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Le Don de soins est Vital !

Quel que soit le groupe d’individus ou le contexte (professionnel ou personnel), il suffit d’une seule personne qui n’est pas en accord avec elle-même pour provoquer une situation conflictuelle.

 

Est-ce si compliqué de vouloir agir avec bienveillance, sans intérêts égoïstes ?

Quand je regarde avec plus que de l’envie « burning man », je me dis que je me dois d’être optimiste. Cependant, je ne peux m’empêcher de me poser cette question : qu’est-ce qui pousse cette personne à agir de cette façon, quitte à créer un conflit voire à se montrer violent ?

 

Nous avons tous des besoins affectifs fondamentaux, universels, qui, s’ils sont globalement comblés  font de nous des êtres équilibrés et sains. Grosso modo, ces besoins sont au nombre de 3 :

- le besoin d’appartenance,

- le besoin d’autonomie,

- le besoin de compétence.

 

Pour y répondre, il y a les personnages d’attachement. Ce sont les parents ou encore les personnes qui représentent un rôle majeur pour l’enfant au niveau affectif.

Des études ont montré que les bébés sont capables de s’attacher à des gens même s’ils ne les nourrissent pas. Ça peut sembler étonnant, voire être contre nature, mais il faut savoir que c’est l’instinct de survie qui guide les nourrissons, le besoin de protection (qui se confond à celui d’appartenance) d’un groupe qui leur permettra de survivre et de se développer. Les bébés adoptent pour ce faire des stratégies comportementales inconscientes qui leur permettent de signifier ce besoin d’apaisement. Charge à l’adulte d’y répondre (ou pas !).

 

Comment ces stratégies se manifestent-elles ?

L’enfant exprime la colère, la tristesse ou la peur par des pleurs. Ces émotions sont des régulateurs qui vont stimuler l’adulte à venir rassurer l’enfant. Une fois calmé et sécurisé, les parents pourront à nouveau s’éloigner puis l’enfant se retrouvera à nouveau en insécurité et le processus se répétera.

 

Comment ce processus peut-il être décrit ?

L’apaisement est provoqué par la tendresse, par l’affection et la valorisation mais aussi par le timbre de la voix (plus grave), par le toucher (la caresse), par les odeurs. C’est ce qu’on appelle le « don de soins ». Il influe directement sur le cerveau, notamment sur la sécrétion de bêta-endorphines (opioïdes endogènes, c’est-à-dire fabriqués directement par le cerveau) qui vont générer un état de bien-être.

A l’âge adulte, cette recherche d’apaisement passe par différents moyens plus ou moins acceptables, licites et sains (alcool, drogue, sexe, sport, travail, nourriture, argent…).

 

« Ce système fonctionne du berceau à la tombe » disait Bowlby.

 

Ce lien d’attachement envers les parents (généralement) évolue ainsi avec le temps vers des amis intimes, des partenaires.

 

Quelles conséquences pour le développement de l’enfant ?

Elles sont extraordinaires et il ne faut surtout pas les sous-estimer mais bien les mettre en valeur et les diffuser à tous. Le don de soins augmente les capacités cognitives, émotionnelles, de résistance au stress, d’adaptabilité et d’empathie par un réseau plus performants de neurones miroirs.

 

A contrario, certaines circonstances font que tout le monde n’a pas la chance de bénéficier de cette bienveillance parentale. L’enfant doit alors se construire avec ce déficit d’apaisement et se retrouve à gérer comme il le peut certaines peurs subsistantes, qui peuvent rester à un niveau peu handicapant mais aussi basculer dans la pathologie (TOC, phobies, anorexies, etc…). Les stratégies adaptatives que va mettre en place la personne, pour être socialement acceptée, vont se retrouver dans la gestuelle et dans le langage non verbal.

Gardons à l’esprit qu’au niveau de l’inné, le tempérament va jouer un rôle prépondérant dans cette façon de s’adapter. Certaines personnes sont plus réactives que d’autres, plus impulsives, plus émotives…

 

Pour l’exemple du stress/peur/colère, les gestes associés peuvent être :

- l’objet que l’on frappe sur la table,

- la forte pression exercée sur un stylo que l’on tient,

- dissimuler une main ou un objet,

- lancer ses cheveux vers l’extérieur,

- essuyer une frange de cheveux,

- certains mouvements de bouche comme la lèvre inférieure descendante qui découvre les dents du bas (peur), ou encore la lèvre supérieure ascendante (agressivité).

 

Apprendre à identifier et à interpréter ces gestes va permettre de (faire) conscientiser et de (faire) verbaliser l’émotion ressentie.

« Ce qui est à l’extérieur n’est plus à l’intérieur », le niveau de stress/peur/colère pourra ainsi s’abaisser sensiblement.

 

Le gain en Assertivité sera perceptible tout comme l’affirmation de Soi, la confiance en Soi et l’estime de Soi !

Est-ce si compliqué de se dire que quoiqu’il puisse arriver, il est VITAL de faire « don de soins » à ses enfants et lutter ainsi contre l’individualisme un peu trop répandu aujourd’hui ?

 

Biblio. :

B. PASCAL, « la théorie des schémas », ed. Elsevier Masson

AINSWORH, « infancy in Uganda, infant care and growth of love », NY : the Johns Hopkins Press (1967)

 

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Quand l'avocat de Salah Abdeslam marche sur des oeufs !

Salah Abdeslam a été remis ce matin aux autorités françaises. Il sera défendu par Franck Berton, avocat pénaliste qui a choisi de représenter le terroriste présumé.

En Belgique, ce fut Me Sven Mary, l’une des stars pénalistes Bruxelloise.

Quelle sera la méthode de Me Berton ? L’avenir nous le dira. Quelle a été celle de Me Mary ?

Faisons un focus sur « la méthode Mary » et analysons sa légendaire rigueur au travers d’une récente interview.

 

Comment Salah Abdeslam a-t-il réagi lorsque vous l’avez informé des évènements de Bruxelles ?

L’avocat de Salah Abdeslam vient gratouiller l’aile gauche de son nez avec son pouce droit, son image publique d’avocat d’un terroriste le dérange. Nous pouvons également poser comme hypothèse  qu’il aurait aimé en apprendre plus dans un contexte où l’autre se tait désormais.

Dans le même temps, nous observons son sourcil gauche levé, il se met à titre personnel à distance de l’événement pour mieux s’en préserver et cherche à construire une réponse acceptable.

Une moue d’agacement, d’impatience côté gauche sur « cette situation (parlant des tragiques événements de Bruxelles) n’allait pas avantager sa situation… » Ni sans doute celle de son avocat…

 

Est-ce que comme nous, vous êtes persuadé qu’il avait connaissance du projet de ces attentats ?

La tension monte, laissant apparaître une langue de vipère. Les choses sont dites dans un contexte très difficile.

Beaucoup de haussements d’épaule droite, ce qui traduit une gêne ressentie quant au sujet évoqué. L’avocat fait un effort pour répondre avec les mots les plus justes et forcer un peu l’adhésion du journaliste (et téléspectateurs), alors que sa moue dubitative indique spontanément qu’il n’a pas les éléments pour penser que son client était au courant de Bruxelles, la contradiction est à jour.

 

Il connaissait ces personnes, donc on ne peut imaginer qu’il ne pouvait ignorer ce projet.

L’avocat place sa main devant lui, paume dirigée vers l’extérieur pour rejeter ces propos.

On note également un axe de tête penché sur sa gauche, empathique mais qui semble également s’adapter aux situations.

 

Est-ce que Salah Abdeslam entend toujours collaborer avec les enquêteurs ?

C’est un « oui » hésitant avec la bouche qui se tord vers la gauche, cherchant les mots pour dire les choses correctement. L’avocat marche sur des œufs dans tous ses propos placés sous le signe de la vigilance ; puis sa langue sort à droite, manifestant une volonté d’attaquant,  et comme par hasard, la phrase commence par « mais »…

L’avocat n’apprécie pas que les déclarations de son client aient été divulguées par le procureur Molins, la langue de vipère ressort.

 

Ce n’est pas les attentats de mardi qui ont changé son état d’esprit ?

L’avocat cache son nez donc son image, on peut penser qu’il en a désormais un peu assez de cette interview.

 

Qu’est-ce que Salah Abdeslam est prêt à dire aux enquêteurs, qu’ils soient français ou belge ?

Belle moue dubitative, l’avocat ne sait pas ce que son client est prêt à dire. Faire un arrêt sur image pour y voir un sourire d’agacement, il a déjà eu la question.

 

Quelqu’un qui collabore, on peut imaginer qu’il aurait dit « attention, il y en a encore d’autres à venir » ?

A nouveau le sourcil gauche qui le met à distance des propos. Les lèvres s’avancent avec une certaine tension et mettent en doute les arguments : « l’évolution dans sa collaboration à quelque peu changé (…). Rien ne laisse supposer aujourd’hui qu’il était au courant. » L’avocat ne se croit qu’à demi moitié…

 

Avant que vous soyez son avocat, vous m’aviez dit que la seule ligne de défense possible c’est qu’il soit repenti. Est-ce que c’est encore tenable aujourd’hui ?

A nouveau cette langue de vipère et la petite pique ne tarde pas : « je regrette même de penser que ce n’est qu’un début (les attentats). (…) Ca, c’était la ligne de défense que je pensais être la meilleure »… source d’un désaccord avec son client ? « Mon rôle se limite à ce qu’il s’est passé en Belgique… ».

