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Un article dans l'Express l'Entreprise... ça avance !!!

Voici un simple copié/collé de l'article paru le 25/01 dernier dans l'Express - l'Entreprise, à propos de la plus-value qu'apporte la Synergologie en RH (article rédigé après interview de Martine Herrmann, ma formatrice) :

http://lentreprise.lexpress.fr/rh-management/efficacite-personnelle/gestuelle-detecter-un-malaise_1644024.html

 

Les gestes qui trahissent le malaise d'un collaborateur

Par Marie-Madeleine Sève publié le 25/01/2015 à  20:00, mis à jour le 27/01/2015 à  12:39

Tics, mimiques, regards, postures... Le manager qui sait lire le langage du corps détectera très tôt la gêne chez l'autre et pourra s'ajuster. Décryptage de Martine Herrmann, enseignante à l'Institut européen de synergologie. (1)

Le langage corporel représente 55% de la communication. Accomplis d'instinct, les gestes livrent des pensées et des émotions malgré soi. La synergologie a mis au point un lexique corporel de 1700 items permet de décoder ces signes non verbaux en sachant qu'il faut une convergence de 5 à 8 de ces signes pour valider une observation. Sans devenir un spécialiste, le manager peut ainsi repérer dans l'échange des indicateurs d'un état d'esprit négatif (ou positif) chez ses collaborateurs. Il lui reste ensuite à confirmer ses observations par un questionnement pertinent. Voici des gestes courants qui peuvent alerter sur des soucis non verbalisés. 

1. La difficulté face à une tâche

Votre collaborateur ne sait pas comment s'y prendre, il bute sur un problème insoluble pour lui. L'ensemble de son corps se recroqueville, se rigidifie. 

Gestes révélateurs. La main gauche disparaît dans une poche, sous la table, sur la cuisse. Les bras sont croisés très haut et très serrés sur le buste, les mains sous les aisselles, comme un enfant en colère. Autre signe: votre interlocuteur gratte la rotule du genou gauche, contredisant ce qu'il raconte. Ce qui signifie : "je n'y arrive pas", "je ne me sens pas à la hauteur". Se "laver" les mains en les descendant entre les jambes ou se les tordre fortement en se faisant des nœuds indiquent : "Comment vais-je le formuler?" 

2. L'incompréhension d'une consigne

Votre collaborateur ne comprend pas ce que vous lui expliquez, une mission, un trajet, un objectif, etc. C'est le stress qui prend le dessus. Le corps est tendu. 

Gestes révélateurs. La tête penche sur l'épaule droite ou  elle se tourne vers la gauche et en pivotant, elle présente son profil droit, ce qui signifie: "ce n'est pas clair, je n'adhère pas, je dois analyser". Les jambes sont croisées "en fermeture", l'une par-dessus l'autre, et font barrage à l'interlocuteur. Passer la main sous la narine droite notifie "je ne le sens pas" et se pincer les nez est le degré supérieur : "Ça ne passe pas du tout!". Celui qui doute d'avoir bien compris, croise les doigts de ses mains en dedans avec souvent un petit balancement qui dit " je suis partagé intérieurement".  

3. La résistance ou le blocage devant une directive

Votre collaborateur n'est pas d'accord avec un mot d'ordre ou une opinion, le corps va tout de suite se mettre à distance. 

Gestes révélateurs. La tête penche à droite, manifestant une vigilance accrue. Ou les gestes s'effectuent en dissociation de façon marquée, la tête part d'un côté, les bras de l'autre exprimant : " mon interlocuteur me cache des choses et j'ai du mal à le faire parler". Le corps a tendance à partir en arrière en se rapprochant du dossier de la chaise par exemple. Ou il s'aligne raidi avec la tête bien droite. Le "Stop" se signale par les paumes de la main bien ouvertes à la verticale et qui s'avancent vers vous. Les sourcils sont très relevés. Très éloquent aussi: l'index passé sous le nez et remonté violemment en dessinant une virgule. C'est un véritable signe de rejet. 

4. Le malaise face à un comportement ou une idée

Votre collaborateur va, dans ce cas-là particulièrement, laisser percer toute une gamme d'émotions par le corps : la tristesse l'embarras, l'indignation, le désarroi, la méfiance, l'anxiété, etc. 

Gestes révélateurs. La déglutition est fréquente afin d'"avaler son malaise". Par ailleurs, le corps se replie. Le grattage de micro démangeaisons au niveau du cou, de la glotte avertit que l'individu a un nœud à la gorge. Sur la chaise, le corps penche à gauche. La langue bouge aussi, elle tourne dans la bouche, puis s'immobilise faisant une bosse sur la joue. Ce qui traduit des : " je ne veux pas le dire", "ce n'est pas le moment de le dire". 

5. La mauvaise foi comme défense

Votre collaborateur cherche à vous convaincre alors qu'il sait qu'il est en tort. Le corps et le regard sont tendus. 

Gestes révélateurs. Les paupières clignent beaucoup, l'oeil s'ouvre davantage pour vérifier que son vis à vis le croit. La tête penche à droite, ou bien le menton se lève vers le ciel. Les deux sourcils sont très actifs, ils montent et descendent. Les mains dans l'espace sont parallèles, l'une en face de l'autre. Les lèvres sont pincées, pour cadenasser la vérité, ou la bouche se ferme en "huître"(lèvres aspirées) afin de retenir les propos, parfois embrouillés. 

 

 

Nos gestes ont-ils une logique ?

Le corps est géré par la partie controlatérale de notre cerveau.

L’hémisphère droit contrôle la partie gauche de notre visage et de notre corps.

L’hémisphère gauche contrôle la partie droite de notre visage et de notre corps.

Ces deux hémisphères sont reliés entre eux et communiquent perpétuellement entre eux grâce au corps calleux.

Cette base est essentielle pour la compréhension de ce qui va suivre.

La logique gestuelle intègre : la logique cérébrale, la logique neuro-symbolique et les gestes mi-conscients.

1)    La logique cérébrale : elle exprime pourquoi nous nous servons de la main droite ou de la main gauche.

-       La main droite exprime/traduit le contrôle que nous voulons avoir sur la communication. C’est une stratégie de communication qui veut que nous nous dissocions ainsi du discours pour ne pas laisser s’exprimer nos émotions. C’est une stratégie adoptée lors de discours, de réunions pour aborder des thèmes le plus souvent à caractère professionnel. Il n’y a pas d’affect dans ce type de communication.

-       La main gauche exprime/traduit notre spontanéité. La personne s’associe à son discours et dans ce cas, l’affect est bien présent. C’est une stratégie de communication adoptée lorsqu’un thème nous touche plus particulièrement, à titre personnel.

Ces deux types de stratégies de communication ne sont pas « pensés », c’est-à-dire que la personne ne se dit pas « tiens, je vais m’exprimer avec ma main droite parce que je vais aborder l’analyse des chiffres du dernier bilan ».

De même que ces deux stratégies peuvent s’observer au cours d’un même discours ou d’une même réunion, dès lors que différents sujets/thèmes abordés peuvent nous être plus personnels ou pas.

Au cours de la communication, si l’interlocuteur ne cesse d’utiliser sa main droite (et si cela concorde avec d’autres items observés comme des gestes figuratifs, la configuration des mains…), nous pouvons parler de logique froide. L’inverse étant la logique chaude.

J’apporte une précision importante quant à ces logiques : elles portent UNIQUEMENT sur l’INSTANT de la communication, et non sur un type de fonctionnement établi sur le long terme. Une personne ne peut pas être QUE logique chaude ou QUE logique froide !

 

2)    La logique neuro symbolique : elle englobe deux dimensions,

-       Une dimension diachronique qui renvoie au temps. La droite exprime le futur, la gauche le passé. Faites le test en observant une personne qui évoque un souvenir de vacances, il va diriger son regard vers la gauche et inversement s’il évoque un projet.

-       Une dimension socio affective qui exprime les valeurs. Ainsi, lorsque nous évoquons ce que nous aimons, nous le plaçons avec notre main à notre gauche et ce que nous aimons le moins, à notre droite. Par extension, ce qui nous rassure sera placé à gauche et ce qui nous fait peur à notre droite. Observez les mères (ou rappelez-vous) qui portent leur enfant, est-il porté à gauche ou à droite ?

 

3)    Les gestes mi-conscients : ce sont des gestes dont nous n’avons pas clairement conscience mais dont nous pouvons prendre conscience. Ces gestes sont de l’ordre de 4 :

-       Les gestes figuratifs => ils servent à décrire une situation mais en plaçant l’interlocuteur en dehors de la communication. Les gestes figuratifs mettent à distance. Ils sont effectués plus loin du torse, plutôt saccadés. Observez lorsque le directeur financier commente les chiffres du dernier bilan de la société.

-       Les gestes projectifs => ils nous permettent de projeter notre état d’esprit. Nous faisons entrer notre interlocuteur dans notre histoire et l’associons au discours. Observez lorsque votre ami vous raconte sa première fois à l’accrobranche. Les gestes sont plus souples, plus ronds et plus proche du torse.

