phrase terminée, pour surtout ne pas trop en dire.

3min. 47 : les coins extérieurs droit et gauche de la bouche sont descendants, exprimant ainsi de l’amertume et de la tristesse.

3min. 56 : superbe image qui demande un œil affûté parce que le mouvement des yeux est si rapide qu’il passe inaperçu. A l’évocation du cigare, les sourcils de BC se froncent, les muscles qui entourent le nez se contractent et c’est un enchaînement de surprise, de peur puis de colère contenue à cause de ce détail sordide qui aurait dû rester confidentiel ! Les yeux partent à gauche, puis à droite, puis à gauche pour tenter de retrouver l’équilibre, une bouée de sauvetage dans cette mer agitée (et tout ça en moins d’1 seconde).

Bill clinton 2

3min. 57 : le buste se replace, Clinton a retrouvé le plancher des vaches.

3min. 59 : mais sa bouche en huître nous indique que BC retient des propos.

4min. 01 : la séquence s’arrête là avec un mouvement de langue à l’intérieur de la bouche, sur la joue gauche, qui semble signifier un embarras, encore un non-dit dans un contexte pour le moins difficile.

Cette analyse récréative est terminée, en peu de secondes BC nous a montrés pas mal d’items corporels, du vrai miel pour nous synergologues. Vous saurez maintenant le moment précis où BC ment !

Concept 4 pour tous !

Pourquoi un Concept qui permet d’améliorer les relations entre les personnes ?

Parce que les relations interpersonnelles sont le centre névralgique de notre société contemporaine.

C’est un concept utilisable/applicable aussi bien dans la sphère professionnelle que privée et par tous !

Ce concept, qui met en avant l’approche Systémique et la Synergologie, entre en jeu dès lors qu’il y a interaction entre au moins 2 personnes.

Pouvoir analyser clairement une situation/système/relation et la/le faire évoluer vers un espace authentique, bienveillant et dénué de jugement grâce à ces 2 locomotives méthodologiques me paraît une évidence aujourd’hui.

 

Cette méthode s’adresse à qui ?

A tous ( !) et elle ne requiert aucune compétence spécifique. Chacune des 4 étapes est issue de notre comportement instinctif, donc mi conscient voire inconscient. Ainsi, vous vous appropriez la méthode avec un moindre effort cognitif.

Les deux dernières étapes concernent des outils issus de la Synergologie et je vous en donne quelques clés qui fonctionnent à 100% et facile à utiliser.

 

Quelles sont les différentes méthodes de gestion de conflits existantes ?

- la communication non violente : elle repose sur 4 étapes qui sont 1) observation 2) identification des sentiments 3) identification des besoins liés à ces sentiments 4) formulation d’une demande en vue de satisfaire ces besoins

- l’analyse transactionnelle : adopter un comportement en fonction de l’état du Moi (Parent, Adulte ou enfant)

- le Thomas Kilmann Index : qui est un outil de diagnostic qui permet d’adapter sa réponse pour résoudre le conflit par la négociation.

- le DESC : Décrire, Exprimer, Spécifier, Conséquences.

Il y en a sûrement d’autres mais toute partent du même postulat que la source du conflit est connue. Ce n’est malheureusement pas toujours le cas. Lorsque nous subissons la situation, elle nous affecte émotionnellement, il est alors tout sauf facile de prendre de la distance par rapport à l’évènement. D’autant que la source du conflit peut être tapie derrière des non-dits et la source du conflit n’est peut-être pas celle à laquelle vous aviez songé… et c’est souvent le cas.

Ces méthodes s’avèrent ainsi complexes à mettre en œuvre et ne permettent pas d’être certain de la source du conflit.

 

Quelle nouveauté par rapport aux autres méthodes ?

Le Concept 4 repose sur l’association de l’approche Systémique et de la Synergologie.

La Systémie permet d’appréhender à la fois la situation et son contexte avec les influences qu’ils exercent l’un sur l’autre.

La Synergologie permet d’appréhender la communication non verbale dans ses moindres détails.