 

Est-ce que les attentats de Bruxelles vous font regretter d’avoir accepté d’être son avocat ?

Il a beau savoir s’adapter aux situations, cette question touche personnellement l’avocat. Observer sa bouche qui reste ouverte devant la nécessaire justification, les dents du bas apparentes (peur) et de nombreux clignements de paupières qui attestent de la charge émotionnelle.

La langue balaie l’intérieur gauche de la bouche, les mots voudraient sortir, ça lui pèse.

 

Nous voyons ainsi que la rigueur et la faculté d’adaptation sont des pièces maîtresses de Me Mary. Cependant, défendre un terroriste crée une dichotomie observable entre l’image professionnelle qu’il souhaite véhiculer et ses propres valeurs.

 

Article co-rédigé par Stephen BUNARD et Frantz BAGOE

 

Lien : http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/enquete-sur-les-attentats-de-paris/video-salah-abdeslam-est-un-tresor-en-informations-confie-son-avocat-a-france-2_1374177.html

 

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Quel est le profil gestuel de François Hollande ?

Globalement, François Hollande est apparu ce jeudi plutôt « en jambes », comme on dit dans le sport. Attitude dynamique, manifestant une volonté d’offrir l’image d’un Président dans l’action, sachant précisément là où il veut mener la France.

Cependant il a dû composer avec 4 invités de profils différents - et donc s’y adapter - mais également avec un style d’interview qui rappelle le jeu du méchant flic et du gentil flic (on appréciera… ou pas), ce qui contribue à susciter un certain manque de respect afférant à sa fonction (note personnelle).

Il m’est apparu intéressant de dresser son profil gestuel et voir les gestes qui font de lui une personne normale, ou encore ceux qui génèrent de l’incompréhension et parasitent son discours.

Commençons par les gestes qui le rendent si normal :

Juste avant d’évoquer les « aléas du chômage », vous pouvez voir une expression de peur avec les yeux écarquillés, les sourcils très haut, le blanc des yeux visibles sur la partie haute et les dents du bas bien visibles.

Ensuite, et comme nous l’enseignons en Synergologie, les valeurs qu’il rejette sont placées sur sa droite, voir à droite de sa droite. C’est le cas lorsqu’il assène un « je ne vais pas céder à la rue ! » Il n’apprécie pas ce mouvement de contestations qui vient se greffer à ce climat social et sécuritaire délétère, d’autant que ça le fragilise politiquement.

De même avec les « critères boursiers » qu’il place à droite ou encore avec le « prosélytisme ».

A l’évocation du SMIC, sujet qu’il semble maîtriser, son torse (son ego) vient bien en avant.

Ensuite, nous pouvons voir que lorsque la colère le ronge mais qu’il se doit de rester impavide, cette émotion ressort par son sourcil gauche qui se contracte subrepticement.

Lorsqu’il s’impatiente face à la longueur des arguments des invités, ce sont les doigts de sa main gauche qui tapotent la table. Ou encore il a des gestes de préhension (manipulation du stylo) pour gérer le stress qu’il sent monter.

Nous pouvons aussi remarquer que son regard est expressif. Par exemple, envers Léa Salamé qu’il regarde essentiellement pour prévenir tout débordement de sa part, ainsi que sa tête qui s'écarte pour fuir celle qu’il semble ne pas apprécier.

De même que son regard se durcit à l’évocation d’Emmanuel Macron et de ses sorties.

A la lumière de ces items, nous voyons bien que François Hollande sait être naturel et montrer qu’il est un homme normal.

 

Maintenant, voyons quels sont les gestes qui polluent son discours aujourd’hui :

Restons avec ce regard si évocateur, si expressif. Il peut être un allié mais jouer également les traître, surtout lorsqu’il s’agrandit pour rechercher l’approbation des journalistes. Se faisant, ce n’est pas l’invité qu’il a en face de lui qu’il veut convaincre, ce sont ces 2 flics dont il ne sait s’ils jouent pour ou contre lui. Ce sont eux qui ont le pouvoir de relayer son message…

Les gestes qui le desservent sont essentiellement basés sur ses mains. Ils contribuent à son image de « mou ». Ses mains sont inexpressives, ce qui n’excluent pas qu’elles soient participatives mais ses paumes sont très souvent tournées vers lui, vers son torse, son ego. Se faisant, il est un être ego centré qui met une distance vis-à-vis des autres.

Ainsi, ses gestes ne sont pas naturels, surtout lorsqu’ils accompagnent le « je » ou le « vous ». François Hollande désigne l’autre non pas avec son index, mais avec la face externe de sa main (en bouclier), ce qui est assez étrange et cette étrangeté est effectivement perçue par l’autre.

 

Ainsi, François Hollande se distancie des autres avec les paumes de ses mains tournées vers lui, en une bulle protectrice. Cependant, ce geste est devenu tellement stéréotypé et placé à « toutes les sauces », qu’il parasite le discours et en fait une personne peu encline à la franchise.

 

Hollande

 

 

Les MAINS, prolongement de notre pensée

Dans les épisodes précédents, nous avons vu que l’individu réalise deux tâches face à une situation stressante.

La 1ère tâche consiste en une double évaluation cognitive : primaire et secondaire. Elle a pour rôle la stabilité émotionnelle et protectrice.

L’évaluation primaire répond à la question de l’enjeu de la situation, du niveau de stress perçu.

Quelle est la perte possible, le préjudice ? Quelle est la menace ? Un rebond est-il possible ?

L’évaluation secondaire porte sur le contrôle perçu et sur les ressources disponibles.

 

La 2nde tâche consiste à établir une stratégie d’adaptation qui portera soit sur le problème, soit sur les émotions.

L’efficacité des stratégies centrées sur le problème dépend du caractère contrôlable de la situation. L’objectif est d’augmenter ses propres ressources pour mieux faire face.

Quant aux stratégies centrées sur les émotions, elles sont efficaces dans les situations où peu d’information sont disponibles. Elles protègent l’estime de soi car ce sont des stratégies d’évitement qui permettent de ne pas affronter le problème mais qui induisent un état dépressif à long terme.

 

Nous avons également vu que nous apprenons des conséquences de nos comportements. Que nous sélectionnons le comportement approprié en fonction des résultats précédemment observés. Ces stratégies adaptatives ont l’inconvénient de générer des pensées automatiques (ou ruminations) qui ont généralement un impact négatif sur notre propre évaluation et donc sur notre confiance en soi, notre estime de soi.

 

Ces situations stressantes ont des répercussions sur notre langage corporel et vous pouvez apprendre à reconnaître leurs manifestations. Nous serons plus démonstratifs ou plus introvertis, plus éloquents ou plus timorés, nos gestes seront plus « ronds » ou plus « saccadés », réalisés avec amplitude ou plus proche de notre corps.

 

Mais il est essentiel de prêter une attention toute particulière aux mains. Elles sont le prolongement de notre pensée !

« Ce n’est pas parce qu’il a des mains que l’homme est le plus intelligent des êtres, mais parce qu’il est le plus intelligent des êtres qu’il a des mains. En effet, l’être le plus intelligent est celui qui est capable de bien utiliser le plus grand nombre d’outils : or, la main semble bien être non pas un outil, mais plusieurs. » (Aristote)

 

La configuration des mains permet de déterminer si la personne s’associe à son discours ou s’en dissocie. Elles vont revenir l’une sur l’autre à chaque fois qu’il y a une réserve par rapport l’autre. Si elles sont dirigées vers le haut, la personne se perçoit supérieure à l’autre, dirigées vers le bas, la personne se perçoit inférieure à l’autre, si les mains sont à l’horizontal, la personne se perçoit égale à l’autre.

Il est important d’observer s’il y a une tension dans les doigts, elle trahirait un stress ressenti. C’est le cas lorsque les mains sont jointes, doigts tendus, paume contre paume ou encore les doigts entre croisés et tendus.

Est-ce que la personne dirige ses paumes vers elle, de sorte de créer une espèce de bulle de protection entre elle et l’extérieur ?

Au cours d’une poignée de mains, la paume peut être moite, la main molle, peu engageante.

Sont-elles d’ailleurs visibles ou bien cachées sous le bureau, dans les poches d’un pantalon ou d’un manteau ?

Les préhensions sont également révélatrices du stress ressenti. Elles sont une solution momentanée pour retrouver l’équilibre. Un stylo trituré, un pupitre sur lequel la personne s’accroche…

 

Si vous décelez ce type de configurations des mains chez votre interlocuteur, alors mettez-le à l’aise par le truchement du questionnement.

Mains

Questionner ? Pour faire quoi ?

Questionner, est-ce essentiel ?

 

Tout au long de notre vie, nous apprenons des conséquences de nos comportements. Nous sélectionnons le comportement approprié en fonction des résultats précédemment observés. Ce sont des stratégies adaptatives.

Elles génèrent des pensées automatiques (ou ruminations) qui ont un impact soit positif, soit négatif sur notre propre évaluation et donc sur notre confiance en soi, notre estime de soi.