-       Les gestes symboliques => très souvent de dimension culturelle, ce sont des gestes qui disent « ok tout va bien ! », ou les mains en prière etc…

-       Les gestes d’engramme => lorsque nous parlons et que nous avons des difficultés à trouver nos mots, les mains, les doigts vont venir aider notre mémoire à retrouver le chemin.

Ces 3 logiques sont facilement et rapidement observables dans votre environnement.

Si vous avez une vidéo pour laquelle vous souhaitez un avis spécifique, n’hésitez pas à m’en faire part, je me ferais un plaisir de l’analyser.

Je voulais également vous remercier d’être de plus en plus nombreux à lire mes articles, et ce quel que soit l’endroit du monde où vous vous trouvez ! Merci donc (dans le désordre) aux Russes, Anglais, Belges, Espagnols, Algériens, Américains, Canadiens, Irlandais, Anglais et bien sûr Français !

Lola, témoignage (mensonger) d'un viol l'été dernier

Voici un exercice que j’apprécie particulièrement, l’analyse de vidéos.

En naviguant sur le web à la recherche d’une vidéo intéressante à décrypter, je suis tombé sur le témoignage de Lola qui, en juin dernier, se disait avoir été victime d’un viol en pleine rue. Il s’est avéré, quelques jours plus tard, que ces propos étaient mensongers. A l’époque je n’avais pas prêté attention à ce fait divers et je peux comprendre qu’une analyse a posteriori peut vous sembler un peu facile… soit, cela étant, si vous me soumettez une vidéo d’un témoignage pour lequel toute la lumière n’a pas été encore faite, je l’analyserai avec plaisir et je le posterai sur mon site. Si la personne analysée s’avère être coupable, preuve aura été faite que nos analyses sont justes.

Voici donc la vidéo du témoignage de Lola, comparée à deux autres témoignages de victimes de viol. Les différences parlent d’elles-mêmes…

Lola :

Je rappelle et j’insiste, pour une meilleure compréhension, que la jeune fille aurait été violée fin juin dernier et que quelques jours après, elle avouait son mensonge.

L’analyse de la vidéo porte sur 38 secondes de la vidéo (entre la 27ème sec. et la 65ème sec.), les deux autres analyses portent uniquement sur 1 minute d’images.

Tout d’abord les axes de tête. Ici, la jeune femme parle en mettant en avant son hémi visage gauche et légèrement penché sur sa droite. Ceci induit une communication plutôt dans le contrôle, elle ne se laisse pas complètement aller.

0’29 La langue sort de la bouche à l’extérieur droit pour rentrer au centre, ce qui indique que les propos sont dits dans un contexte négatif. Rien de plus normal jusque-là.

0’32 La lèvre inférieure passe sous la lèvre supérieure, ce qui indique des propos retenus, que la jeune fille souhaite garder pour elle.

0’43 Son hémi visage gauche semble ouvert, détendu. L’œil gauche est plus grand que l’œil droit, le sourcil gauche est plus haut que le droit, il n’y a aucune contraction musculaire sur cet hémi visage. A contrario, l’hémi visage droit est plus contracté, il semble plus petit, ainsi que l’œil et le sourcil. Dans un contexte comme celui-ci, où la jeune fille a subi un acte terrible, il me semble que la gauche de son visage devrait être plus fermé, plus contracté avec l’extérieur de sa bouche tombant. C’est ce que l’on observe dans ce type de situation généralement, mais pas là.

0’44 Sa langue part vers le bas pour rentrer rapidement dans la bouche, ce qui confirme des propos retenus et que nous avons vu précédemment avec les lèvres.

0’58 La langue sort sur le côté droit de la bouche pour rentrer rapidement, c’est ce qu’on appelle une langue de « vipère » ou de « délectation »… ce qui est étonnant c’est que cette langue sort au moment où la jeune femme dit qu’elle témoigne pour « toutes celles qui ont subi ça ». Pour quelles raisons cet item est présent à ce moment-là ? Se délecte-t-elle de la situation qu’elle a mis en scène ou est-ce une « revanche » pour elle ? C’est une question qu’il aurait fallu lui poser manifestement.

Entre la 27ème seconde et la 65ème,  je compte 22 clignements de paupières, ce qui fait 34 battements de paupières par minute. Dans le cadre de mon mémoire, j’ai mené  une étude sur le nombre de clignements des paupières, pour laquelle j’ai visionné des centaines de vidéos. L’objectif de cette étude était de démontrer que la nictation est un élément prépondérant pour être certain qu’une personne revit une émotion positive ou négative et qu’elle ne feint pas. Sur ces vidéos, je devais dénombrer les clignements de paupières lorsque la personne racontait une émotion positive ancienne, une émotion positive récente mais également lorsqu’une personne évoquait une émotion négative ancienne et également récente (je précise qu’il s’agissait de personnes différentes sur chaque vidéo).

Il s’avère que lorsqu’une personne évoque une émotion négative récente, cette personne cligne environs 44 fois par minute. Dans le cadre du témoignage de cette jeune fille, le nombre de clignements de paupières est de 34… ce qui équivaut (selon mon étude) à une émotion négative ancienne.

Pour information, dans un environnement relativement neutre, dénué de toute charge émotionnelle, une personne cligne en moyenne 15 à 20 fois par minute. Autant dire que la nictation représente une activité importante quotidienne quant à la régulation de l’équilibre de notre état émotionnel.

Ce qui m’interroge également sur cette partie de vidéo, c’est que la jeune femme est très souvent en retour sur elle, son regard est dirigé vers le bas et plus focalisé sur ses pensées que sur les journalistes (mais là, rien de plus normal pour une personne qui a vécu un moment traumatisant), mais surtout son regard ne se dirige jamais vers le bas sur sa gauche. La direction du regard vers le bas à gauche nous indiquerait que certaines images lui reviennent en mémoire et qu’elle « revit » intérieurement la scène pour nous en faire part. Or là, la jeune fille regarde en bas mais face à elle ou vers la droite, ce qui nous amène à penser qu’elle cherche à construire son argumentation. Soit dans le but de répondre avec le plus de précision aux journalistes (mais là nous sommes dans le cognitif, la pensée raisonnée) ou dans les propos inventés.

En comparaison, le témoignage de la jeune femme ivoirienne, victime d’un viol :

Pour information, la jeune femme témoigne en 2001 d’un viol ayant été commis 10 ans avant. Autant dire que le souvenir est plutôt ancien, ce qui sous-entend que je devrais dénombrer au moins 34 clignements de paupières, or j’en dénombre pas moins de 72 pendant 1mn analysée… soit 2 fois plus que la vidéo précédente. De plus, les sourcils sont très mobiles ce qui traduit une envie de communiquer, de même que son visage qui d’ailleurs présente également l’hémi visage gauche et penché également sur la gauche, signe que la jeune femme est dans le lien, dans l’émotion.

Je n’observe aucun mouvement de langue mais plutôt une lèvre inférieure qui laisse entrevoir les dents du bas, ce qui traduit de la peur.

Dernière comparaison, une jeune femme de 20 ans raconte sur FaceBook le viol qu’elle a subi 6 ans auparavant (je vous invite à ne pas lire les commentaires qui proviennent de cerveaux passés à côté de l’évolution) :

La jeune femme incline la tête sur sa gauche, tout au moins au début de la vidéo, ensuite l’axe sera neutre. La personne est donc dans le lien, dans l’émotion, pas dans le contrôle. Je ne distingue pas d’hémi visage plus grand ou plus fermé l’un que l’autre, ce qui est cohérent avec l’ancienneté de l’acte.

A 8 sec. Voyez l’extérieur droit de la bouche qui remonte, il s’agit d’un rictus de mépris. Même chose à 15 sec. mais côté gauche, là c’est du dépit.

16 sec. La bouche fait une moue qui traduit une émotion gardée pour soi. La jeune femme laisse ensuite échapper un léger souffle à 20 sec. comme si elle voulait évacuer cette émotion justement.

51 sec. Même moue de mépris avec le regard dirigé vers le bas à gauche (tiens tiens…).

54 sec. La main gauche se met en travers du corps pour aller gratter la zone extérieure droite du cou. Le bras en travers du corps nous indique qu’elle veut se protéger et que cela la concerne personnellement (pour ne pas dire intimement) parce que c’est le bras gauche qui est en mouvement. La zone du cou concernée par la démangeaison nous indique qu’il s’agit de quelque chose qu’elle n’a pas encore digéré, qui lui reste en travers de la gorge (ça me semble plutôt cohérent avec ce qu’elle a vécu n’est-ce pas ?)

 

Pour conclure cette analyse, et même a posteriori, Lola a un discours verbal qui n’est pas en cohérence avec sa communication non verbale. Les signes présents dans les deux autres vidéos, et que nous devrions retrouver en partie dans son témoignage, ne sont malheureusement pas présents. Il y a quelques mois j’aurais conclu que si Lola semble évoquer un fait qui l’a fortement marquée, certains signes et absence de signes nous poussent à émettre des réserves sur celui qu’elle évoque. En revanche, il me semble effectivement que Lola a vécu un évènement négatif particulièrement marquant il y a plusieurs années... mais là, ce n'est plus mon domaine de compétence.

liens vers les vidéos :

https://www.youtube.com/watch?v=BCMdW1WZdbU

https://www.youtube.com/watch?v=jm1NqyJ6Xr8

https://www.youtube.com/watch?v=-EwZzQTAiAk

Si vous avez des suggestions de vidéos à analyser, n'hésitez pas. J'en profite également pour vous souhaitez mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année ! J'ai une pensée particulière pour ceux qui me suivent du Canada, d'Angleterre, de Belgique, d'Algérie, de Suisse, d'Espagne, de Russie ou encore de Roumanie ! Merci à vous tous de me suivre et de me lire.