C’est une méthode dite en « entonnoir ». Ainsi, la situation est abordée d’une façon globale à travers une 1ère étape qui va permettre de bien cerner la situation, mais également de prendre naturellement de la hauteur et permettre de vous affranchir de l’aspect émotionnel qui affecte les décisions et la clairvoyance. Une fois cette étape passée, vous identifiez avec une grande facilité les points à améliorer et des solutions apparaissent naturellement. Mais il va falloir les verbaliser et pas n’importe quand/comment !

Les 3 étapes suivantes sont basées sur la communication non verbale dont je vais vous donner quelques clés. Mais ces clés, vous en avez DEJA connaissance d’une façon inconsciente ou mi consciente. Vous n’avez donc que peu d’efforts cognitifs à faire, ce qui est autant d’économie d’énergie réalisée.

 

Quelles sont les 4 étapes du Concept 4 ?

​1. META COMMUNIQUER : il s’agit de faire un schéma relativement simple (type mind mapping ou systémique) dont le point de départ sera le cœur de la relation. A celui-ci, plusieurs « branches » s’y greffent et constituent les éléments qui composent le système/relation. Chaque élément peut être lui-même décomposé en sous-systèmes (mais pas de sous-système de sous-système…) et chaque système ou sous-système peuvent être reliés si l’un affecte l’autre.

Cette méthode est ULTRA EFFICACE pour bien comprendre/cerner une situation et se l’approprier (notre cerveau fonctionne comme ça). Elle sollicite tous nos sens, procède par association et ce sont nos 2 hémisphères qui sont utilisés.

 

2. IDENTIFIER LES COMPORTEMENTS : il s’agit d’identifier le caractère de la personne. Tout le monde sait le faire instinctivement, chacun sait si telle ou telle personne est plutôt « leader », « suiveur » ou encore « sceptique ». Vous connaissez certainement une personne qui a l’habitude de ne parler que de lui sans vous écouter, ou encore une personne réservée de prime abord mais qui se révèle être très prolixe sur certains sujets (pourvu qu’on l’interroge). Le principe de cette 2nde étape est de savoir à quel profil la personne appartient et de simplement voir si ce profil est plutôt positif ou négatif. Cela va avoir une incidence sur la façon d’échanger avec la personne.

Le « conquérant » - il se sent supérieur à l’autre, il peut être arrogant ou visionnaire, calculateur ou valorisant,

Le « syntonique » - il se sent inférieur à l’autre, il manque d’esprit critique, il souhaite plaire à l’autre pour se sentir valorisé, il est rêveur ou rebelle,

Le « vigilant » - il se met à l’extérieur à la relation, il est sceptique ou prévoyant, contrarié ou critique.

Ces états correspondent à nos stratégies quotidiennes de communication. Elles nous semblent efficaces mais elles nuisent en réalité à la qualité de la relation. Bien les identifier va nous permettre de nous y adapter et d’offrir une réponse adéquate.

 

3. QUALIFIER L’ETAT EMOTIONNEL : pour cette étape, il y a un double objectif.

Tout d’abord, savoir si la personne est dans le « contrôle » de son discours ou si elle est « spontanée » afin d’apprécier la charge émotionnelle.

Le 2nd objectif est d’apprécier si la personne participe activement à l’échange ou si elle pense à autre chose en même temps.

Ces 2 aspects nous permettent de nous donner le maximum de chance pour que la personne écoute pleinement ce qu’on a à lui dire, mais également la teneur de notre discours en termes d’arguments, d’intonations, de vocabulaire…

 

​4. ECHANGER ? Cette dernière étape va nous permettre de savoir si la personne souhaite échanger/parler ou non (quelle qu’en soit la raison qui ne nous concerne peut être pas).

Cette étape est très importante car elle permet de choisir le bon moment pour aborder les choses qui le nécessite. Pour cela, il suffit d’observer la position du buste et des épaules lorsque la personne est assise (chaque transition de position indique un changement d’état d’esprit, un changement émotionnel).