Nous nous forgeons/construisons des représentations/images inconscientes de notre valeur personnelle, notre capacité d’autonomie, notre régulation émotionnelle. Ces représentations inconscientes ont des répercussions sur notre langage corporel. Nous serons plus démonstratifs ou plus introvertis, plus éloquents ou plus timorés, nos gestes seront plus « ronds » ou plus « saccadés », réalisés avec amplitude ou plus proche de notre corps.

Le geste est donc pré-verbal, le décoder c’est pouvoir lire la phrase avant qu’elle ne soit écrite. Faire un geste semble anodin, mais c’est déjà le début du processus cognitif, avant que la pensée ne passe à la phase consciente pour être ensuite verbalisée.

Concomitamment à ce décodage du langage corporel, et pour affiner notre interprétation, la part du questionnement est primordiale. En plus d’une écoute active et empathique, nous utiliserons la reformulation, la « flèche ascendante » et le questionnement Socratique.

La reformulation, c’est de la reformulation… (sic) pas grand-chose à expliquer.

Le questionnement en « flèche ascendante » permet de repérer les pensées automatiques qui surgissent lors de l’évènement stressant, puis de les discuter, de les modifier en leur trouvant d’autres angles de réflexion plus valorisants.

Le questionnement Socratique permet de détourner la pensée génératrice de l’émotion négative, après avoir repéré les prémices erronées et les conclusions qui résultent des ruminations. C’est un type de questionnement didactique.

Enfin, suivant les différents champs de la relation – émotionnel, relationnel, cognitif – la sémantique devra être adaptée en conséquence. Par exemple, si la personne est d’un tempérament plutôt émotionnel, il faudra faire en sorte qu’elle puisse exprimer son ressenti. Chaque verbe employé devra appartenir au registre de l’émotion pour que cela résonne en elle.

Le Meta objectif de cette démarche – vous l’aurez compris - est la création d’une relation Assertive.  

 

Question everything

Annihiler le Stress !!!

Les chiffres sur le burn out sont alarmants et nous connaissons presque tous une personne dans notre environnement proche qui en souffre. Même si ce que recouvre ce terme n’est pas identique pour tout le monde, la certitude est que cette souffrance a son point d’origine dans le stress négatif accumulé dans le milieu professionnel.

 

C’est une conséquence délétère dans le rapport à nous-même et avec notre environnement. Celui-ci se fait de plus en plus exigeant, pressant et intrusif. Les limites entre la sphère professionnelle et privée sont plus floues. Les réseaux sociaux nous offrent constamment cette possibilité de nous comparer aux autres, de quelques pays que ce soit, ce qui peut alimenter voire renforcer une image négative de nous-même.

 

Cette situation poussée aux limites du Système et sans stratégie défensive appropriée et c’est l’épuisement professionnel qui nous guette. Rassurons-nous, ce n’est pas inéluctable et il est tout à fait possible de l’éviter pour autant que nous ayons un bon niveau d’information sur la façon d’y remédier.

Il est préférable de combattre ce stress négatif au moment même où la situation se produit, le cas échéant, notre inconscient va conserver en mémoire cette mauvaise stratégie comportementale de défense et nous la resservira (malheureusement) dès lors que la situation se représentera. C’est le cercle vicieux. Sortons-en !

 

Le stress est un ressenti qui a des répercussions sur notre santé, mentale et physique. Notre attitude pour y faire face est spécifique à nous-même.

 

Les ressources, que nous déployons, sont liées à notre histoire, notre éducation, la façon dont nous avons déjà appréhendé une telle situation, notre estime de soi, notre confiance en soi. C’est une interaction entre l’environnement et nous.

 

Lazarus et Folkman ont montré que l’individu réalise deux tâches face à une situation stressante.

 

La 1ère tâche consiste en une double évaluation cognitive : primaire et secondaire. Elle a pour rôle la stabilité émotionnelle et protectrice.

 

L’évaluation primaire répond à la question de l’enjeu de la situation, du niveau de stress perçu.

Quelle est la perte possible, le préjudice ? Quelle est la menace ? Un rebond est-il possible ?

L’évaluation secondaire porte sur le contrôle perçu et sur les ressources disponibles.

 

La 2nde tâche consiste à établir une stratégie d’adaptation qui portera soit sur le problème, soit sur les émotions.

L’efficacité des stratégies centrées sur le problème dépend du caractère contrôlable de la situation. L’objectif est d’augmenter ses propres ressources pour mieux faire face. Ça veut dire savoir négocier un délai, se donner du temps pour répondre à une sollicitation, rompre avec une relation insatisfaisante, consulter un médecin, développer ses connaissances dans un domaine…

Quant aux stratégies centrées sur les émotions, elles sont efficaces dans les situations où peu d’information sont disponibles. Elles protègent l’estime de soi car ce sont des stratégies d’évitement qui permettent de ne pas affronter le problème mais qui induisent un état dépressif à long terme. C’est par exemple, consommer de l’alcool, des drogues, développer un TOC, faire de l’exercice physique plus que nécessaire, exprimer de façon exacerbée ses émotions, minimiser la situation, nier la réalité  ou encore se dissocier de l’évènement.

 

« Brandstädter et Renner relèvent une meilleure santé mentale chez les personnes capables d’intégrer ces deux stratégies simultanément. Agir pour transformer la réalité (assimilation) puis réviser nos aspirations, leur priorité, leurs valeurs (accommodation). »

 

Les émotions ne sont pas à concevoir indépendamment du processus cognitif, elles sont imbriquées et interdépendantes. Les émotions déterminent ce que nous percevons, ce que nous mémorisons. Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire  que l’effet Koulechov agit à nos dépends. Lorsque nous voyons quelqu’un, en réalité nous interprétons en fonction de notre vécu, nos croyances. La perception est en fait une construction. Nous sommes le peintre qui déposons nos couleurs sur la toile. Le stress que nous ressentons est une déformation probable de la réalité.

 

Ajouter à cela, et pour renforcer cet effet d’amorçage, un biais de confirmation vient mettre son grain de sel dans le Système. C’est-à-dire qu’inconsciemment, nous allons aller chercher des informations chez l’autre qui vont confirmer notre ressenti (faussé, nous l’avons vu, par nos croyances).

 

C’est un cercle vicieux qu’il faut stopper et nous en avons tous le pouvoir, les ressources, de le faire en adoptant un autre angle de vue. Parce que nous sommes compétents pour le faire, parce que ça fait du bien à notre estime de soi.

 

Réf. :

« Améliorer ses stratégies de coping pour affronter le stress au travail » - D. Lucie COTE – Université du Québec en Ouataouais (2013)

http://www.lefigaro.fr/social/2015/01/07/09010-20150107ARTFIG00158-pres-de-deux-salaries-sur-dix-sont-au-bord-du-burn-out.php

https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Koulechov

« Comment développer vos ressources personnelles » – Francis Delvalle (2001)

 

Flou

 

 

Cahuzac "supermenteur" !

« Super menteur » ou comment être un monstre manipulateur.

 

A bien y réfléchir, il faut faire preuve d’un aplomb hallucinant, pathologique même, pour oser mentir au premier ministre ainsi qu’au chef de l’état.

De ce fait, ce n’est qu’une formalité de se lever dans l’hémicycle pour affirmer tout de go : « Non, je n’ai pas de compte en Suisse ».

Pourquoi un monstre de manipulation ? Parce que bien qu’il connaissait le risque encouru, il a cédé à la lâcheté égocentrique pour ne pas affronter les conséquences de ses actes.

Nous nous sommes tous interrogés sur ces signes qui trahissent le mensonge.

Comment a-t-il pu berner tout le monde ? Les médias ? La classe politique ?

 

A y regarder de plus près,  trois items non verbaux flagrants mis bout à bout nous laissent une impression … bizarre.

 

1. La focalisation active du regard. Il fixe son interlocuteur de ses yeux très grands ouverts tel le serpent Kaa dans le livre de la jungle.

Il scrute le comportement induit par ses propos. Avez-vous bien gobé ce truc que je tente de vous faire avaler ?

 

2. Le peu de clignements de paupières, bien moins qu’à la normale qui est d’environ 15 à 20 clignements / minute.

Mais dans son cas, c’est un calculateur dans le contrôle et qui ne laisse pas paraître ses motions. Donc, il ne cligne pas beaucoup des paupières. Ceci étant, cela reste un indice à charge.

 

3. En revanche, ce que personne n’a observé, c’est la façon dont sa main droite tient le micro.

Observez bien : le pouce droit se trouve coincé entre l’index et le majeur.

Est-ce un geste que vous faites souvent ?

J’ai interrogé plusieurs personnes et pas une ne fait ce geste, qui est d'ailleurs très inconfortable.

Quelle est la signification des doigts ?

Le pouce symbolise le « Moi » dans l’environnement. Lorsqu’il est caché, cela traduit une introversion, un retour sur soi.

L’index est le doigt de l’affirmation (au sein d’un groupe), tandis que le majeur représente la créativité (en dehors de la dimension sexuelle).

Ainsi, Cahuzac coince inconsciemment son « Moi » entre l’affirmation de « soi » et sa « créativité » ! C’est-à-dire que l’épreuve qui le touche personnellement doit être mise sur la place publique, mais avec toute la créativité nécessaire à un mensonge de haut vol.

 

Etonnant non ?

 

Cahuzac

Oser être Soi !

Dans une démarche d’accompagnement dans le changement, l’objectif annoncé peut être effectivement un désir de changement de vie (personnelle ou professionnelle). Cependant, la demande peut sous-tendre un objectif n°2 (META) qui sera également très intéressant à travailler : l’affirmation de Soi.