Quelle PLUS VALUE apporte le synergologue en Assessment Center ?

Dans le contexte économique actuel, les entreprises doivent cibler au mieux leurs investissements pour assurer leur avenir et développer leur niveau d’activité. L’objectif des RH est d’optimiser leurs recrutements et d’investir sur les bonnes compétences afin de fiabiliser leurs choix.

L’idée de l’Assessment Center est d’évaluer les compétences (savoirs, savoir-faire et savoir être) de candidats au travers de mises en situation, individuelles, en face à face ou en groupe.

« L'assessment permet d'apprécier avec une grande fiabilité l'adéquation entre les comportements d'une personne, liés à sa personnalité et à son expérience, et les exigences de ses futures missions. »

Ce procédé vient compléter les méthodes plus conventionnelles de recrutement et vise à mettre chaque candidat sur le même pied d’égalité, puisque ni les diplômes, ni l’appartenance sociale ne sont retenus en tant que critères sélectifs.

59% des entreprises qui connaissent les AC pensent qu’ils pourraient être adaptés à leur contexte mais elles ne sont que 38% à y avoir recours.

Je suis de ceux qui sont convaincus du bienfondé de cette méthode de recrutement, et ce pour 3 raisons principales :

-       Tout d’abord parce que les AC permettent de fiabiliser le recrutement,

-       Ensuite parce que le candidat peut apprécier si le poste lui convient ou pas,

-       Enfin, parce que la chance est donnée à chaque postulant de faire preuve de ses compétences.

Dans cette méthode d’évaluation les deux parties sont gagnantes.

Son intérêt réside en ce que la procédure d’évaluation est constituée d’un mix de mises en situations : individuelles, en face à face, en groupe ce qui permet au recruteur d’obtenir un profil complet du candidat.

Un retour individuel est fait au candidat, lui donnant ses points forts ainsi que ses axes d’amélioration.

Les assesseurs peuvent être des responsables RH, des responsables hiérarchiques, ou encore des consultants et à chacun sa spécialité.

Cependant, il manque un maillon : le synergologue !

Revenons à la base et à ce qui fait la force des AC et de la Synergologie : l’OBSERVATION !

La force des AC est de mettre les candidats en situation et d’observer leur comportement et leurs compétences. C’est bien là NOTRE PLUS VALUE en tant que spécialiste du langage corporel, c’est bien là le fondement de notre discipline, de notre expertise : l’OBSERVATION !

Nous pouvons apporter une analyse pertinente, précise et juste du comportement individuel des candidats par rapport au groupe et repérer de véritables potentiels.

Nous pouvons identifier la façon dont les candidats gèrent leur stress, identifier dans quelle dynamique émotionnelle ils se trouvent. Souhaitent-ils interagir ou plutôt s’effacer ?

Nous pouvons savoir si la personne est dans le contrôle ou la spontanéité, nous pouvons savoir si elle feint.

Nous comprenons également avec finesse la stratégie individuelle de communication mises en place par les candidats.

N’oublions pas que l’interaction est à l’origine de tout comportement, qu’elle prend sur le corps la forme d’une trace observable et que cette trace corporelle observable non seulement est universelle, mais seul le synergologue à l’expertise pour la décrypter.

N’hésitez pas à faire appel à nous pour évaluer avec efficacité le profil de chaque candidat.

 

Sources : Evaluatys RH 10/2014, JOBTEASER.com, actiforces.com, primastoneconsultant.net

Oeil iris

La Synergologie illustrée par une pub

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La Synergologie illustrée par une pub du CIC : où comment une pub illustre avec brio ce que nous savons décrypter lors d’un échange en face à face.

Par cet exemple, nous vous dévoilons l’évolution des différents états émotionnels par lesquels peut passer un commercial face à son client (cette pub est disponible en visualisation sur Youtube évidemment).

A 2 sec. : le commercial de la banque à son buste penché en avant de son bureau, il marque ainsi son intérêt à son client. Vous noterez que le client a son buste penché en avant mais sur sa droite, il argumente avec conviction ses propos.

A 5 sec. : le « banquier » est dans une impasse verbale, il n’a plus d’argument à opposer à son client/prospect et souhaite se retirer de l’échange. Son buste part alors vers l’arrière et sur sa gauche.

A 9 sec. : dos au mur, le « banquier » ne peut pas disparaître, alors il met une « barrière de protection » entre lui et son client redoutable. Son buste est toujours en arrière, légèrement sur sa droite traduisant une certaine agressivité passive (bien sûr), son genou droit va venir en protection sur sa jambe gauche et ses mains vont venir renforcer ce « bouclier virtuel » en se positionnant sur son genou gauche.

Ensuite, c’est le jeu d’acteurs…

Voyez comme le client reste sur sa position initiale, c’est lui qui gère prend l’ascendant sur son vis-à-vis qui se retrouve « dans les cordes ».

 

La dimension oubliée (!) du Lean Management

Le Lean Management est évidemment la version Organisation Scientifique du Travail remis au goût du jour par Toyota (fin 20ème). La finalité est d’éviter le gaspillage à tous les niveaux parce qu’il réduit l’efficacité et la performance de l’entreprise. Le Lean Management s’appuie sur l’ensemble de ses employés pour atteindre cet objectif. Ce système d’organisation du travail se veut « parfait », et il le serait si une dimension pourtant essentielle n’était pas ou peu mise en valeur… (j’y reviendrai plus bas).

Dans la notion de Lean Management, il y a celle de mesure de la performance. Comment mesurer cette notion ? Si elle se fait par la productivité d’un employé en termes quantitatifs, elle se fait également par ses efforts et ses actions pour développer cette productivité. Mais la performance se mesure aussi par les moyens mis en œuvre par l’entreprise pour que ses employés se forment et développent leurs compétences, elle se mesure aussi par le contexte interne et externe dans lequel évolue l’employé. On peut ne pas atteindre ses objectifs mais être performant !

Dans cette organisation tournée vers la productivité, une possibilité d’évolution est offerte aux employés les plus motivés (pas forcément les plus compétents) de monter à l’échelle de la hiérarchie. Ainsi, un commercial (simple exemple parmi d’autres) peut prétendre à se mettre le pied à l’étrier du management et devenir manager de proximité. Selon la société qui l’emploi, ce nouveau manager sera formé à la collecte des fameuses statistiques, à certaines techniques d’entretiens après quelques mois de prise de poste (ou pas…). Dans cette période de formation, sur poste ou sur un site dédié, les diktats du manager à la sauce corporate sont inculqués mais sans tenir compte (malheureusement) de toutes les qualités et défauts intrinsèques de ces nouveaux managers. Les formateurs se retrouvent à former des managers comme un produit industriel. C’est LA que le bât blesse.

Etre manager de proximité, ce n’est pas se limiter à appliquer béatement le questionnement Socratique, les 5 pourquoi ou encore le PDCA et autre DESC… c’est aussi être LE coach qui sait prendre en compte les compétences, la motivation, l’expérience de chaque collaborateur, LE coach qui sait adapter son attitude à chaque collaborateur.

Laisser sortir de son bureau un employé en pleur est un triste aveu d’échec. L’enjeu du manager, de par son attitude, est de réussir à permettre à chaque collaborateur d’atteindre son meilleur niveau de performance possible. Une relation gagnant-gagnant finalement… (à ce titre, je vous invite à jeter un œil au « dilemme du prisonnier » dans la théorie des jeux). Dans de grosses structures, le lien de subordination peut avoir cet effet pervers de ne pas vouloir mettre en valeur les autres. Toute personne recherche la reconnaissance de quelques façons que ce soit, et la tentation est forte de vouloir se distinguer du groupe en jouant un peu des épaules. Grossièrement, un manager qui veut passer au niveau supérieur aurait tout intérêt à ne pas mettre en valeur un collaborateur qui semble réfléchir un peu trop et par là même, se distinguer du groupe. C’est une grossière erreur !

Il est primordial d’intégrer une dimension plus humaniste et beaucoup plus fine dans le management d’aujourd’hui. Cette dimension essentielle de la relation humaine peut être appliquée le plus naturellement du monde si le manager se pose les bonnes questions. Et ces questions sont relatives au langage non verbal. C’est là qu’intervient la Théorie de l’esprit !

La théorie de l’esprit est la faculté de pouvoir décoder l’état mental de l’autre au sens plus large que l’émotion et le sentiment (qui sont du domaine de l’empathie) et adapter sa communication en conséquence. Ainsi, l’autre se sentira compris, adhérera pleinement à votre dynamique et cela vous permettra d’anticiper ses réactions.