 

Une fois bien expliqué et bien formé à ces 4 étapes, vous serez parfaitement « outillé » pour insuffler un vent de changement bénéfique à toutes situations d’échange.

Pour cela, je vous accompagne sur 1 journée de formation – 4 modules d’1h chacun + 3h de mise en situation (possibilité de groupe jusqu’à 4 personnes).

 

Vous pouvez me contacter par mail : frantz.bagoe@gmail.com, par téléphone au 06 14 15 28 39.

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Rencontre entre Systémie et Synergologie

Où comment interagir efficacement en alliant Synergologie (communication non verbale) et approche Systémique

Voici 4 étapes simples, efficaces et rapides à mettre en place pour décoder une relation, se positionner par rapport à celle-ci, puis la faire évoluer pour en tirer le meilleur.

 

  1. META COMMUNIQUER. Il est primordial de prendre de la hauteur, de la distance par rapport à la situation que vous souhaitez analyser pour en avoir une vision globale et la Systémie va vous y aider.

    Exemple 1 : Monsieur Durand rentre tard chaque soir de son travail et sa femme l’accueil toujours en lui faisant la tête. Madame est d’un naturel réservé, elle gère seule ses enfants, les courses, le ménage comme 91% des femmes en couple. Elle se dit que son mari doit forcément avoir conscience de la situation et comme il ne fait rien pour la changer, elle se renferme et l’atmosphère est tendue. La relation est sclérosée mais le couple souhaite se donner une chance de s’en sortir.

    Après appréciation et modélisation de la situation, M et Mme Durand prennent conscience du fonctionnement de leur couple. Mme va verbaliser ce qu’elle reproche à son mari qui va accepter de rentrer plus tôt 1 à 2 fois par semaine afin d’aider sa femme.

    La communication est restaurée et le système a évolué tout en conservant son équilibre.

    Si l’approche Systémique permet d’analyser la situation, la Synergologie permet d’identifier le comportement de chaque personne, de les ramener vers une relation plus « authentique » et de leurs faire prendre conscience de leur déficit de communication.

     

    Exemple 2 : Il y a quelques mois, un DRH a recruté en interne (une filiale) un informaticien qui semble ne pas s’intégrer à l’équipe déjà en place. Historiquement, l’équipe se connaît très bien puisque tous les collaborateurs ont participé au développement du service. Le nouveau collaborateur remplace un des « piliers » parti en retraite.

    Après appréciation de la situation, outre les méthodes de travail différentes du nouveau collaborateur, il s’avère que celui-ci n’avait été présenté au reste de l’équipe que succinctement.  Chacun a travaillé dans son coin sans chercher à se connaître.

    Après la mise en place d’une période de formation en binôme, l’intégration a pu enfin se faire correctement grâce à l’interview de chaque personne. L’approche du synergologue leur a permis de prendre conscience de leur déficit de communication.

    Je vous recommande de décomposer chacune des situations qui le nécessitent en la modélisant, en la schématisant grâce au mind mapping. Ainsi, votre cerveau pourra s’en approprier le fonctionnement dans son ensemble (il fonctionne comme ça le cerveau).

    La Systémie permet d’identifier chaque élément composant le système (la situation), chaque sous élément qui interagissent entre eux, puis l’environnement qui a lui aussi un impact important sur le système et lui permet d’évoluer tout en conservant sa stabilité.

    Ensuite, la synergologie permet d’analyser la communication non verbale de chaque personne et de restaurer un espace de communication « authentique » et propice aux échanges.

     

  2. STRATEGIES de COMMUNICATION. Il s’agit d’identifier les comportements individuels et de les qualifier. En Synergologie, ce sont les Figures d’Autorités que sont le Conquérant, le Syntonique et le Vigilant. Dans une relation, une personne se sent soit :
  • supérieure à l’autre, elle se trouve dans une figure conquérante qui peut être arrogante ou visionnaire, calculatrice ou valorisante,
  • inférieure à l’autre, elle se trouve dans une figure syntonique qui peut manquer d’esprit critique, être rêveuse ou rebelle,
  • extérieure à la relation, elle se trouve dans une figure vigilante qui peut être sceptique ou prévoyante, contrariée ou critique.