 

Un des comportements qui vous différencie des autres, c’est votre capacité à mettre en avant ce que vous pensez, ce que vous souhaitez, ce que vous préférez. Ce choix qui vous appartient de ne pas être d’accord, de ne pas vouloir participer à une activité et de le dire avec respect envers le ou les interlocuteurs.

 

L’affirmation de Soi vous permet de ne plus subir les événements mais d’en être pleinement acteur, qu’ils soient négatifs mais également positifs. Les autres vous verront ainsi comme une personne assurée, qui a confiance en elle et votre comportement non verbal, vos attitudes, vos gestes s’en trouveront naturellement modifiés et conforteront cette nouvelle image forte.

 

L’affirmation de Soi vous permet de faire le tri dans vos connaissances, vos amis, vos collègues. Resteront fidèles ceux qui vous trouveront resplendissant(e) dans ce costume que vous ne portiez que trop rarement, fin prêt(e) à vous assumer.

 

Nous éprouvons tous la nécessité de créer des rituels, des événements qui sont récurrents et qui nous donnent l’impression (à tort ou à raison) que nous partageons les mêmes valeurs, que nous appartenons au même groupe (social, familial, professionnel…). Ces rituels nous stabilisent, nous rassurent lors de phases de changement parce qu’ils fabriquent de nouveaux repères. Mais ces repères peuvent ne pas être si bénéfiques que cela et se montrer contre productifs…

 

Prenons un exemple : vous venez de changer de poste et vous avez pris connaissance avec votre nouvelle équipe depuis quelques jours. Invariablement tous les jours à 10h, certains collègues vous invitent pour les rejoindre à la machine à café. Cette pause devient quotidienne, avec les mêmes personnes, à la même heure à évoquer les mêmes sujets de conversation.

Posez-vous la question de savoir si cela vous apporte réellement quelque chose ? Si tel n’est pas le cas et si vous ne rompez pas avec ce rituel « imposé », alors vous allez finir par vous fondre dans la masse, dans cet ensemble atone et oublier votre personnalité.

 

Prenons un autre exemple assez parlant, celui d’une personne qui vous salue par un diminutif ou par un surnom : « salut maman ! (c’est un collègue...) », « salut la boule ! », « salut papy ! » etc…

Un diminutif est « un procédé de dérivation lexicale qui ajoute à un mot l’idée de petitesse ou de fragilité » (source : Wikipédia). Sous couvert de familiarité amicale, ce rituel peut s’avérer à la longue handicapant et entamer votre propre estime, comme un travail de sape et ouvrir les portes à des relations toxiques…

 

Il est temps de rompre avec ces habitudes et de gagner en assertivité.

Vous n’avez pas à vous sentir obligé(e) de quoi que ce soit dont vous n’avez pas envie.

Le principe est assez simple et il est nécessaire de procéder « à petits pas » : si le rituel vous est bénéfique, alors conservez-le mais pas de façon systématique.

En revanche, si le rituel ne vous apporte rien ou une émotion/ressenti négatif, mettez-y un terme parce que vous valez bien mieux que de perdre votre temps et vous deviendrez un moteur pour les autres (ne soyez pas dupe, vous n’êtes pas la seule personne à ne pas vouloir mais vous serez une des rare à le dire).

 

Pour aller plus loin : http://www.redpsy.com/infopsy/affirmation1.html

 

Confiance en soi

 

Les 3 regards...

Après les 3 fiches sur les Figures d’Autorité, qui rappelaient les bases des 3 types de comportements adaptatifs, il est important de revenir au moment où nous faisons la connaissance d’une personne.

Inconsciemment, dès 1/10ème seconde, vous vous êtes déjà fait une opinion de la personne « selon des critères d’attractivité, d’amabilité, de fiabilité, de compétence et d’agressivité. Après 5/10ème seconde, l’impression ne sera plus augmentée (réf. Willis & Todorov, 2006) ». Passé ce délai et la prise de conscience qui en résulte, il est temps d’affiner notre perception en posant 3 types de regards différents :

- la Statue,

- l’Attitude Intérieure,

- les Micro mouvements.

 

En premier lieu, observer la Statue c’est porter son regard sur l’être (la personne) en pieds. La statue exprime les sentiments parce qu’elle est le témoin de notre histoire.

Une personne qui a été élevée dans un environnement favorable, qui a été valorisée par ses parents, par son entourage, n’aura aucun problème avec son ego (a priori). Sa posture sera donc plutôt droite et sans tension musculaire.

En revanche, une autre qui a été brimée, violentée et dévalorisée aura une posture avachie, les épaules plutôt vers l’avant et des traits crispés visibles sur son visage.

 

Ce phénomène s’explique par la différence entre les muscles lisses et les muscles striés. Ces derniers réagissent très rapidement et les muscles lisses beaucoup plus lentement, quelques 400 fois plus lentement (réf. L’excitabilité en fonction du temps, Louis LAPICQUE). Si une pensée se déroule de manière répétitive et que l’acte qui devait en résulter est inhibé, le tonus musculaire (stress) se maintient (contraction) et peut persister dans le temps (réf. Initiation à la Synergologie – 09/2006).

 

Cela s’explique aussi par la mémoire cellulaire : http://www.axe-sens.org/quest-ce-que-la-memoire-cellulaire.html et encore http://myriam-brousse.fr

 

Le 2ème regard est celui de l’Attitude Intérieure qui traduit les émotions lisibles sur les différents segments du corps. Cela inclut également les articulations qui peuvent être souples ou rigides, traduisant l’existence/l’absence d’un stress. Nous pouvons observer une jambe qui tressaute, une jambe passée sur l’autre, des chevilles qui s’entre mêlent… le corps participe-t-il à la relation ? Se projette-t-il vers l’avant ou se retire-t-il ? Est-il actif en faisant des gestes ?

 

Juste un aparté pour bien faire la différence entre le sentiment et l’émotion : selon le site Redpsy.com, « l'émotion réfère à une réaction intérieure vive caractérisée par l'intensité. Elle est ponctuelle alors que le sentiment est plus durable. Elle s'accompagne de réactions physiques plus ou moins nombreuses et fortes comme dans le cas de la peine, de la colère, de la rage. L'émotion surgit et parfois envahit, contrairement au sentiment qui s'installe plus discrètement, même s'il est important ».

 

Enfin, nous serons particulièrement attentifs aux Micro Mouvements qui traduisent nos pulsions. Nous sommes dans la finesse. Ce sont les doigts qui caressent/gratouillent une partie du visage (quelle partie ? A droite ou à gauche ?). C’est une épaule qui s’élève rapidement à la manière de notre ancien Président, des mains qui se joignent ou encore les sourcils qui s’élèvent pour mettre à distance ou pour appuyer un propos, des lèvres pincées, etc…

 

Ainsi, chaque fois que je fais la connaissance d’une nouvelle personne, je la passe à mon scanner des 3 regards synergologiques. Ainsi, je peux adapter ma communication en conséquence et faire qu’elle soit la plus authentique possible.

 

Le regard

Qu'est ce que le Syntonique ?

Les bases du profil Syntonique :

 

Voici la 3ème et dernière figure d’autorité : le Syntonique.

 

"Béni-oui-oui", il est un vil flatteur, un opportuniste qui n’aime pas se dévoiler afin d’éviter tout conflit. 

Valorisez le en sollicitant son avis qui devra être construit et argumenté, parce que même s’il ne le met pas en avant, le syntonique est (normalement) pourvu d’un sens critique.

 

J’en profite pour remercier vivement Marie-Noëlle et Martine dont les travaux m’ont été précieux pour enrichir ces 3 fiches.

 

Je suis également à la recherche d’un rapport qui aurait été réalisé sur la dimension socio affective… s’il existe, je suis preneur.

 

Enfin, je vous souhaite une très bonne année 2016, que vos projets aboutissent et soyez Assertifs, Réflexifs et Empathiques !

 

Le syntonique

Comment reconnaître un VIGILANT ?

Après le Conquérant, voici l’infographie qui trace les bases de la 2nde figure d’autorité : le Vigilant.

 

Vous y trouverez ses peurs possibles, comment le repérer dans un groupe de personnes grâce à son attitude corporelle ainsi que les stratégies à adopter pour le faire sortir de son antre psychologique.

 

J’apporte une précision supplémentaire… dans un cadre professionnel ou privé, dès lors que le groupe est constitué de plus de (disons) 8 personnes, toute tentative de faire s’exprimer un Vigilant peut s’avérer complexe. Non pas qu’il soit timide ou spécialement réservé, mais autant de personnes présentes peut être une source de stress, notamment si elles n’appartiennent pas à la même catégorie socio professionnelle, n’ont pas les mêmes valeurs et exigences (en termes d’éducation, de santé, de curiosité…).

 

Si vous avez un « ours » dans votre entourage, observez-le et essayez de le brancher en aparté sur un sujet qu’il aime, ça devrait aller.

 

Le Vigilant

Comment identifier nos stratégies comportementales ?

Les figures d’autorité sont le reflet des différentes stratégies comportementales que nous adoptons lorsque nous sommes en situation d’échange. Ce sont des stratégies de défense qui ont une ou plusieurs peurs comme point de départ. Elles font échos à nos peurs « primales » qui vont de pairs avec nos besoins non nourris (cf mon article précédent).