Se poser les bonnes questions est la résultante d’une triple attitude :

-       Assertivité, « je pense ce que je dis »,

-       Réflexivité, « j’écoute l’autre et je n’exclue pas qu’il ait raison »,

-       Empathie, « je ne juge pas l’autre ».

Cela implique pour le manager qu’il puisse reconnaître avoir tort sans se sentir déjugé dans sa fonction managériale.

Se poser les bonnes questions c’est : comment est positionné le buste de notre interlocuteur sur sa chaise ? A-t-il les lèvres pincées, rentrées ? Ses jambes sont-elles croisées le genou haut ? Ses mains sont-elles visibles ? Et bien d’autres encore… Toutes ces réactions physiologiques ont un sens que nous pouvons décoder.

Nous ne sommes pas tous des managers nés, mais avec un peu de bienveillance et en replaçant son ego là où il doit être, nous ferions un sacré bon manager, un sacré profiler (cf mon article du 6 sept.).

« Toutes les études sur la nouvelle génération connectée montrent que ces nouveaux collaborateurs sont de plus en plus rétifs à l’autorité (…). Pour s’adapter, le management va devoir se montrer plus interactif, davantage basé sur le partage et la négociation (…). Cette génération ne s’implique que si l’intérêt est réel. L’entreprise devra les encourager à exprimer leurs différences individuelles dont le groupe pourra s’enrichir. » (Frédéric Fougerat – Les Echos – nov. 2014)

(Sources : Wikipédia, TalentSoft, C. Hohmann, « Lean Managament » éditions Eyrolles 2012)

Le symbolisme des doigts dans un contexte d’échange

Voici un sujet passionnant et qui me tient à cœur au même titre que celui des yeux : le symbolisme des doigts dans un contexte d’échange.

Si vous observez une conversation entre deux ou plusieurs personnes, vous observerez immanquablement, à un moment ou à un autre, qu’une personne viendra se gratter une zone du visage à l’évocation d’un fait, d’un sentiment, d’une émotion.

Dans ce contexte, si la zone du visage (ou du corps) est importante à identifier, le choix du doigt ne l’est pas moins.

Tout d’abord, qu’est-ce qu’une démangeaison ? En synergologie, nous disons « micro-démangeaison ». C’est l’action de venir gratouiller subrepticement une zone du corps ou du visage et qui exprime une contradiction entre le ressenti et ce qui vous est dit.

Par exemple, lorsqu’un journaliste dit à un sportif qu’il n’a pas été, ou qu’il a été performant, ce dernier va venir gratter furtivement une zone de son visage avec un doigt (nez et pouce ou index).

Le choix du doigt est inconscient mais il nous oriente sur le ressenti de la personne.

-       Le pouce est une représentation du soi, je le brandis pour dire « je vais bien »,

-       L’index est une affirmation du moi dans l’environnement, je le lève pour prendre la parole,

-       Le majeur est intéressant parce qu’il est le doigt le plus long de la main (si si…) mais surtout parce qu’il SEMBLE sortir de la main pour aller vers l’autre. Je le brandis fièrement dans un contexte de dualité pour dire que « peu importe qui tu es, JE fais ce que je veux ET JE me fiche de ce que TU en penses ! » Bon, dans sa voiture c’est pas très classe je vous l’accorde… Le majeur représente également la créativité, la sexualité (vous pouvez associer les 2 aussi… ;-b),

Vous voyez dès à présent que si le pouce est le doigt le plus proche de nous, qu’il représente notre individualité, l’index introduit la notion d’environnement et le majeur la confrontation AVEC cet extérieur. Poursuivons…

-       L’annulaire représente le clan, la famille mais aussi la douceur du cocon. Il évoque la relation de couple, de famille.

-       L’auriculaire est ainsi le doigt le plus à l’extérieur de notre main et il représente l’harmonie, l’équilibre dans l’environnement.

Ce qui est très intéressant et novateur (n’en déplaise aux autres disciplines et autres pseudo décodeurs du langage non verbal), c’est de pouvoir identifier le contexte dans lequel tel doigt est choisi plutôt qu’un autre, pour se démanger le front, les yeux, la joue ou le nez. Nous pouvons ainsi anticiper ce que ressent notre interlocuteur à nos propos.

Selon le contexte verbal de l’échange :

-       Le pouce sera choisi pour des propos positifs lié à Soi,

-       L’index sera choisi pour des propos négatifs lié à Moi,

-       Le majeur dans un contexte verbal ambigu qui dérange,

-       L’annulaire à l’évocation de la famille, du couple,

-       L’auriculaire dans un contexte en rapport avec l’harmonie, l’équilibre dans l’environnement.

Nous distinguons 8 zones sur le visage :

-       Le front représente la réflexion, ce qui est de l’ordre du cognitif,

-       Les sourcils c’est s’imaginer, se souvenir,

-       Les yeux sont faits pour voir, ou ne pas voir,

-       Le nez représente ce qui nous intéresse, ce que l’on « sent » ou pas, ce que l’on cache ou ce qui est inexacte, et également ce qui a trait à notre image,

-       La « moustache » qui traduit le rapport à l’autorité, à la hiérarchie,

-       La bouche qui traduit notre plaisir,

-       Les oreilles qui représentent la vanité,

-       Les joues pour l’agressivité, l’envie de mordre.

Lorsque vous observez une démangeaison de telle ou telle zone du visage, faites le lien entre le symbole que représente cette zone et le doigt employé. Vous pourrez alors recentrer votre attitude, votre questionnement afin de replacer l’autre dans l’échange, dans l’authenticité.

 

Merci à Yann pour son autorisation d’utiliser son rapport d’étape sur « le choix du doigt dans la micro démangeaison du visage ».

Lens - PSG : carton rouge mais à qui ?

Un article plus léger que les précédents peut être parce que le sujet est plus populaire : le foot ! (Je suis fan moi aussi mais à ne pas répéter trop fort !)

Les arbitres français n'ont pas le vent en poupe depuis quelques années maintenant, faute aux erreurs d'arbitrage, etc... la dernière en date aurait été commise lors du Lens / PSG de vendredi dernier. 3 cartons rouge dans un même match, ça ne fait pas sérieux pour le corps arbitral mais voyons un peu le déroulé des évènements et la faute ne revient pas forcément à celui que l'on croit...

Regardez cette photo et dénombrez les joueurs sang et or autour de l'arbitre :  Lens psg 1

Celui qui fait face à l'arbitre est plutôt agressif, et pour cause, c'est celui qui prend le carton rouge. L'arbitre est seul face à 5 joueurs plutôt agacés alors quelle est l'émotion qui le submerge à ce moment précis ? Mettez-vous quelques instants à sa place... la PEUR ! L'arbitre à peur et face à la peur, 3 réactions possibles : Freeze, Flight, Fight. L'arbitre à passer la première sans effet, il aborde la seconde, il rompt le contact et part alors que 6 joueurs continuent de le poursuivre. Lens psg 2

M l'arbitre fuit et croise sur le chemin de sa fuite Cavani qui, par manque de réflexion (pour être politiquement correct), vient de chambrer les supporters lensois.

M l'arbitre, toujours seul avec sa peur au milieu de 22 gars un peu passionnellement tendus donc, sort un carton jaune pour faire comprendre au parisien que ce qu'il vient de faire n'est pas très protocolaire. Sauf que Cavani, pas psychologue pour 2 sous, reproduit la même attitude que ses compères lensois... il poursuit l'homme en bleu et souhaitant dissiper tout malentendu et ne comprenant pas pourquoi l'homme en bleu ne souhaite pas échanger mais préfère fuir, Cavani donc lui saisit le bras (Cavani ne parle pas français) pour obtenir des explications. Lens psg 3  Sauf que M l'arbitre est toujours dans sa dynamique de peur et réagit en conséquence. Il se sent à nouveau agresser et la seule façon de se défendre est de sortir un carton rouge (ce sera le 2nd de la soirée).

Qui doit-on blâmer ? Les sportifs un peu trop passionnés ? Un arbitre qui se sent agressé par 5 sportifs costauds (dynamique négative de groupe) ? Cavani qui ne sait pas parler français ?

Ne peut-on imaginer que ces sportifs, qui brassent plusieurs fois notre salaire pour 3 neurones, ne puissent pas accepter la décision arbitrale ? Ou n'ont-ils pas suffisamment été sevrés pour apprendre à gérer leur frustration ? Bien que je sois supporter du beau jeu, si celui-ci est vicié par une règle mal appliquée, je l'accepte, c'est le jeu...

Si les arbitres reçoivent des formations sur les attitudes qu'ils doivent adopter au cours d'un match, alors les joueurs devraient recevoir tout au moins des conseils de bienséance.

Mais ce n'est que mon avis... et je le partage.

 

"Dissonance theory" et Synergologie

Le moteur qui conduit à la « self justification », l’énergie qui produit le besoin de justifier ses actions, ses décisions – surtout les moins bonnes – est une sensation déplaisante que Leon Festinger (1957) appellait « cognitive dissonance » ou « dissonance theory ».

La « cognitive dissonance » est un état de tension qui apparaît alors qu’une personne est prise entre 2 attitudes ou opinions paradoxales, diamétralement opposées voire injustifiables et indéfendables.

