stratégie de communication

Emma Cosse et l'affaire Baupin : entre pudeur et intransigeance

Emmanuelle Cosse a 41 ans, journaliste, conseillère régionale d’Ile de France depuis 2010, secrétaire nationale d’Europe Ecologie Les Verts entre 2013 et 2016,  Ministre du logement et de l’habitat durable depuis 02/2016.

Titulaire d’un DEA de droit public économique, elle a enseigné à la faculté de droit.

Emmanuelle Cosse est aussi la mère de jumeaux depuis 2013 dont le père est Denis Baupin (son aîné de 12 ans), vice-président de l’Assemblée Nationale (il a démissionné depuis) auquel elle est mariée depuis 2015.

 

La politique, le pouvoir et la vie de couple ne font pas bon ménage.

Rappel des faits : Denis Baupin aurait adressé des SMS à caractère sexuel et pornographique à au moins 13 femmes. Ces faits remontent jusqu’en 1990. Une enquête est en cours afin de confirmer/infirmer les accusations d’agression et de harcèlement sexuel.

 

C’est sur France Inter, le 10 mai dernier, qu’Emmanuelle Cosse a dû aborder cette affaire. L’émission était programmée depuis longtemps, la Ministre ne s’est pas défaussée. Il lui a fallu néanmoins adapter (consciemment et inconsciemment) sa communication.

Sa ligne de défense est double : se montrer factuelle et renvoyer toute question projective vers la justice en cours, et en montrer le moins possible sur ses émotions.

 

L’objectif de cet exercice, dont elle se serait bien passée, était de préserver sa pudeur, sa dignité et l’équilibre vie privée/vie publique. Pour cela, Emmanuelle Cosse peut s’appuyer sur sa capacité d’analyse et son aisance discursive.

 

Cependant, son corps nous donne une autre lecture…

 

Ce qui saute aux yeux, c’est la position de son buste. Il est penché sur sa gauche, presque avachi et c’est son coude gauche qui le supporte. Cela ne démontre pas vraiment une envie franche d’échanger sur le sujet. Elle nage en eaux troubles et nous indique dès à présent, que son avis sur l’affaire n’est pas tranché. Ce n’est pas son habitude d’adopter cette position dans l’espace. Elle est plutôt droite et dirigée vers l’avant avec l’envie de débattre.

 

Ensuite, c’est son regard qui interpelle. Il est très fréquemment dirigé vers le bas, le centre ou sur sa gauche, ce qui lui permet de se protéger du monde extérieur. Elle peut ainsi réciter un discours : « (…) cela doit se régler devant la justice, que cela soit avéré ou non. »

Les moments où son regard revient dans celui de l’autre, c’est lorsqu’elle prononce des mots comme « violences faites aux femmes », « combat politique », « transiger », « harcèlement », « faits d’une extrême gravité »…

 

La main active est la droite, elle caractérise une volonté de contrôler son discours. C’est facile à comprendre et à mettre en application lorsqu’on sait que les griefs ne la concernent pas elle directement. Cependant, la main gauche s’active quand justement elle est mise personnellement en cause. A 3 min. 06, lorsque le journaliste évoque « en mai 2015, la mise en place d’une adresse de signalement et que vous auriez demandé à être la seule destinataire (…), » c’est bien sa main gauche qui prend le relais.

 

Un autre item important est l’axe de tête : rotatif droit + latéral gauche + sagittal inférieur.

Rotatif droit, EC regarde avec son hémi visage droit, c’est donc son hémisphère gauche qui est privilégié. Ce qui confirme cette volonté de rester pragmatique, dans le contrôle. Son sourcil droit qui est souvent relevé confirme cette volonté.

Latéral gauche, EC a sa tête penchée sur sa gauche, elle est donc dans le lien relationnel et invite à une certaine empathie (voire sympathie) mais son axe précédent l’empêche d’être dans « l’abandon », l’émotionnel.

Sagittal inférieur, son menton est bas, dans la continuité de son regard et illustre une certaine pudeur, de la gêne, voire de la culpabilité.

 

Si Emmanuelle Cosse a su faire preuve de dignité face à cette affaire, nous observons que son corps illustre parfaitement son ressenti à un niveau plus personnel. Cette phrase illustre parfaitement cette interview et notre analyse : « je suis une femme qui peut être touchée par ce qu’il se passe, mais je suis aussi Ministre du logement. (…) Que tout le monde comprenne bien que je fais la part des choses, en ce qui peut concerner mon conjoint et ce qui me concerne moi. »

 

http://www.franceinfo.fr/emission/l-interview-politique/2015-2016/accusations-de-harcelement-contre-baupin-ce-debat-doit-avoir-lieu-devant-la-justice

 

Emma cosse

 

 

 

 

 

Me Berton où la stratégie du consensus

Me Berton était sur le plateau de D. Pujadas avec comme objectif, la justification de la tenue d'un procès.