Par exemple : une personne est reconnue pour la qualité de son travail, sa hiérarchie le récompense par l’octroi d’une promotion, d’une prime…

En l’absence de reconnaissance, de besoin nourri, le manque va déclencher une peur qui sera décompensée par un comportement adaptatif : une figure d’autorité.

Il y a 9 peurs « primales » (www.enneagramme.com) et 3 figures d’autorités qui sont : le Conquérant, le Syntonique et le Vigilant.

Apprendre à les reconnaître, à les identifier, permet de rassurer l’autre et de le ramener dans un espace plus authentique, propice à une relation où chacun trouve son compte. Cela est vrai dans le cercle privé comme professionnel en gestion de conflit par exemple.

Cette faculté à reconnaître ces attitudes comportementales, vous les touchez déjà du doigt de façon inconsciente. Gardez à l’esprit cette information : « il suffit de 100ms (1/10ème de seconde) pour se faire une opinion assez valide de quelqu’un, à partir d’une photo de son visage, et cela sur les critères d’attractivité, d’amabilité, de fiabilité, de compétence et d’agressivité, et la validité de l’impression ne sera plus augmentée après 500ms (Willis & Todorov, 2006 – Philippe Gouillou, lettre 66 Neuromonaco). »

Voici une fiche qui reprend les items de base du Conquérant. Pour vous entraîner, amusez-vous à trouver dans votre environnement une personne qui aime se mettre en avant, qui n’écoute pas beaucoup ce que vous lui racontez et qui « se la péte » et décryptez le !

Le temps de vous approprier tout ça et vous aurez la 2nde fiche.

Comme je vous l’avais annoncé, je vous remercie de prendre le temps de lire mes articles sur ce site. La fréquentation est en augmentation très significative (+324%), de même que le nombre de pages vues (+265%). En 2014, vous consultiez 1 page en moyenne lors de votre session, en 2015 vous avez consulté 2 pages en moyenne.

Mais qui sont mes visiteurs ? Français pour 41%, USA pour 16% (NY, Californie, Texas, Illinois…), mes amis Quebecois pour 11%, puis la Chine, le Japon, la Russie, l’Allemagne, la Belgique et la Suisse !

Je vous souhaite de passer de très bonnes fêtes de fin d’année !

 

Leconquerant

 

Quel comportement adoptez-vous face à l'autre ?

La Synergologie puise toute sa force dans la reconnaissance des figures d’autorité, des différentes stratégies comportementales de communication.

La base de la Synergologie est de rendre la communication la plus authentique possible afin d’écarter tout risque de non-dits et de mauvaises interprétations.

Ainsi, la relation est saine, la reconnaissance est mutuelle, l’écoute réelle et l’engagement est également mutuel.

 

Cependant, la situation peut être bien différente dans un environnement professionnel, dans une relation de couple, amicale et d’autres encore…

Par exemple, dans un contexte professionnel dont l’objectif est de renouer le dialogue social, suite à une nouvelle stratégie d’entreprise à laquelle les salariés opposent quelques réticences. Tout l’intérêt ici est d’accompagner le changement et de faire comprendre aux salariés le bienfondé de cette nouvelle direction d’entreprise.

 

Mais comment la Synergologie y trouve sa place ?

 

Tout d’abord, il faut savoir qu’à la source de tout comportement sont les besoins !

 

Et l’absence de besoin(s) satisfait(s) remet en cause l’équilibre du système. Ces besoins sont, peuvent être, biens différents selon les personnes. Besoin de reconnaissance, de valorisation, de possession matérielle, d’affection… ces besoins vont de pairs avec leurs peurs associées : peur de reconnaître ses propres besoins, peur de montrer ses émotions, peur du vide intérieur, de la banalité, du conflit, de la non appartenance à un groupe…

 

Si ce ou ces besoins ne sont pas nourris, alors la personne va se focaliser sur ce manque et va rechercher à le combler. Elle ne sera plus en capacité de se concentrer sur autre chose, ni de se projeter de peur d’avoir plus encore à perdre.

Il est donc nécessaire de rassurer cette personne ! Encore faut-il trouver le bon moment, les bons mots et surtout, développer un cadre de confiance et c’est là où la Synergologie apporte ses outils.

En plus des besoins non nourris et de la peur originelle, c’est également la confiance/méfiance qui va entraîner une adaptation de notre comportement.

Ainsi naissent les stratégies comportementales de communication. La personne peut se sentir supérieure à l’autre, inférieure à l’autre ou encore préférer se situer en retrait afin d’analyser.

 

Adopter une de ces 3 stratégies, c’est céder à une communication opaque, aux comportements joués où la relation prime sur l’information.

 

Pour rétablir un cadre authentique, le questionnement va jouer un rôle majeur et va faire verbaliser les peurs et les besoins de la personne. Il est alors primordial de prêter une attention particulière à certains items comme la position du buste lorsque la personne est assise, son état de présence et d’attention, les 3 axes de tête (latéral, sagittal, rotatif), si la personne est dans le contrôle ou la spontanéité, la tonicité du corps, l’amplitude des gestes dans l’espace, le mouvement des sourcils ou encore le clignement des paupières…

Une relation authentique est saine et nourrie les besoins et permet de se projeter et d’être rassuré.

Le synergologue apporte son expertise pour la reconnaissance des figures d’autorité, pour la reconnaissance des items non-verbaux mais également pour le questionnement.

 

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Pour en finir avec l'hébergeur de Saint Denis !

Comment le témoignage d’une personne, dont personne ne connaît le pédigrée au départ, peut-il susciter autant de moquerie sur les réseaux sociaux ?

Au départ, il ne s’agit ni plus ni moins du témoignage de celui qui est censé être le propriétaire de l’appartement, dans lequel s’étaient réfugiés les terroristes. Mais ces quelques secondes de justification du personnage ont eu raison de lui… pourquoi ? Pour quelles raisons ? Au-delà des arguments verbaux, qui auraient pu s’entendre indépendamment du comportement, c’est bel et bien son attitude non verbale qui a scellée son sort dans l’opinion publique.

Voici le lien vers la vidéo : http://www.tuxboard.com/hebergeur-saint-denis-terroristes/

27 sec. – c’est avec un air de défiance que le propriétaire semble prendre les choses. Son torse est bombé, le menton est haut pour toiser, regarder de haut et en biais. Drôle d’attitude pour celui dont l’appartement est actuellement pris d’assaut par la police. Ne devrait-il pas être inquiet ? Voire apeuré ?

Votre œil, même néophyte, a capté immédiatement cette attitude désinvolte qui ne cadre pas avec l’horreur des évènements. C’est une attitude arrogante que vous retrouvez systématiquement chez tous les petits délinquants de cités. Même pris la main dans le sac, ils adoptent cette attitude typique et nieront en bloc. D’autres yeux pourront y voir de l’étonnement de se retrouver dans cette situation.

29 sec. – Il répond au journaliste mais son regard n’est pas dirigé vers son interlocuteur. Il conserve son ton nonchalant, distancié.

30 sec. – Une fois qu’il a répondu, sa bouche se ferme pour ne pas en dire plus qu’il n’en faut… pas très bavard.

32 sec. – Le journaliste : « c’est-à-dire ? » L’hébergeur prend un air étonné, mêlé d’agacement (sourcils levés pour une mise à distance).

37 sec. – Haussement d’épaules, très enfantin. C’est ce qui trahit sa pensée. Voyez vos enfants qui ont faits une bêtise et que vous surprenez… ils adopteront la même attitude.

38 sec. – « Je n’étais pas au courant (…) » dit-il le visage franchement tourné vers l’arrière, à gauche. Cette direction (arrière-gauche) traduit un désir de fuite. Pour sûr il n’était pas au courant, mais il s’en doutait a minima… mais il est authentique.

39 sec. – Une belle langue de vipère avec un splendide axe sagital supérieur + axe rotatif gauche + axe latéral droit qui illustrent sa vigilance teintée d’un sentiment de supériorité affirmé. Ce sont bien les Institutions qu’il défie du regard comme ça.

43 sec. – A nouveau ce regard en fuite auquel s’ajoutent les coins extérieurs de la bouche qui remontent, ce qui traduit une désinvolture méprisante.

44 sec. – Le journaliste relance avec une question, l’hébergeur daigne alors reprendre le contact visuel et semble vouloir dire avec étonnement : « Quoi ? Qui me parle ? »

50 sec. – Le regard de l’hébergeur est droit devant lui, dirigé vers le journaliste qui le questionne. Lorsque l’hébergeur répond, son regard et son visage viennent accrocher la caméra pour prendre le Monde à témoin : « croyez-moi » veut-il dire avec cette attitude si puérile, les épaules se lèvent à nouveau pour appuyer son mensonge.

Sur les 8 secondes suivantes, je compte 7 soulèvements d’épaules effectués pour appuyer son propos. Je compte également 5 clignements dissymétriques des paupières, qui ne se produisent majoritairement dans un contexte négatif.

59 sec. – « Non, je ne savais pas » fit-il en débutant le mouvement en axe rotatif gauche, puis la bouche se ferme.

1 min. 6 sec. – « Non, je ne les connais pas », toujours en axe rotatif gauche (« faux non »).