Cette discordance est troublante parce que défendre 2 positions contradictoires c’est flirter avec l’absurdité. Ce qui est justement intéressant, c’est de voir comment une personne peut défendre une absurdité à laquelle elle veut croire. C’est un vrai challenge cognitif que chacun d’entre nous réalise souvent.

Il a été démontré que nous accordons plus de valeurs aux choses, aux évènements, s’ils ont nécessité une difficulté, s’ils ont été acquis « dans la douleur ». Ainsi, même si une personne a défendu une idée grotesque, elle y renoncera avec d’autant plus de difficulté si elle s’est exposée et mise en avant (par rapport à un groupe de personne au cours d’une réunion par exemple).

D’ailleurs, il nous arrive de nous retrouver dans cette situation. Si nous croyons fermement en une idée, nous avons du mal à y renoncer facilement bien que nos collègues ou amis nous en démontrent l’absurdité.

Autre exemple, si une personne que vous idolâtrez et à laquelle vous vous identifiez est accusée de viol ou de violence, plus grande sera la discordance. Vous lui trouverez plus d’excuses qu’envers n’importe quelle autre personne.

Et la Synergologie dans tout ça ?

Pouvoir observer les items de l’authenticité à ce moment est tout aussi intéressant que les arguments employés pour justifier une aberration. En tant que synergologue, nous avons une parade infaillible pour nous prémunir de cette discordance. Une parade humaniste que tout le monde devrait mettre à profit pour faire avancer les choses et faire du respect des autres et de la différence un vrai moteur de croissance et de développement. Certaines formations l’abordent mais seulement en partie…

-       ASSERTIVITE, je dis ce que je pense,

-       REFLEXIVITE, j’écoute l’autre et je n’exclue pas qu’il ait raison,

-       EMPATHIE, je ne juge pas l’autre.

Ce sont les trois piliers que chacun d’entre nous devrait mettre en pratique.

Je vous invite à lire « mistakes were made (but not by me) » de C. Travis et E. Aronson.

Je suis à votre disposition pour un accompagnement individuel personnalisé, mais également pour une analyse in situ ou sur vidéo d’une situation, d’un entretien, d’une réunion pour rendre votre communication plus efficiente.

"La mélancolie, c'est le bonheur d'être triste"

Melancolie 02Melancolie 11Robert julius oppenheimer

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« La mélancolie, c’est le bonheur d’être triste », disait Victor Hugo.

Devons-nous toujours associer mélancolie et tristesse ? J’ai l’impression, que l’amalgame est  souvent fait entre ces deux notions. Pourtant, l’un est sentiment tandis que l’autre est émotion, le premier est romantique alors que l’autre est  faiblesse. On perçoit une connotation positive dans cette citation de Victor Hugo où la mélancolie est associée au bonheur alors que la tristesse est renvoyée à elle-même. Pourquoi ce constat ?

Parce que la mélancolie fait référence à un univers romantique littéraire : Musset, Chateaubriand, Baudelaire, Sartre… qui a toujours du succès auprès des lecteurs.

Parce que le cerveau perçoit les changements physiques même les plus subreptices et que les tensions qu’il peut capter le renvoient à ses propres peurs.

Je m’attarde un instant sur ce 2nd point à titre d’explication.

Regardez ces quelques images et amusez-vous à tenter de les qualifier. Laquelle suscite le moins d’émotion négative ? Laquelle illustre la mélancolie, la tristesse ? Qu’ont-elles en commun ? Qu’est ce qui permet de les différencier ?

Elles ont toutes en commun ce regard particulier qui ne fixe rien en particulier. Même lorsque Lou Reed et Robert Oppenheimer semblent vous regarder, nous devinons une intensité, un regard si profond qu’il semble parler directement à notre cerveau émotionnel. Nous disons que ce regard est DEFOCALISE. La mélancolie ne repose sur rien de précis, c’est un sentiment vaporeux, diffus mais extrêmement profond et qui dure.

La tristesse a pour point de départ un évènement concret avec un facteur temps plus court. C’est une émotion, la mélancolie un sentiment.

Hormis ce regard pénétrant, cette défocalisation, nous pouvons observer un relâchement dans les muscles des visages qui expriment la mélancolie. Dans la tristesse, les traits sont plus tirés, il y a une tension musculaire visible (front, yeux, bouche…). C’est cette tension qui est interprétée comme négative et qui fait que nous avons plus de compassion pour la mélancolie que pour la tristesse. En langage synergologique, la mélancolie est hypotonique, la tristesse est hypertonique.

Enfin, si la tristesse est commune à chacun d’entre nous, ce n’est pas le cas de la mélancolie qui est « réservée » aux esprits critiques, qui savent prendre du recul par rapport aux évènements. Mais je ne m’aventurerai pas plus en amont et je vous laisse une citation d’Yves Hersant (reprise d’une interview : http://www.fabriquedesens.net/Anatomie-de-la-melancolie-Le) :

« L’un des problèmes de la mélancolie, que mettait en évidence, je crois, l’exposition de Jean Clair au Grand Palais, est de savoir où elle s’arrête. Est-ce que de proche en proche tout ne va pas être gagné par la mélancolie. L’idée de Burton est qu’il n’y a pratiquement pas de barrière à la mélancolie et que, c’est ce que disait le début du texte, et que vous venez de rappeler, les mélancoliques courent les rues, tout le monde risque d’être mélancolique. A ceci près que les sots, définitivement sots ne sont pas et ne seront jamais mélancoliques. Celui qui ne doute pas de soi, celui qui n’est pas travaillé par cette altérité, celui qui se raccroche à des attitudes dogmatiques, celui-là vivra dans l’ignorance de sa mélancolie, si elle existe et celui-là n’atteindra jamais le niveau culturel. »

A vos commentaires ou messages personnels…

NOUS sommes TOUS des PROFILERS !

Notre cerveau limbique nous pousse à nous adapter continuellement à toutes les situations.

Son rôle est de détecter les dangers potentiels (rôle de l’amygdale). C’est ainsi que l’espèce perdure, évolue.

Face à une situation de danger, il y a 3 réponses possibles :

- Freeze, notre corps ne bouge plus pour ne pas attirer le prédateur,

Flight, le prédateur vient vers nous et nous devons le fuir,

Fight, la fuite s’avère impossible, le combat est nécessaire à la survie.

C’est bien la PEUR qui nous fait vivre et adopter des comportements tels que rechercher la célébrité en vue de reconnaissance, afficher sa vie sur les réseaux sociaux en quête d’appartenance, s’acheter une grosse voiture ou une grosse montre pour afficher son opulence et montrer aux autres que nous sommes en sécurité grâce à notre argent, les exemples sont nombreux…

Nous avons tous la capacité de reconnaître les émotions sur le visage des autres et adapter ainsi notre communication. En cela, NOUS SOMMES TOUS DES PROFILERS ! Mais certains en sont plus conscients que d’autres et s’en servent pour être plus efficients.

Pour un commercial, il saura exposer les bons arguments pour signer un contrat.

Pour un recruteur, il saura sécuriser sa prise de décision.

Pour un manager, il saura développer le potentiel de son équipe.

Pour un salarié, il saura le moment propice pour solliciter son responsable.

Mais comment faire pour identifier le profil d’une personne ?

2 choses sont à retenir :

- La poignée de main. Je vous invite à consulter ce site canadien qui en parle très bien : http://www.cje-appui.qc.ca/conseils_pratiques_pour_ta_recherche_d_emploi/les_sept_poignees_de_main_a_eviter

- Quel type de personnalité ai-je en face de moi ?       

  • Un conquérant ? Il n’accorde aucune attention à l’autre, ne l’écoute pas puisqu’il n’y a que lui qui l’intéresse. Il est excessif et est sûr d’avoir raison. Le conquérant a besoin de reconnaissance, sachez le flatter…
  • Un syntonique ? Il n’a aucun esprit critique puisque son but est de plaire à l’autre. Il n’a pas de réelle écoute et ne souhaite pas s’opposer. Il est temps de séduire…
  • Un vigilant ? Lui ne donne rien, il est sur la défensive car il n’a pas confiance en l’autre. Chaque argument est analysé dans la crainte de perdre. A vous de le rassurer…

Il y a des personnes qui sont  naturellement TRES EMPATHIQUES et qui analysent en un temps record le profil des autres. Si vous gardez en mémoire ces 3 types de personnalités, amusez-vous à jouer au profiler, vous aurez tout à y gagner.

 

Bourdin Direct, invitée Cécile Duflot - 1er/sept 2014

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/replay/bourdin-direct/

Cécile Duflot, députée EEL de Paris, bénéficie seulement de 7,7% d’opinions positives (source : Linternaute.com).

Voici l’analyse de son langage corporel lors de son interview face à Bourdin, avec le time code puis l’explication qui lui est associée.

16 sec. A peine le temps de dire « bonjour » que je remarque l’air circonspect de l’ancienne ministre (axe de tête sagittal neutre, penché sur la droite qui regarde Bourdin avec l’œil gauche). Remarquez également son hémi visage gauche plus contracté que le droit.