Ces états correspondent à nos stratégies quotidiennes de communication. Elles nous semblent efficaces mais elles nuisent en réalité à la qualité de la relation.

Bien les identifier va nous permettre de nous y adapter et d’offrir une réponse adéquate. Cela peut se faire à l’occasion d’un entretien individuel (quel qu’en soit le motif) ou par simple observation de la personne en situation d’interaction.

 

3. ETAT EMOTIONNEL ? Cette étape consiste à identifier si la personne est dans le lien ou dans le contrôle. En d’autres termes, nous saurons si la personne « se laisse aller » ou non.

Les inclinaisons de la tête vont nous y aider. Ils sont organisés en 3 axes qui, dans la communication, se combinent. Chacun de ces 3 axes exprime une réalité différente, un état émotionnel différent.

               - l’axe sagittal (haut/bas) exprime la hiérarchie (je me situe au-dessus, au même niveau ou encore en-dessous de l’autre),

               - l’axe rotatif (droite/gauche) exprime la préférence hémisphérique. Si je vous regarde en vous présentant la partie droite de mon visage, alors je suis plutôt dans le contrôle (la partie gauche exprime quant à elle le lien, la spontanéité),

               - l’axe latéral (la tête penche à gauche ou à droite) exprime l’empathie.

Exemple 1 :

Axe rotatif droit + axe sagittal neutre (analyse)

 

Exemple 2 :

Axe rotatif gauche + axe sagittal neutre (lien)

En synergologie, il s’agit d’amener la personne dans un espace « authentique » (assertif : je pense ce que je dis, réflexif : j’écoute l’autre et je n’exclue pas que l’autre ait raison, empathique : je ne juge pas l’autre).

 

4. ECHANGER ? Cette dernière étape va nous permettre de savoir si la personne souhaite échanger ou plutôt se désengager (quelle qu’en soit la raison qui ne nous concerne peut être pas). Cette étape permet de choisir le bon moment pour aborder les choses qui le nécessite. Pour cela, il suffit d’observer la position du buste et des épaules lorsque la personne est assise (chaque transition de position indique un changement d’état d’esprit, un changement émotionnel).

Exemple 1 :

Analyser pour contre argumenter (buste penché en arrière sur sa droite)

 

Exemple 2 :

Intérêt, envie manifeste d’échanger, de communiquer (buste penché vers l’avant, vers son interlocuteur)

 

Exemple 3 :

Ne pas avoir envie d’aborder un sujet (buste en arrière sur sa gauche, si en plus la personne a les jambes et les bras croisés, il est urgent de ne pas aborder le sujet qui fâche !)

 

A mon sens, les 2 premiers points sont des impératifs. Les suivants peuvent être enrichis ou remplacés (selon la situation) par d’autres types d’observations (la synergologie offre un large panel d’outils pour cela) comme les micros démangeaisons sur le visage et le corps, les 7 corps, les 8 groupes émotionnels, les différentes configurations des mains…

 

Ce système à 4 paliers est efficace et novateur pour comprendre les relations entre les personnes, que ce soit dans une démarche de coaching ou encore dans le Lean.

Dès qu’il y a une situation mettant en jeu 2 personnes ou plus, cette méthode permet d’appréhender correctement la situation, de s’y adapter et de la faire évoluer.

 

 

Les Hauts Potentiels ont du mal à s'intégrer ?

Ce billet est ma réponse à l'article de M Glady paru dans HARVARD BUSINESS REVIEW, en date du 24/06/2015, sous le titre « Pourquoi les hauts potentiels ont parfois du mal à s’intégrer ».

L'article de M Glady tend à stigmatiser une certaine partie des Hauts Potentiels au travers de comportements qui peuvent être appliqués aux « normaux-pensants » et qui ne reflètent en rien les particularités des HP.