Voici donc en 39 secondes, une stratégie comportementale puérile, construite sur la défiance à l’encontre des Institutions, de ce qui représente l’ordre, et qui malheureusement est le creuset des terroristes.

Ces personnes sont du pain béni en mal de valeurs et de reconnaissance.

Mais ne croyez surtout pas que l’hébergeur n’a pas conscience ni de ses actes, ni de la portée des évènements, il n’en a tout simplement pas cure… l’hébergeur est authentique dans son témoignage, il est certainement étonné de se retrouvé au premier plan mais il est certain qu’il savait que ces squatteurs étaient des criminels.

Voici un lien pour le pédigrée de l'hébergeur : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/11/22/01016-20151122ARTFIG00193-jawad-bendaoud-le-malfrat-qui-logeait-des-terroristes.php

Pour faire un parallèle, un rappel concernant cette stratégie comportementale délétère, je vous remets le lien vers un de mes précédents articles : http://www.ds2c.fr/blog/nous-avons-tous-besoin-de-moments-de-solitude.html

Enfin, je tiens à remercier Elodie Mielczareck qui a également effectué une analyse sur cette même vidéo (www.leblogdela semio.com).

Courant décembre je ferai un point sur les statistiques de fréquentation du site, avec le nombre de pages vues, les pays qui s’y intéressent ainsi que la durée moyenne d’une connexion par page.

D’ores et déjà, je tiens à vous remercier parce que vous êtes toujours plus nombreux !

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Attentats à Paris : 13-14 novembre 2015

Obama attentats paris

Interview d’Obama : https://www.youtube.com/watch?v=cT3Ms1t6HNU

 

Tout d’abord, mes plus chaleureuses pensées vont vers les familles des victimes de ces attentats que je ne qualifierai pas.

L’objet de cette rapide infographie est de montrer que Barack Obama, malgré les évènements qui le touche, qui l’affecte, doit garder une posture digne d’un Chef d’Etat.

Son message verbal et non verbal sera repris par la planète entière, il se doit de montrer de la fermeté.

Ainsi, son visage se fait le vecteur de ce double message : « je suis affecté (mais je ne le montre pas), je me montre ferme (et je le dis) ».

 

Les signes du trouble de Barack Obama sont décelables par le nombre de clignements de paupières : 42 en une minute (126 clignements en 2 minutes 58 sec.), c’est près de 3 fois plus que la normale (15 par minute). L’émotion est donc bien présente.

Vous pouvez également observer l’œil droit plus petit que le gauche, ce qui traduit un stress négatif lié à la situation.

Le sillon nasogénien gauche est plus marqué que le droit, ce qui traduit l’émotion que lui inspire la situation.

Enfin, le coin extérieur gauche de sa bouche est descendant, traduisant ainsi sa tristesse qu’il doit « masquer ».

Cependant, son épaule droite est contractée et plus haute que la gauche, Barack Obama doit assumer son rôle de Chef d’Etat et afficher un contrôle qui se veut rassurant.

Quand l'authenticité nous bouleverse !

Lien vers la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=joKHG9FdeY4

Emma Murphy décide de témoigner face caméra de son calvaire. Celui d’une jeune femme qui subit la violence quotidienne de son mari, qui petit à petit à installer une relation sous emprise, de la manipulation psychologique et des conséquences directes et visibles sur son visage.

La jeune femme a donc fait le choix de réagir en quittant cet homme violent. C’est un pas énorme qu’elle a initié par elle-même, après avoir pris conscience du danger que représente la situation pour elle, mais aussi pour ses enfants.

Quels sont les items marquants de son authenticité ?

La tristesse transpire évidemment sur toute la longueur de la séquence. Elle se traduit dès la 30ème seconde par les bords extérieurs droit et gauche de la bouche qui sont descendants. Ses paupières se ferment plus longuement que la normale (33 sec.) lorsqu’elle dit « devoir le faire pour sensibiliser les femmes ». Ce sont les prémices à la venue des larmes qu’elle va tenter de faire refluer pour rester digne.

Ensuite, elle évoque ses 2 enfants en créant un lien cognitif avec nous. Elle nous regarde avec son œil gauche, l’hémi visage gauche tourné vers nous (37 sec.). Ses paupières sont maintenant très gonflées, ses yeux rougis (entre 38 et 45 sec.) et son sourire évoque son malaise, la honte de devoir s’exposer ainsi, si fragile et si faible. Ce sourire social est là pour compenser l’émotion qui la submerge.

Puis, son hémi visage droit se contracte, s’affaisse : « c’était l’amour de ma vie. Nous avions des hauts et des bas ». Elle va mettre en place une boucle de réactions physique de défense, qui a pour objectif de retarder le flot de larmes. Ce serait le bout du bout de devoir lâcher prise ici, devant la caméra. Voici la boucle : le regard s’élève très haut puis son visage se fend d’un sourire de façade (49 sec, 56 sec et 59 sec.).

La seconde manifestation de sa grande tristesse/détresse est les clignements dissymétriques des paupières (58sec, 59sec, 1min 01, 1min 05, 1min 13, 1min 15, 1min 22 et 1min 26). La 1ère larme surgit côté droit (1min 03) sur « malheureusement, l’année dernière » et c’est sa main droite qui vient l’essuyer. Ce geste est très important car effectué avec la main droite, il signifie qu’elle ne se sent pas responsable de la situation. Quand on connaît le contexte, il serait déplacé de dire que c’est cohérent.

Tout aussi intéressant à 1min 23 : « avec le stress, j’ai accouché prématurément » et en disant cela, elle essuie une larme qui coule sur sa joue gauche mais avec son pouce droit. C’est une stratégie inconsciente de protection face à l’agression extérieure, c’est un arc réflexe. A 1min 42, elle effectue le même geste mais inversement, lorsqu’elle évoque qu’« il l’a refait le week end de la fête des pères ».

Pour encaisser, elle a besoin de quelques secondes, seule dans sa bulle (1min 58), son regard part en passé émotionnel (dirigé vers le bas) et son visage s’abaisse simultanément.

Elle établit à nouveau un lien cognitif avec nous (3min 03), son hémi visage gauche dirigé vers nous : « je réalise aujourd’hui qu’un homme n’a pas le droit de lever la main sur sa femme (…) et être forcé de considérer ça comme acceptable, c’est encore pire ». Elle souhaite nous interpeller sur cette évidence qui ne l’est, malheureusement, pas pour tous (!) et nous faire partager son émotion.

Le mépris apparaît (extérieurs droit et gauche de la bouche descendants) après un geste de la main droite (micro démangeaison sur le cou) qui signifie qu’elle ne souhaite pas évoquer la torture mentale qu’elle subit.

Bien au-dessus de la tristesse, du mépris et du dépit, c’est l’humiliation qui provoque le plus de neuro réactions du cerveau (http://neuromonaco.com/lettres/lettre116.htm#humiliation). Nos neurones miroirs décryptent inconsciemment toutes ces manifestations non verbales et plus que de l’empathie, c’est bien de la sympathie que cela génère en retour. Le message est bien passé.

 

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La position assise est-elle intéressante en com' non verbale ?

                                                                                                      Position assise neutre

                                                                                                      

  

« On considère qu’il faut en moyenne, chez les humains, un peu moins de 100ms pour qu’une perception soit intégrée par le cerveau, encore 100 à 200ms pour qu’une réaction se mettre en place et, au total, on compte jusqu’à 500ms pour que l’information arrive à la conscience. En d’autres termes : notre cerveau est en retard d’un dixième de seconde sur l’environnement et notre conscience est à la traîne… d’une demi-seconde… » (http://neuromonaco.com/lettres/lettre58.htm)

 

Selon le site « science étonnante », vous avez l’impression de prendre une décision à un moment T alors que votre cerveau a déjà pris la décision depuis presque ½ seconde (expérience réalisée avec des IRM).Pour enfoncer le clou, une expérience de 2011 réalisée avec des électrodes implantées dans le cerveau montre qu’on peut prédire le choix de la personne testée « avec une acuité de 80%, et ce 700 ms avant la décision consciente. » (https://sciencetonnante.wordpress.com/2012/03/05/le-libre-arbitre-existe-t-il/)

 

L’idée se trouve dans le corps avant de devenir un concept. Lorsqu’une personne vous dit : « j’ai froid, touche mes mains, » ses mains sont déjà froides depuis longtemps avant que son cerveau n’en ait pris conscience et l’ait verbalisé.

 

C’est une information primordiale parce que lorsque vous connaissez et savez décrypter les 9 positions assises d’une personne, vous avez ce pouvoir qu’est celui de l’anticipation.

A chaque position assise correspond un état d’esprit spécifique et donc une stratégie de communication différente. A chaque changement de position assise, il y a modification de l’état d’esprit.

 

Grâce à ce court laps de temps, vous pouvez le mettre à profit pour vous adapter et modifier votre argumentaire, votre questionnement de façon à ce que la personne aille peu à peu « là où vous le souhaitez. »

Par ailleurs, il est important de savoir que d’un point de vue Systémique, la personne, de par sa position assise, influence la couleur du débat. Son attitude est également fonction de vous. Si elle vous connaît ? Si elle vous respecte en tant que professionnel ou/et en tant que personne ? Si vous craint ou si elle se sent supérieure à vous ? Inconsciemment, elle va adapter son attitude en fonction de ce que vous représentez pour elle.