28 sec. Le buste de Duflot est penché vers l’avant et traduit son envie d’échanger, de communiquer. Mais cet élan est tempéré par son épaule gauche qui devance son corps et refreine ses ardeurs. Elle veut échanger mais elle est plutôt hésitante face à cet interlocuteur à la réputation frustre.

Ses mains sont l’une contre l’autre, les doigts entrelacés avec une certaine pression qui montre son inconfort.

35 sec. « Souhaitez-vous la réussite du gouvernement ? » demande Bourdin tandis que Duflot opère un retrait immédiat du buste pour prendre de la distance face à cette attaque frontale. La députée ne souhaite pas de confrontation directe parce qu’elle ne la maîtrise pas.

44 sec. « Je ne crois pas en la politique qui est menée » avoue-t-elle la main droite sur son buste qui confirme et rend son propos cohérent. Elle dit la vérité, elle est sincère tout en étant dans le contrôle (main droite active).

1’20 min. Duflot déroule tranquillement son discours mais c’est sans compter sur Bourdin qui va revenir à la charge. Il veut plus de tranchant comme le disent ses mains dont les paumes se font face et décrivent un mouvement de haut en bas.

1’46 min. « Les solutions que nous apportons », propos que Duflot place à sa gauche pour nous montrer qu’elle y croit. Ensuite, vient un thème qu’elle affectionne : la transition énergétique. Elle l’aborde avec sa main gauche active qui est la main de la spontanéité.

Je note étrangement que depuis que l’interview a commencé, Duflot a une voix chevrotante…

2’10 min. « Les usines se délocalisent vers la Roumanie » dit-elle en plaçant ces propos à droite, elle ne s’inscrit pas dans cette politique.

2’27 min. « Septembre, octobre, vote de confiance, vous voterez contre ? » demande Bourdin, Duflot se replace buste en avant mais toujours épaule gauche devant. Elle a du mal à s’imposer lorsqu’une question semble l’interpeller personnellement. Sa réponse est donc évasive et Bourdin s’infiltre dans l’ouverture. C’eut été différent si la réponse de la députée eut été plus claire et franche, moins hésitante donc…

3’10 min. Moment clé pour moi, c’est la 3ème fois que Bourdin reformule la question dont il voudrait une réponse positive ou négative. Si Duflot avait répondu avec le buste bien en avant ou penché sur sa droite, sa réponse aurait été plus claire et elle se serait épargnée ce moment stressant. Elle ne sait plus comment se faire entendre durant ce face à face.

3’20 min. jusqu’à 4’10 min. Ca y est, l’ancienne ministre déroule et se remet dans l’axe droit et l’explication est plus posée. L’effet est direct sur Bourdin qui se replace même sur sa chaise.

6 min. Je me fais cette même réflexion à propos de cette voix chevrotante qui pollue son message, son discours. Ca traduit un stress négatif, un inconfort qui est une variation de la tristesse. J’aurais bien voulu creuser la question…

6’15 min. « Dissolution » placée à sa droite, ce n’est pas l’option qu’elle choisirait mais plutôt « tous les parlementaires derrières le président » qu’elle place à sa gauche (ça tombe bien).

7’05 min. « J’ai entendu le ministre de l’intérieur dire quelque chose comme : on la ferme et on redresse la France », voilà un beau bâton pour se faire battre qu’elle tend à Bourdin qui ne s’y trompe pas.

7’15 min. Réaction de Bourdin et Duflot ne sait pas comment s’en sortir.

7’19 min. Son index vient même sortir de son oreille droite la question qu’elle ne souhaitait pas que Bourdin lui pose. Puis elle replace une mèche de cheveux derrière son oreille pour se recadrer.

8’37 min. Duflot s’accroche à la table des 2 mains, le navire tangue à cause des vagues Bourdin.

13’13 min. A propos de l’affaire Cahuzac, le buste bien en avant avec la main droite levée, index et pouce joints : enfin de la rebellion : «laissez-moi terminer ! » lui assène-t-elle.

15’29-20’08 min. Le bateau tangue à nouveau, Duflot se cramponne à la table en se donnant de la hauteur pour sortir la tête de l’eau. Elle se reprend et déroule avec véhémence lorsqu’un sujet comme la politique sur l’immobilier est abordé.

Duflot a manqué de percussion dans sa posture, de combativité et cela transmet un message peu clair au téléspectateur. Elle renonce au combat avant même de le commencer. Bourdin en a profité pour muscler davantage son interview. Il s'est inconsciemment adapté. Sa position dominante est renforcée par une gestuelle franche, directe, une voix grave qui en impose toujours. Pour pousser un peu plus son invité dans le rouge, Bourdin aime couper la parole.

Alors comment l’a jouer face à lui ?

Une voix posée, calme et ferme.

Un rythme de phrasé soutenu mais contrôlé.

Un buste penché en avant voire penché sur la droite (agressivité).

Ne pas renoncer à la fin de ses phrases parce que ce n’est pas à Bourdin que l’invité s’adresse finalement, mais au téléspectateur. Lui ne fait « que » son job.

Enfin, le piège Bourdin ne vise qu’à obtenir des réponses manichéennes : « oui/non », à l’invité de ne pas tomber dedans…

Voilà pour cette interview, si à votre tour vous souhaitez un debrief sur une de vos interventions et vous appuyer sur votre langage corporel pour renforcer votre discours, contactez-moi.

 

Les VRAIES 10 clés de la séduction !!!

Les centaines de rapports synergologiques, réalisés depuis des années, nous permettent d’être plus performants et plus précis que quiconque lorsque nous analysons le langage corporel.

S’il est un domaine où nous sommes particulièrement efficaces, c’est celui de la séduction.

Cet article a pour objectif de vous donner 10 clés typiques dans le code de la séduction, préalablement observées et analysées in situ.

Ces 10 clés ne sont pas celles que vous pouvez déjà visionner sur Youtube et dont le contenu est au mieux approximatif voire non fondé, au pire… vide d’un minimum de bon sens !

Voici donc 10 comportements typiques qui vont vous permettre de savoir si la personne que vous convoitez est séduite… ou pas :

1)    La personne vous montre son profil gauche. Le côté gauche du visage crée un lien empathique dans la relation. La personne peut être circonspecte, à l’écoute, s’abandonner… mais le lien est établi et positif jusque-là.

2)    La tête de la personne penche sur sa gauche et vous regarde avec son œil gauche. Le lien établi par le point n°1 est renforcé et la relation est plus chaleureuse.

3)    Son buste est penché vers vous. La personne se montre intéressée par l’échange. Elle participe activement, ce qui ne serait pas le cas si son buste se trouvait en arrière, pire s’il était penché à l’arrière sur sa gauche cela voudrait dire qu’elle souhaite tout simplement partir.

4)    Elle cligne souvent des paupières. Non seulement la personne vous montre de l’intérêt, mais elle intègre ce que vous lui dites. Nous clignons en moyenne 15 à 20 fois par minute, en cas d’émotion positive, vous multipliez ce nombre par 2 voire 2,5.

5)    La distance de communication. Si vous n’êtes pas assis, plus vous êtes physiquement proche, plus la séduction sera avérée.

6)    La position des pieds, sous la table ou même debout. Sous la table, au restaurant, si ses pieds sont vers l’arrière, c’est que la personne veut mettre de la distance entre vous. Elle éloigne ses pieds pour ne pas craindre de toucher les votre. Debout, si le buste de la personne vous fait face mais qu’un de ses pieds se place franchement vers l’extérieur, c’est qu’elle veut mettre fin à votre entrevue.

7)    Assise, la personne se touche la cheville gauche. Elle manifeste le désir de se rapprocher physiquement en stimulant une zone qui exprime un besoin de « s’ouvrir à… » .

8)    Son épaule gauche est dirigée vers vous, la face intérieure du bras également. Là, l’intérêt qu’elle vous porte est manifeste. Le lien est avéré et son épaule gauche capte votre regard pour mieux vous séduire.

9)    Elle porte sa main gauche sur le haut de son torse pour attirer votre regard sur cette zone sensuelle et très connotée. Ce geste exprime beaucoup de chaleur.

10) Le pouvoir du « toucher ». La personne vous touche la main, l’épaule... C’est LE comportement ultime de la séduction. C’est LE sens le plus intime qui soit. La personne a franchi votre distance de confort et d’intimité.

Une dernière chose importante, séduire c’est rester soi-même sans chercher à se contrôler à tout prix. Ainsi, vous serez authentique, tout entier impliqué et concentré sur le moment présent.

 

 

 

Interview de B. Netanyahu par L. Haim

http://www.youtube.com/watch?v=78mrZYNqwGc

Voici mon analyse du langage non verbal du Premier ministre israëlien, B. Netanyahu interviewé par la journaliste d'i-télé L. Haïm. 

Mon objectif est de confirmer ou d'infirmer la cohérence du discours verbal avec le langage non verbal du Premier ministre. C'est également de voir s'il y a un ou plusieurs moments clés lors de cette entrevue. 

Sur la gauche, le time code correspondant à la vidéo de Youtube (mise en ligne par i-télé), suivi par mon analyse. 

Je précise que l'éthique du synergologue assure au lecteur une analyse impartiale et objective, dénuée de tout intérêt politique.

Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser un commentaire, ou de m'adresser un mail pour me faire part de vos remarques.