L'article débute avec 3 adjectifs qualificatifs – Bien formés, travailleurs, intelligents - qui semblent s’appliquer à l’ensemble des Hauts Potentiels, ce qui dans la réalité n’est évidemment pas le cas. Un nombre non négligeable de HP ne suivent pas une scolarité sans heurts, bien au contraire, puisque

 70 % des HP sont en échec scolaire et seuls 30% poursuivent des études supérieures (http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/70-des-surdoues-sont-en-echec-scolaire-554/)

Revenons aux 3 erreurs que commettraient les HP, compliquant ainsi leur intégration dans leur environnement professionnel.

NE PAS COMMUNIQUER ASSEZ AVEC SON MANAGER DIRECT

Cette erreur s’applique à l’ensemble des nouveaux embauchés, elle n’est pas propre aux HP.

M Glady déclare que le HP est habitué à travailler seul depuis toute sa scolarité. Cependant, il ne faut pas faire l’amalgame avec les bons élèves « normaux-pensants »  qui se fondent particulièrement bien dans le moule scolaire conventionnel. Les HP – enfin ceux qui ne s’en sortent pas trop mal – ont une vie sociale comme les « normaux-pensants ». Le HP est un monstre d’adaptation sociale. Pour ne pas se cloîtrer dans sa chambre à se morfondre sur l’incapacité des hommes à apprendre des erreurs du passé, le HP s’adapte aux personnes et à leurs comportements.

Remarquez que je dis bien que ce sont TOUJOURS les HP qui s’adaptent aux autres et non l’inverse.

Ainsi, dans un travail d’équipe, le HP saura identifier inconsciemment les stratégies de communication de chaque personne. Il pourra alors s’intégrer sans aucun mal à l’entreprise, même si les autres collaborateurs auront bien perçu cette espèce de singularité.

« Soyez plus proactif dans la communication » assène M Glady. Mais les HP sont généralement beaucoup plus fins en communication que les « normaux-pensants ». Ils perçoivent notamment les signes de la communication non verbale et savent les interpréter.

 

SE CONCENTRER SUR LE FOND, SANS TENIR COMPTE DE LA FORME

Les HP peuvent trouver la solution sans pouvoir expliquer le cheminement qui leur a permis d’y accéder. C’est une des particularités des HP mais comme M Glady l’indique, les HP ne sont pas arrivés à un cursus scolaire si brillant sans avoir appris à mettre les formes, ni sans avoir appris à développer leur démonstration.

M Glady laisse penser que le problème de communication vient uniquement des HP, alors que certains managers ont la crainte d’être jugé, dévalorisé par leur collaborateur HP. Les managers, au même titre que les autres personnes, perçoivent intuitivement qu’il y a une « différence ». Ils ressentent donc une sorte de peur primale émanant du HP qui peut être ainsi vu comme une menace.

Gardez bien à l’esprit que la seule volonté du HP, c’est de communiquer.

 

L’ABUS DE CERTITUDE

Eh bien c’est tout à fait l’inverse… l’HP est dans le doute permanent. Vous ne trouverez AUCUN HP ayant développé un complexe de supériorité ! Il est bien trop conscient de ses faiblesses.

En revanche, si le HP est convaincu de ses connaissances, c’est qu’il est habité par une envie débordante, envahissante de CURIOSITE. Et malgré ce que l'auteur pense, je le répète, le seul souhait du HP est de pouvoir partager ses centres d’intérêts. Là est toute la difficulté pour lui…

A la lecture de l'article, nonobstant le CV de M Glady pour lequel je suis admiratif et plein de respect, je constate qu'il juge et stigmatise les HP sans en connaître véritablement ce qui fait leur spécificité.

L'auteur laisse entendre que c’est encore une fois aux HP à s’adapter, mais c’est ce qu’ils font quotidiennement depuis leurs premiers contacts avec l’école (et quelle dépense d’énergie), pourquoi ne le feraient-ils pas lors de leur prise de poste ?