 

Adapter son argumentaire et son questionnement va donc permettre de modifier cette couleur, cette ambiance, afin de la rendre plus authentique (assertive, réflexive, empathique) et en limiter les non-dits.

 

Prenons l’exemple d’un journaliste bien connu – Patrick Cohen pour le citer - qui a une chronique dans une émission de télé française. Mon but n’est pas de le critiquer, simplement d’illustrer mon propos. Dans les vidéos ci-dessous, attachez-vous à observer son buste alors qu’il échange avec son vis-à-vis. Suivant la personne avec laquelle il échange et ce qu’elle représente pour lui, sa position de buste diffère.

 

Jetez plutôt un œil :

https://www.youtube.com/watch?v=ey0tkk6lPs0

https://www.youtube.com/watch?v=DZtaF4iZ6TI

https://www.youtube.com/watch?v=wzEOAbJ4vuo

https://www.youtube.com/watch?v=KMeTMpujBu8

https://www.youtube.com/watch?v=8dGDdXlNFiY

 

Regardez où se situe son buste (son ego) par rapport à l’interviewé.

- Face à Marine LePen, Patrick Cohen (qui ne l’aime pas vraiment) crée un climat agressif, avec une argumentation âpre, son buste est dirigé vers l’avant à droite.

- Face à Jean-Jacques Bourdin, qu’il connaît bien et pour lequel il a une certaine estime/respect, PC a son buste en avant mais ni penché vers la droite, ni vers la gauche. Son buste est dirigé droit devant avec la simple envie d’échanger. Il n’y a pas ce climat agressif précédemment observé.

- Face à Michel Onfray, même attitude bien que là, la dimension et le charisme d’Onfray met PC sur la défensive (différents items non verbaux observés mais non développés ici).

- Face à Zemmour, l’équation est plus complexe parce qu’en plus d’une certaine inimitié, Zemmour a du répondant et il est plus agressif, tant sur la forme que sur le fond. Ainsi, le buste de PC est en avant mais sur sa gauche qui traduit une certaine « lâcheté » à ne pas vouloir débattre frontalement.

- Enfin, face à Frédéric Lopez et Taddéï, il y a une envie de fuir l’échange avec son buste en arrière et sur sa gauche.

 

A chaque image que nous renvoie notre interlocuteur, notre comportement non verbal adopte une stratégie spécifique (et vice versa).

Modifier notre position assise influe sur notre image et la perception inconsciente qu’en aura notre interlocuteur, ainsi sa propre posture en sera modifiée.

Modifier notre argumentaire en fonction de la posture de notre interlocuteur nous permettra d’être plus précis et d’éclaircir certains points qui auraient pu passer inaperçu.

 

                                                                    Les positions assises et leur interpretation

 

Mais pourquoi est-il si MECHANT ???

Freud a démontré que le manque d’amour, de contacts sociaux prédisposent à l’agression et la facilitent. A contrario, une éducation permissive engendre des névropathes à l’âge adulte suite à une intégration sociale rendue compliquée. Comment l’enfant qui n’a jamais eu de limite imposée par ses parents, peut-il trouver sa place face à d’autres enfants moins indulgents ? (Konrad Lorenz « l’agression »)

Nous ne sommes pas EGAUX et nous n’avons pas la même chance de devenir des citoyens IDEAUX.

L’ « agression » (avec ses différents curseurs) est un moyen naturel qui permet de rétablir les équilibres dans un groupe (de même espèce ou non). Physiologiquement, lorsqu’un comportement instinctif n’est pas assouvi/comblé/contenté/rassasié pendant une période significative, le seuil de stimuli qui le déclenche s’abaisse. Ce qui veut dire que le corps se trouve à l’affût d’un moindre signe pouvant donner l’espoir que cet instinct puisse être ENFIN assouvi (un peu comme le principe d’homéostasie). L’organisme est donc prédisposé à réagir et le fait de ne pouvoir « décompenser » face à cette frustration provoque de l’agitation et, comme un drogué en état de manque, le pousse à vouloir rechercher ce stimuli qui déclenchera la réaction libératrice (« conduite d’appétence » selon W. Craig).

L’agression intra espèce en fait partie, tout comme les abus sexuels, la drogue, la cigarette, l’alcool mais aussi la mélancolie, le manque affectif, la solitude, la violence familiale, la violence verbale… Tous ces comportements instinctifs ont un unique point commun : la FRUSTRATION.

En temps normal, il est d’usage de se libérer de ces pulsions par une quelconque activité : sportive, physique, intellectuelle, religieuse. Mais tout le monde ne dispose ni des moyens, ni des personnes, ni des situations qui permettent cette décompensation. C’est là, dans ce puit sombre et fantasmatique que s’entassent les strates nauséabondes de la frustration.

Konrad Lorenz précise que cet abaissement du seuil de perception de stimulus (du comportement instinctif non assouvi) est au plus bas lorsque la personne se trouve confiné dans un endroit avec d’autres personnes, en particulier des personnes qu’elle connaît. A fortiori, c’est aussi le cas avec son conjoint. Ces fameuses petites manies que l’on trouve « so cute » au départ d’une relation et tellement détestables après quelques années de vie commune. Cette façon particulière de rigoler, de se moucher, de se gratter la narine, les tics de langage (« petits », « j’ai envie de te dire »…).

Les prémices sont facilement et rapidement identifiables sur le corps grâce au langage non verbal, parce que le corps exprime nos pensées avant que notre cerveau en ait conscience. Cela passe par des micro démangeaisons, des micro expressions, des micro tractions (veste, manche), une façon de marcher, de serrer les mains, de regarder, de cligner ou non des yeux ou encore de se mordiller les lèvres ou les joues.

Apprendre quelques clés du langage non verbal permet de s’accorder un temps précieux d’anticipation qui fait la différence dans toutes les situations. Ainsi, c’est pouvoir répondre avec justesse à cette pré agression et éviter ainsi ce que Tinbergen appelle : « redirected activity », c’est-à-dire casser une table, se battre, casser une vitre, hurler, invectiver, se droguer, boire… Konrad Lorenz dit qu’une personne non raisonnable tuera plutôt son ami. Avant d’en arriver à une telle extrémité, bien trop fréquente (mass murder aux US, jeune fille de 17 ans poignardée à mort par son ex petit ami en France et j’en passe), il est vivement conseiller de communiquer, de META communiquer afin d’identifier les points de tension et y trouver une solution acceptable pour chacune des parties.

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Qui est Yanis Varoufakis ?

Voici le lien vers la vidéo : http://info.arte.tv/fr/grece-qui-est-yanis-varoufakis

Mais qui est Yanis Varoufakis ?

YF apparaît comme un personnage politique "à part", avec un comportement individuel dont nous n'avons pas l'habitude de voir. Il est intéressant de savoir s'il s'agit d'un personnage de composition ou s'il est véritablement lui-même dans ce comportement ?

Analyse technique du langage non verbal

40 sec : démarche épaule gauche plus haute que la droite, c’est dans sa statue, on va le revoir tout au long de la séquence vidéo.

1’56 min : sampaku sur l’œil gauche, les interviews liées à l’actualité s’enchaînent avec autant de stress. A gauche plutôt qu’à droite parce qu’il est aujourd’hui dans la lumière et que ce n’est pas un exercice aisé pour lui. Ceci est confirmé par la main gauche qui est souvent caché dans sa poche de pantalon.

L’hémi visage gauche est plus figé que le droit, c’est cohérent avec mes propos précédents.

3’28 min : main gauche dans la poche !

3’35 min : main droite qui relève sa manche de veste gauche avec un rictus sur le coin droit de la bouche qui évoque un mépris mais plus dans le sens : « je me fiche de ce que vous pouvez dire, je ferais ce que je veux… ». Egalement les mains en position de couteaux fermés ascendants qui indiquent un retour sur soi mêlée à une position qu’il veut dominante.

3’52 min : boucle secondaire en V ascendante « je suis l’autorité, celui qui sait » et on observe une certaine tension dans les lèvres.

4’19 min : sourire de circonstance, très satisfait de lui…

4’21 min : petit regard sur sa gauche pour vérifier l’effet obtenu…

4’30 min : les 2 protagonistes se lèvent et Varoufakis remet sa main gauche dans sa poche de pantalon. Ne jamais se dévoiler personnellement, c’est un jeu d’image sociale qu’il joue.

4’34 min : le président de l’eurogroupe parle à Varoufakis, a-t-il des propos positifs ou négatifs ? eh bien négatifs à mon sens, à cause du hochement de tête du président de l’eurogroupe vers la droite.

4’36 min : hochement de tête « miroir » qui traduit un sentiment de vexation, genre « si tu le prends comme ça, tant pis pour toi ».

4’52 min : position du buste sur la chaise en arrière, sur sa droite, agressivité latente, il analyse pour rebondir.

6’14 min : sa main gauche tracte encore une fois la manche droite pour se redonner la consistance d’un responsable dominant.

7’30 min : focus sur la main droite qui tient la tasse : poing fermé avec un léger retrait de la tête quand son vis-à-vis lui dit « je t’explique »…

7’32 min : la main se décrispe…

7’36 min : micro attitude sur le visage, au niveau de la base du nez (N1P1P2) : « j’aimerais comprendre » semble-t-il se dire. Se sent-il dépassé ?

De plus, il ouvre ses yeux main droite ce qui confirme le N1P1P2.