24 sec. = Pour débuter, j'observe les remerciements sincères de LH envers le Premier ministre israélien BN, pour avoir autoriser l'interview selon les règles éthiques précises. LH montre son profil gauche à son vis à vis, lève ses sourcils et hoche plusieurs fois la tête pour appuyer ses remerciements. Les sourcils illustrent le rapport aux autres et le profil gauche le lien respectueux établi.

29 sec. = BN a son épaule droite plus haute que la gauche et sa tête penche sur sa gauche. Cette posture indique que BN est également dans le lien avec la journaliste mais avec une envie de convaincre. Noter que le côté droit de son visage est d'ailleurs plus expressif que le gauche, moins figé. 

33 sec. = "(...) on ne reçoit pas les questions en avance" confirme BN avec un haussement de sourcils pour appuyer son propos. 

48 sec. = "Peut-on faire l'interview en français ou en anglais ?" demande LH, BN dans les starting blocs penche sa tête à droite et monte son sourcil gauche. Une posture qui montre que l'anglais est la langue dans laquelle il aura un meilleur contrôle de son discours. Le sourcil gauche nous indique qu'il se met - lui - à distance et qu'il va maintenant parler en tant que Premier ministre, non plus en tant que "simple" citoyen israélien.

1mn 03 = LH toujours dans le lien (elle estime son vis à vis) puisqu'elle lui présente toujours son profil gauche, quant à BN est en mode "analyse", "contrôle", en présentant son profil droit. Noter également la lèvre supérieure droite qui remonte et provoque ainsi une tension dans la partie droite de son visage. Il nous indique ainsi qu'ils vont aborder des sujets complexes et sensibles et qu'il est nécessaire de les analyser en prenant de la hauteur.

1mn 11 = Lorsque BN dit qu'il regrette ce qu'il se passe dans la bande de Gaza, il nous montre de la culpabilité. Il regarde LH avec son profil droit, le menton baissé et la tête légèrement penchée sur sa gauche. Sa posture est cohérente avec son discours.

1mn 38 = BN évoque les roquettes tirées par le Hamas via des sites civils. Son corps part alors vers l'avant à droite. C'est une attitude qui traduit de l'agressivité ou tout au moins une envie de dénoncer avec force l'attitude du Hamas. 

Toujours évoquant les civils, c'est la main gauche qui est en mouvement. La main gauche est la main de la spontanéité. Son corps nous dit que BN regrette que des civils soient pris en otage par le Hamas.

2mn 14 = Nouvelle culpabilité du Premier ministre israélien (profil droit, menton baissé et tête penchée sur sa gauche).

3mn 10 = Lorsqu'il évoque l'action d'Israël, BN a le corps penché sur sa gauche, cela traduit de la réserve. Il sait que l'action d'Israël n'est pas populaire alors il la joue "profil bas". Lorsqu'il parle du Hamas, son corps repart en avant sur sa droite et fait montre d'une certaine agressivité, de stress. Les deux sourcils levés, BN n'a de cesse de vouloir communiquer, justifier l'action de son armée.

6mn 34 = BN place l'antisémitisme au même niveau que le Hamas, son corps adopte strictement la même posture : devant à droite.

7mn 51 = Voici un moment clé et cohérent avec le discours et les actes de l'armée israélienne. LH demande à BN "quand le monde pourra-t-il voir la paix entre Israël et les palestiniens" ? BN répond : "dès que les palestiniens reconnaissent l'état d'Israël", le corps de BN illustre une certaine culpabilité (cf plus haut) et il poursuit ainsi : "mais le Hamas qui appelle à notre anihilation (...)" et là, sa tête exprime la crainte, le rejet, en penchant côté droit, en regardant LH de son profil droit et avec le menton baissé. Le Premier ministre confirme ainsi que tant que le Hamas sera présent dans la bande de Gaza, il y aura peu d'illusion à se faire. 

Le discours verbal était donc cohérent avec le langage non verbal, souvent récurrent d'ailleurs pour ce dernier quant aux postures adoptées mais aucun hïatus de communication. 

C'est le destin ?

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Voici une photo sur laquelle je suis tombée sur Twitter. L'objectif de ce tableau de "gueules cassées" est de dénoncer les ravages de la drogue sur le physique. Après le choc visuel encaissé, un détail m'a sauté aux yeux. Un détail qui se retrouve sur chaque visage... je vous laisse y jeter... un oeil, quelques instants.

Voici la même photo avec LE détail commun à chacun (carré noir) :

 Gueules cassees

L'oeil gauche sur chaque photo prise avant leur tragique chute est plus petit que l'oeil droit. Et alors ?

L'hémisphère droit du cerveau contrôle la partie gauche du visage et du corps, l'hémisphère gauche contrôle la partie droite du visage et du corps. Et alors ? 

Lorsque le langage du corps s'exprime par notre côté droit, nous sommes en contrôle. Le côté droit représente les autres, les valeurs négatives, le danger... Lorsque nous nous exprimons avec notre côté gauche, nous mettons en avant notre spontanéité, le passé, la famille, la sécurité. Et alors ? J'y viens doucement...

Lorsqu'une émotion est ressentie avec force dans le temps, le corps en conserve des traces. Cet état de fait est particulièrement visible dans les yeux. Ainsi, lorsque l'oeil gauche est plus petit que son vis-à-vis qui lui est régulier, la personne vit un stress émotionnel. Ce peut être un signe de dépression lorsque cette particularité s'inscrit dans le temps.

Et alors que m'apporte l'observation de ces photos ? Tout d'abord qu'il a dû se passer quelques années entre les avant-après et que chaque personne présentait l'oeil gauche plus petit que l'oeil droit, qui lui était régulier. Egalement que la partie droite des visages avant est comme figée (partie droite qui représente également le monde extérieur, l'environnement), inexpressive alors que le côté gauche est plus marqué, voire l'extérieur gauche de la bouche est même tombant.

Soyez attentifs, ce peut être un simple stress émotionnel passagé, ce peut être également un signe de dépression si ça perdure.

NOUS ne sommes PAS des PSY ! Cependant…

NOUS ne sommes PAS des PSY ! Cependant…

Lorsque nous abordons la Synergologie et l’analyse du langage corporel avec une personne, une des premières remarques qui nous est faite est : vous faites un peu de psychologie finalement ? Et là, il faut mettre les 2 pieds sur le frein. Le plus simple est de poser la question suivante et de tenter d’y répondre tout aussi simplement :

Quelle différence faisons-nous entre psychologues et synergologues ?

L’axiologie est différente. L’objet de la psychologie est l’étude du comportement humain sous tous ses aspects psychiques, normaux ou pathologiques. Le rôle d’un psy est d’analyser des situations, de repérer des problèmes ou encore de franchir des caps éprouvants (source : psychologies.com). Son objectif est d’aider les personnes à aller mieux.

L’objet de la synergologie est d’analyser la structure du langage corporel, de décoder le langage non verbal. Le rôle du synergologue est triple :

-       Comprendre l’émotion,

-       Installer la relation sur la base de l’authenticité,

-       Qualifier le comportement.

De fait, la synergologie s’exclut du champ de la thérapie mais s’inclus dans celui de la communication.

Un exemple pour illustrer cette GRANDE différence :

Un patient en grande détresse psychologique consulte un psychologue afin de trouver un moyen de s’en sortir. Pour le psy, il s’agira de restaurer l’équilibre psychologique de son patient. En revanche le synergologue va trouver une congruence entre le langage verbal et le langage non verbal. Factuellement, le patient est authentique d’un point de vue synergologique. Exprimé différemment, le synergologue observe que le langage non verbal du patient coïncide avec son état psychologique du moment.

Posons le problème à l’inverse. Un cadre RH fait appel à un synergoloque afin d’améliorer sa prise de parole en public, notamment lors de réunions. Le synergologue identifie, grâce au langage corporel de la personne, un épuisement professionnel et l’invite à consulter un psychologue.

NOUS ne sommes PAS des PSY ! Cependant… les deux disciplines sont connexes, complémentaires.

Suivez-moi sur Twitter : @FrantzBAGOE, ou contactez-moi par mail : frantz.bagoe@gmail.com

 

Le TOUCHER, un sens à ne pas négliger

Le TOUCHER, un sens à ne plus négliger pour atteindre ses objectifs.

Selon les cultures, le toucher peut paraître intrusif, chaleureux ou intime.

Cependant, il est commun à tous depuis les primates jusqu’à notre progéniture. Le toucher stimule des nerfs directement reliés au cerveau, en particulier le cortex insulaire. Le cortex insulaire joue un rôle  dans diverses fonctions, principalement liées aux émotions et à la régulation de l’homéostasie. Son rôle est donc impliqué dans les fonctions limbiques. Le cortex insulaire interviendrait notamment dans le dégoût, la dépendance ou encore la conscience. Ces fibres nerveuses sont particulièrement nombreuses sur la face interne de l’avant-bras.

Si la pression exercée par les doigts sur cette zone de l’avant-bras est suffisamment subtile, cette pseudo caresse sera ressentie comme un contact plaisant, doux et bienfaiteur.