Le seul conseil que je puisse donner aux managers afin qu’ils adoptent le bon comportement face à un collaborateur HP, c’est qu’ils le valorisent (le HP est un être HYPER émotif) et qu’ils lui parlent !

 

lien vers l'article : http://www.hbrfrance.fr/chroniques-experts/2015/06/7382-pourquoi-les-hauts-potentiels-ont-parfois-du-mal-sintegrer/

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Opter pour la stratégie du LEADER plutôt que celle du BOSS !

Quelle stratégie adopter, en tant que LEADER, afin que votre « équipe » ne pâtisse pas d’une compétition interne entre 3 (ou plus) collaborateurs aux comportements bien différents ?

 

L’ « équipe » est un système qui évolue tout en conservant une certaine stabilité. Elle s’adapte aux éléments exogènes comme l’environnement législatif, clients, fournisseurs mais également endogènes comme la formation interne, le service informatique.

Chaque élément qui la compose, les « individus », est lui aussi un sous-système équilibré mais influencé par son propre environnement endogène et exogène.

 

Si la compétition entre collaborateurs n’est pas cadrée, délimitée, alors l’équilibre se trouve menacé. Il est donc nécessaire d’intervenir auprès de chaque sous- système « individu » pour rappeler, voire redéfinir les règles.

Il est également important de s’assurer que les éléments exogènes au système « équipe » sont sains, cohérents et justes pour chacun.

Enfin, en tant que COACH/LEADER, vous devez vous positionner pour arbitrer, conseiller et développer les compétences de chaque sous-système « individu » afin que le système « équipe » évolue vers le même objectif.

 

Bien cerner la stratégie de communication de chaque personne est essentiel pour pouvoir la guider, la conseiller de la façon la plus approprié. La communication non verbale est une boîte à outil fondamentale pour y arriver rapidement. Elle vous permettra de définir le type de « figure d’autorité » de chaque collaborateur - des 3 pour le cas que je vous propose.

 

Les collaborateurs peuvent être des commerciaux, des ingénieurs, des ambulanciers… quelques soit la fonction de la personne, elle fait partie d’une équipe et une équipe ne peut atteindre son but que collectivement.

 

Je vous propose d’adopter le rôle du COACH dans l’art noble qu’est la boxe anglaise.

Prenons comme base le combat épique entre Muhammad Ali et Georges Foreman, disputé le 30 octobre 1974.

 

En boxe anglaise, le boxeur sur le ring n’est pas seul. Il a dans son coin son coach, son soigneur. Dans la salle d’entraînement, il a ses sparring partners pour le préparer physiquement et tactiquement.

L’esprit sportif qui anime tout sportif doit également faire partie du monde professionnel.

C’est la même dynamique qui met en mouvements ces talents tous très différents.

 

Pour revenir à mon exemple appliqué au Noble Art, je vous présente l’individu #1 qui peut être vu comme le sparring partner de Muhammad Ali. C’est un élément endogène du système «équipe ». Il est tout aussi important que les autres protagonistes. C’est lui qui prépare Ali pour le combat, avec la même force et la même technique que celles qu’emploie Foreman. L’individu #1 est celui qui aime le jeu, les règles, le sport mais n’attache que peu d’importance au classement final. Peu importe qu’il termine 4ème de la compétition, il a agi avec application à la hauteur de ses moyens.

Il y a tout lieu de le valoriser et de le pousser à continuer dans cette voie car il est un maillon important sur lequel l’équipe peut s’appuyer et prendre exemple. Il peut être un bon formateur par exemple ou faire de la veille technique, concurrentielle... En synergologie, sa figure d’autorité peut être le conquérant positif ou le vigilant positif.

 

Vous avez ensuite l’individu #2, alias George Foreman. Il est incapable de prendre du recul sur les évènements pour les analyser et s’adapter en conséquence. Cependant, il est physiquement fort, avec une technique frustre et basique. L’individu #2 est guidé par la seule idée de terminer en tête de la compétition, quitte à jouer un peu des coudes. Il n’écoute pas les autres membres de son équipe et veut plutôt imposer sa propre vision des choses. A la machine à café, il ne vous demande pas ce que vous avez fait de beau durant vos congés mais il vous racontera les siens.