7’53 min : BP8

7’58 min : avant de serrer la main des syndicalistes, main gauche encore et toujours dans la poche.

C’est aussi de la réserve, ne pas se mettre personnellement en avant, juste sa fonction.

13’16 min : après sa réunion avec Michel Sapin, mâchoire crispée qui traduit l’énervement, confirmé par le coin extérieur gauche de la bouche ascendant qui traduit son dépit. La réunion n’a mené à rien.

14’14 min : là j’adore ! Le geste caresse à sa femme dans la cambrure des reins est d’une sensualité… elle reflète la complicité avec son épouse et noter que c’est au nez et à la barbe de leurs vis-à-vis.

17’34 min : interview à la télé allemande. Jambe gauche sur jambe droite pour se protéger car il sent le coup bas arriver… il n’a pas confiance et son coin extérieur droit ascendant de sa bouche vient confirmer tout le mépris qu’il a pour les politiciens allemands, à l’origine des maux grecs.

18’05 min : froncement de sourcils, mépris, la colère arrive.

Fin de l'analyse technique

 

Constat : y a-t-il un décalage entre les émotions/comportements qu'il exprime et ce qu'il est intrinséquement ?

Pour ma part, je pense que Varoufakis est dans un état spectaculaire, il fait le show, à cause de cette réserve qui l’habite (main gauche cachée dans la poche du pantalon). Il n’est pas présent dans la relation, il fait le jeu social et politique nécessaire à sa fonction.

Le moment clé est sans nul doute le moment qui suit l’échange avec le président de l’eurogroupe. Sa réaction est typique de son comportement social.

Comme il est dans la transgression, la rébellion, la franchise, la colère, je pense que sa compulsion est d’éviter toute marque de faiblesse d’où l’importance de ne pas se dévoiler. Ainsi, il évite de montrer tel qu’il est et personne ne peut avoir de prise sur lui.

Contexte

Pour la petite histoire, son père qui était chimiste et professeur d’université fut emprisonné et exilé sur une île pour y être « rééduquer ». C’est lui qui pousse son fils à suivre des études à Essex. Varoufakis évoque d’ailleurs dans la vidéo ce qu’il a ressenti lorsqu’un détenu lui a écrasé un jouet en fer blanc fabriqué exprès pour lui, alors qu’il était venu visiter son père.

Conclusion

Mais qui est Varoufakis ? Toute l’attitude de Varoufakis envers les autres, sa stratégie comportementale tend vers la critique (ce qui n'est pas foncièrement négatif) avec des ccès de rébellion. Sa façon de vouloir adopter une figure qui en impose dans sa gestuelle trahit un fort désir à se montrer sans faille. Il est ainsi un électron libre… (absence de cravate, moto, ne se plie pas au protocole, il travaille dans un bureau qui ne ressemble en rien à celui de ses prédécesseurs…).

A mon sens, Varoufakis est un vigilant, un esprit critique (en position basse), concentré (en position haute) avec des incursions de rébellion qui tient du syntonique, c’est selon le public qu’il a en face de lui. Il peut apparaître comme un électron libre, cependant il a une conscience aigüe du jeu politique et il a à coeur de mener à bien ses convictions, sans vouloir se dévoiler personnellement.
Varoufakis

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Meurtre de Bastien, 3 ans

Voici le lien vers la vidéo de l’interview de la mère de Bastien, mort après avoir été placé dans une machine à laver en fonctionnement durant 1heure. Sa mère est poursuivie par la Cour d’Assise de Melun pour complicité de meurtre.

 http://videos.leparisien.fr/video/meurtre-de-bastien-3-ans-le-temoignage-exclusif-de-la-mere-07-09-2015-x35dnzp

La vidéo dure un peu plus de 4 minutes, en extérieur, je n’ai pas d’indice visuel qui me porte à croire que l’image a été inversée par le réalisateur (ce qui fausserait une partie des items, notamment celui du regard).

Ma question qui est ma base d’analyse est : quel a été le rôle effectif de la mère ? A-t-elle eu un comportement actif ou passif face à l’horreur commise par son compagnon sur la personne de son fils ?

6 sec. : je remarque au préalable un hémi visage gauche plus contracté, plus tendu que le droit que je trouve pour le coup moins expressif. Pour rappel, l’hémi visage gauche renvoie à ce qui est de la sphère personnelle et le droit à ce qui est de la sphère extérieure.

Je remarque également que son épaule droite est plus haute que la gauche, ce qui traduit un désir de séduire la caméra (les jurés ?).

13 sec. : « je suis rentrée de l’école avec les 2 petits… » dit-elle avec le regard bien en face de la caméra alors qu’on pourrait s’attendre à un regard en Passé Emotionnel (dirigé vers le bas à gauche). On pourrait s’attendre également à ce que son visage soit plutôt baissé, alourdit qu’il serait par le poids de la tristesse… mais non.

20 sec. : elle a des propos retenus avec la bouche pincée, les lèvres vers l’intérieur. La mère sort une langue de « délectation » ou de « vipère »… ? elle en fera encore beaucoup d’autres au cours de l’interview. Vous remarquerez également qu’elle cligne très très peu des paupières, environs 10 par minutes alors que la moyenne (hors stress positif ou négatif) est de 20 clignements par minutes. En phase de stress, vous multipliez par 2,5 le nombre de clignements par minutes… elle en est très loin !

38 sec. : « il a pris le petit pour l’amener dans la salle de bain, je pensais que c’était pour lui faire prendre une douche. » Son regard est en Futur Cognitif… elle construit sa réponse alors qu’elle devrait se rappeler avec son regard dirigé en Passé Emotionnel. Ce n’est pas cohérent.

1’24 : sur le mot « aider » en référence à son statut de complice, la mère fait à nouveau une (ROBLO) langue de « délectation » ou de « vipère ».

1’30 : « j’ai tenté de sauver mon fils » dit-elle mais elle ferme tout de suite la bouche. C’est ce que nous faisons lorsque nous ne souhaitons pas en dire d’avantage de peur de faire des révélations malencontreuses. A la place des avocats, je questionnerais plus en détails à ce propos.

1’40 : « pendant 1h, qu’avez-vous fait ? – j’ai essayé de sauver mon fils » fait-elle avec une micro démangeaison de son index droit en N3P2 (narine extérieure gauche). Cette micro démangeaison traduit un décalage entre ce qu’elle « voit » et ce qu’elle « sent » (au niveau personnel). A la place des avocats, je questionnerais également beaucoup sur ce point.

1’43 : regard en Futur Cognitif sur « enlever de la machine », ce regard est encore incohérent.

1’54 : « que la vérité sorte » dit-elle avec une nouvelle langue de « vipère » ou de « délectation » (désolé je n’arrive pas à me positionner sur ce point).

2’ : « il faut qu’il puisse dire la vérité (son compagnon) », avec une bouche en « huître » qui indique des propos retenus.

2’14 : nouvelle langue de « vipère/délectation » avec un regard en Passé Cognitif sur « oui, mon compagnon était souvent violent avec lui ». Pourquoi en Cognitif et non en Emotionnel. Avec un tel drame qui est arrivé à son propre enfant, je suis très étonné du manque d’émotivité de cette mère.

2’28 : « c’était pas tous les jours qu’il le tapait » dit-elle avec le regard à nouveau en Futur Cognitif… elle construit à nouveau sa réponse. Il faudrait se demander à ce stade de l’interview si son but n’est pas de « charger » son compagnon ? Néanmoins les dents du bas sont visibles et traduisent de la peur, ainsi je suis certain que cette peur est dirigée vers lui et elle est sincère (pour le coup).

2’31 : « presque tous les jours » avec une bouche en huître qui vient clore la phrase toujours dans l’optique d’en dire le moins possible.

2’43 : « il reproduisait ce que son père faisait à la maison » fit-elle avec son regard dirigé vers la caméra (c’est la 2nde fois). Ce n’est pas sans rappeler un réel désir de vérifier si ce qu’elle dit a un impact sur le spectateur… (n’est-ce pas Mr Clinton…).

2’57 : visiblement la mère est mal à l’aise lorsqu’elle évoque sa fille. Sa main droite nous indique qu’elle contrôle son discours alors que sa main gauche s’entortille avec son sac, trahissant un fort inconfort.

3’20 : « vous étiez heureuse ? – non » et un vrai « non » fait de la tête dont le mouvement s’initie bien sur sa gauche.

3’21 : amusez-vous à scinder l’écran en 2, au niveau du nez et sur l’horizontal. Cacher le bas, le haut exprime la peur. Cacher le haut, le bas exprime la joie avec un sourire… feint bien sûr.

Quel rôle la mère de Bastien a-t-elle tenu au moment du drame ?

Son langage non verbal laisse apparaître beaucoup d’incohérences avec son discours. Tout n’est pas dit, encore moins la vérité quant à son action réelle. S’il est primordial que les avocats la questionnent plus dans le détail que cette interview ne le fait, je suis très étonné du manque d’émotivité qu’elle laisse transparaître face au meurtre abjecte de son fils. Cependant, la peur qu’elle ressent face à son compagnon violent l’a certainement empêchée de jouer un rôle plus actif dans la tentative de sauver son fils. Ainsi, nous comprenons mieux son désir de « séduire » la caméra (les jurés) et de vouloir  « charger » son compagnon.