Au niveau du subconscient, ce contact nous rappellera les mêmes sensations ressenties lorsque nous étions des bébés et que notre père ou notre mère nous prodiguait cette caresse.

Le toucher est la forme la plus importante de communication subliminale.

Si vous êtes serveur dans un bar, c’est +3% de pourboires en plus ; si vous êtes restaurateur, c’est 60% de commandes du plat suggéré en plus ; si vous êtes commercial, vous augmentez vos chances de signer le bon de commande ; enfin si vous souhaitez séduire, vous augmentez vos chances de +10% de repartir avec le numéro de téléphone de la personne.

Dans un objectif plus altruiste, vous donnerez l’image d’une personne chaleureuse et bienveillante.
Mais attention à ce que la pression exercée ne soit pas trop forte, le résultat obtenu sera à l’inverse de celui escompté. Car une pression trop importante et trop longue sera perçue comme une envie de dominé, et là le circuit de la peur sera activé et l’attitude suivante sera de la défense.

Alors pensez à utiliser le TOUCHER pour atteindre vos objectifs, mais avec bon sens et subtilité.

Réf. « subliminal : how your unconscious mind rules your behavior » by Leonard Mlodinow ©2012 et wikipédia

Speed dating

https://www.youtube.com/watch?v=QNkb0Om-7bw

Speed dating 1      Speed dating 2

Qu'est ce qui fait que ça peut marcher ou pas lors d'un speed dating ? Pour lui ? Pour elle ? Pour les deux ? Question de POSTURE !

Si les deux personnes ne sont pas venues là par hasard, elles n'ont peut être pas les mêmes motivations non plus. Si le visage va s'efforcer de communiquer verbalement, le corps lui, va traduire l'intention réelle de la personne.

Sur toute la vidéo, et là sur une copie de l'image à 2'54, l'attitude de la jeune femme ne se modifie pas d'un pouce et ce, quelque soit son vis-à-vis. Elle se protège en adoptant une posture qui, pour un oeil non averti, peut paraître tenir de la bienséance. Peut être également justifiée par le fait qu'elle porte une bien petite jupe courte ? Et rouge d'ailleurs... ce qui met une grosse pancarte "attention danger" à l'attention des prétendants. Inconscient ça met sur la réserve.

POSTURE DEFENSIVE donc, jambes croisées assez hautes et poignets croisés également. Les mains se croisent également devant les genoux, ce qui est également une protection. Son buste est droit. Il n'est ni en arrière, ni en avant, ni à droite, ni à gauche... il est droit ! Sans avis, sans intérêt, sans opinion, neutre. Son buste est stoïque alors que son visage se veut expressif.

Maintenant, portez une attitude particulière à la jeune femme en arrière plan (3'21, deuxième copie image). Son attitude corporelle est bien plus avenante, avec le buste porté vers l'avant ce qui traduit un intérêt réel à la conversation. Les jambes aussi sont détendues, les pieds à plat, la personne est assise "normalement". Je reconnais volontier qu'elle porte un jean mais jusqu'à preuve du contraire, un jean n'empêche personne de croiser ses jambes... Nul doute qu'elle a plus de chances de repartir accompagnée après la soirée. 

Enfin, regardez également l'attitude des deux hommes (en 1er et 2nd plan), ils ont la même attitude positive qui traduit une volonté de créer un lien vers l'autre. Bustes penchés en avant, vers l'autre, bras et mains détendus, les jambes positionnées correctement, naturellement. 

Alors ma question : la juppette rouge est-elle là pour la téléréalité, son quart d'heure de gloire et la flatterie de son ego ou bien pour faire une belle rencontre ? Question d'authenticité...

"sois toi-même, les autres sont déjà pris" - Oscar Wilde

Interrogatoire de Thomas Cogdell, 12 ans

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7/08/2006 à Camden – Arkansas – USA 

Le corps de Keily 11 ans est retrouvé sans vie chez elle, un sac plastique sur la tête alors qu’étaient présents sa mère et son frère. Pour les détectives, personne n’a pu entrer pour tuer la fillette. Le meurtrier est donc son frère Thomas, 12 ans, car quand la police arrive sur les lieux, il est calme alors que sa mère, Melody, est hystérique. Sous la pression policière, Thomas avoue et est incarcéré. 2 ans plus tard, la Cour Suprême casse le jugement au vu dont l’interrogatoire s’est déroulé.

Comment les policiers ont pu être aussi aveugles face à la communication non verbale de Thomas ?

Vidéo #1 issue du reportage de O. Pighetti, F. Kaufinger et A. Tenowich pour ©Piments Pourpres Production

On devine aisément les sourcils de la tristesse en forme de vagues, pas de tension dans son corps, ni sur la bouche. A 11 sec. lorsque le policier entre et lui sert la main, la tête du garçon fait un léger mouvement de recul. Ce mouvement confirme la peur que lui inspire la police, l’autorité en tant qu’institution. Thomas saisi un à un chaque doigts de sa main droite, puis de sa main gauche. Le corps traduit alors le fort stress de la situation. Et qui ne le serait pas à sa place ? Sa tête est penchée sur sa gauche, le garçon est donc dans le lien avec le policier, il n’est pas en contrôle de lui-même comme nous pourrions le penser s’il eut été le meurtrier.

Vidéo #2 

Sa spontanéité est confirmée par le fait que sa main gauche se pose sur sa main droite, toujours sans tension. A 27 sec. lorsque le policier lui demande « qui peut être le meurtrier à part lui, si ce n’est pas sa mère », le garçon lui répond que ce n’est pas lui, tout en faisant le signe « non » de la tête (il commence le mouvement par sa gauche). C’est un « non » sincère. A 34 sec. lorsque le policier lui repose la question, Thomas lui répond de la même manière et son mouvement de tête est plus appuyé encore. A 49 sec. le policier lui demande d’avouer pour qu’il se sente mieux. Le garçon porte alors sa main gauche à son front, toujours la tête penchée sur sa gauche, ne sachant pas comment traduire plus fermement et avec des mots son innocence. Sa main droite va en direction du détective, paume perpendiculaire au sol, recherchant le lien avec son vis-à-vis. Bis repetita placent à 53 sec et 56 sec. mais le détective n’a toujours pas ouvert les yeux.

Au vu de cette vidéo, il est donc primordial de rechercher la vérité et non le mensonge. Un bon questionnement, simple et factuel, aurait permis à ce détective d’éviter 2 ans de prison à ce garçon…

Synergologie : une discipline critiquée ?

La critique est nécessaire pour faire débat, pour poser des questions et faire avancer, remettre en cause voire apporter de nouveaux éclairages. C'est un réel enrichissement pour la discipline. Mais comment devons-nous réagir face à une critique acerbe et dénuée de vérification qui nous assimile à des charlatans en profitant de la vague behavioriste ?  J'ai parcouru un certain nombre de blogs d'experts en communication non verbale, d'universitaires, d'éthologues, de coachs et autres dont les connaissances reposent sur leur discipline scientifique pour les uns, sur le néant pour les autres ! La gesticulation rhétorique est une réelle activité pour ceux qui essaie d’exister, mais il me semble nécessaire d'éclairer quelques lanternes pour les non initiés qui souhaitent plus de clareté, et ainsi éviter de facheuses amalgames.

Les synergologues font de la recherche durant de longs mois pour explorer, développer, confirmer ou infirmer des concepts issus de l'observation de centaines de vidéos ou encore de protocoles qu'ils ont mis en place pour observer in situ ces concepts. Ces travaux ont l'intérêt de constituer un apport qualitatif à la discipline et personne n'a encore réussi à les contre argumenter.

La scientificité de la synergologie repose sur le contrôle de l’information qu’elle présente. Ce contrôle peut être effectué à trois moments :

- 1 - le mode de recueil des données,

- 2 - la nature des propositions émises,

- 3 - le mode de validation des propositions.

Pour être certain que toutes les observations synergologiques soient objectives, la synergologie se sert, chaque fois qu’elle le peut, du critère de falsifiabilité mis en œuvre par Karl Popper (Cf : Popper, K. (1972) la logique de la découverte scientifique, Payot).

Pour lui, une théorie n'est scientifique qu'à la condition expresse que ses vérités puissent être contestables par l'observation. C'est donc la possibilité de réfuter par l'expérience (ou "réfutabilité") qui fait la valeur de la scientificité de la proposition. Une théorie est scientifique si elle peut être "mise à l'épreuve", si elle est "testable" ou "réfutable".

Prenons un exemple : 100 000 cygnes blancs sur un lac ne permettent pas de dire que la proposition « tous les cygnes sont blancs » est une proposition vraie. En revanche un seul cygne noir sur un lac permet de dire que la proposition "tous les cygnes sont blancs" est une proposition fausse.

Ainsi l'attitude scientifique proposée par Popper est une attitude critique qui ne cherche pas des vérifications mais plutôt, au contraire, des tests qui peuvent réfuter la théorie.

Un petit tour sur le site officiel pour approfondir : http://non-verbal.synergologie.org/nonverbal/synergologie/scientificite-de-la-synergologie

Enfin, remettre en cause l'importance voire l'existance même du langage non verbal, c'est nier les travaux de Darwin, de Joe Navarro, de Paul Eckman pour ne citer que les plus connus...