En synergologie, sa figure d’autorité est plutôt le conquérant négatif. Avec lui, peu d’énergie à dépenser. Il est cependant nécessaire de rester attentif à son comportement, de le recadrer périodiquement. Tout faire pour être en tête peut être réalisé avec respect et un minimum d’esprit d’équipe.

Il est important d’analyser sa façon de faire, les moyens qu’il met en œuvre pour parvenir à ses fins. Certaines informations sont certainement intéressantes à être partagées avec le reste de l’équipe. Une lecture fine de sa communication non verbale sera un atout important pour garder le pouvoir de l’anticipation sur lui.

 

Enfin, vous avez l’individu #3, alias Muhammad Ali. Le compétiteur intelligent, réfléchi et précis. Celui qui aime le beau geste. Il a cette faculté d’analyse qui lui permet de s’adapter et de modifier sa stratégie pour atteindre son but. Seulement, il n’en a pas suffisamment conscience. Il suffit alors de lui suggérer des pistes de réflexion comme d’apprendre à observer les autres sur tel ou tel item, pour pouvoir s’en inspirer.

 

Aucun de ces 3 profils n’est cependant meilleur que l’autre. Ils sont complémentaires et vouloir les gérer uniformément n’est qu’une solution simpliste et peu évoluée. Les résultats finaux de l’équipe seront bien meilleurs si chaque collaborateur est appréhendé individuellement.

C’est là la grande différence entre : être le BOSS et être le LEADER.

 

Post Scriptum :

Muhammad Ali, après une préparation physique complète et sérieuse, a choisi une stratégie de combat novatrice et pleine de finesse face à Georges Foreman.

Durant les 3 premiers rounds, il laissait Foreman se fatiguer contre lui, s’épuiser contre lui.

Rounds 4 à 5, les forces s’inversent et Ali place des contres précis et nets. Foreman est épuisé et n’a plus de force pour se protéger.

Rounds 6 à 8, Ali fait une démonstration de tout son génie, de son intelligence tactique jusqu’à infliger un KO à Foreman au 8ème round.

 

Lien vers la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=bVseoF1-p3M

 

 

 

 

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Nous avons tous besoin de moments de solitude

Les expériences de l'éthologue John Calhoun sur le comportement social et la surpopulation chez les rats (1958) sont phénoménales. Comment le stress provoqué par la surpopulation influence les comportements entre individus et groupe d'individus constitués, mais également la chimie organique des individus stressés.

Toutes les phases de la vie sont touchées : séduction et activité sexuelle, la nidation, les soins aux petits, la territorialité et l'organisation sociale, les conséquences physiologiques...

Les résultats sont transposables aux habitants qui vivent dans des barres HLM ou dans des ghettos et font froid dans le dos dans le contexte actuel... si les urbanistes consultaient les éthologues, les villes seraient plus humaines c est certain !

Les expériences de Calhoun montrent que même le rat a besoin de moments de solitude. Les femelles au nid sont particulièrement vulnérables tout comme les petits....

La surpopulation détruit des fonctions sociales importantes, provoquant la désorganisation et l'effondrement démographique ou la crise de mortalité.

Certains rats stressés (crise cloacale) subirent de profondes altérations se traduisant par un sadisme endémique (moeurs sexuelles entre autres...), l'éducation des petits se fit dans le complet désordre. Le comportement social des males se dérégla au point d'aboutir à l'agression permanente, les hiérarchies sociales étaient devenues instables...

Tout l'équilibre repose sur la bonne gestion des distances chez l'homme, qui elles-mêmes sont très différentes d'une culture à l'autre.

Je perçois là, un lien tellement évident avec la Synergologie !

Sommes-nous faits pour vivre ensemble (cultures différentes) si aucun n'accepte de compromis ?

(ref : Edward T. Hall "La dimension cachee")