Précédemment, nous avions vu que Me Mary n'était pas très à l'aise pour assumer son rôle d'avocat d'Abdeslam, et ce malgré une faculté d'adaptation indéniable.

Voyons maintenant qu'en est-il de M Berton.

 

Avez-vous hésité avant d’accepter d’être l’avocat de Salah Abdeslam ?

Le corps de Me Berton est tonique, son buste dirigé vers l’avant avec les mains jointes et les index en pistolets suggèrent une volonté de se protéger mais aussi de répliquer, de se justifier. Ce qu’il va faire en prenant le temps de chercher les mots justes, pour ne pas heurter les français mais plutôt pour leur expliquer. Malgré tout, une fois sa justification terminée, la bouche va rester fermée pour ne pas trop en dire non plus (la protection).

 

Dans ces cas-là, l’homme, vous, s’efface complètement devant l’avocat ?

Petit rictus sur « on assimile l’avocat au client » pour gérer la tension. Puis la plaidoirie se poursuit en renforçant le rôle de la Justice, grâce à la main droite qui s’active. De même que sur le mot « procès », la paume de la main est dirigée vers le haut en signe d’ouverture, de consensus indiscutable. Me Berton poursuit même avec les mains s’avançant vers le peuple, paumes face à face, arguant que Salah Abdeslam pourra apporter les réponses aux questions légitimes que tout le monde se pose.

 

Vous l’avez rencontré pendant 2h vendredi, vous l’avez accompagné aujourd’hui devant le juge est-ce un homme qui a conscience de la gravité des faits ? Est-ce un homme qui a des remords ?

Me Berton n’en sait finalement absolument rien : « je pense que s’il a des remords… ». Par rapport à la justification des actes, l’avocat en reporte l’entière responsabilité sur son client.

 

Vous avez déclaré qu’il était effondré, abattu, quelle est votre réaction face à Mme Correia ?

Me Berton est dans l’empathie, sa main gauche vient humaniser sa plaidoirie et la nécessité de tenir un procès. Me Berton est là pour faire de la pédagogie en dépit l’émotion que suscitent ces actes terroristes.

 

Quand vous l’avez rencontré, vous a-t-il dit qu’il était décidé à coopérer, à donner des informations sur les recruteurs ?

Même question que précédemment à laquelle la réponse est identique. Me Berton espère que son client s’expliquera - « cette participation, il l’expliquera » est placé à l’extérieur par sa main droite (futur). « Il dira avec qui, comment, pourquoi… » est placé à gauche (passé) mais avec les deux mains qui souhaitent faire le lien entre le terroriste et les espoirs des victimes.

 

Toute la stratégie de cette intervention de Me Berton est de montrer à quel point les extrémités ne sont pas audibles dans un Etat de Droit. On ne guillotine plus en France. Le procès du terroriste se pose alors en consensus évident. Et contrairement à son homologue belge, Me Berton assume totalement son rôle d’avocat de la défense dans ce dossier.

 

Franck berton 1

Lien : http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/enquete-sur-les-attentats-de-paris/video-frank-berton-avocat-francais-de-salah-abdeslam-la-justice-elle-se-rend-quand-on-comprend-les-choses_1425337.html

 

Le Don de soins est Vital !

Quel que soit le groupe d’individus ou le contexte (professionnel ou personnel), il suffit d’une seule personne qui n’est pas en accord avec elle-même pour provoquer une situation conflictuelle.

 

Est-ce si compliqué de vouloir agir avec bienveillance, sans intérêts égoïstes ?

Quand je regarde avec plus que de l’envie « burning man », je me dis que je me dois d’être optimiste. Cependant, je ne peux m’empêcher de me poser cette question : qu’est-ce qui pousse cette personne à agir de cette façon, quitte à créer un conflit voire à se montrer violent ?

 

Nous avons tous des besoins affectifs fondamentaux, universels, qui, s’ils sont globalement comblés  font de nous des êtres équilibrés et sains. Grosso modo, ces besoins sont au nombre de 3 :

- le besoin d’appartenance,

- le besoin d’autonomie,

- le besoin de compétence.

 

Pour y répondre, il y a les personnages d’attachement. Ce sont les parents ou encore les personnes qui représentent un rôle majeur pour l’enfant au niveau affectif.

Des études ont montré que les bébés sont capables de s’attacher à des gens même s’ils ne les nourrissent pas. Ça peut sembler étonnant, voire être contre nature, mais il faut savoir que c’est l’instinct de survie qui guide les nourrissons, le besoin de protection (qui se confond à celui d’appartenance) d’un groupe qui leur permettra de survivre et de se développer. Les bébés adoptent pour ce faire des stratégies comportementales inconscientes qui leur permettent de signifier ce besoin d’apaisement. Charge à l’adulte d’y répondre (ou pas !).

 

Comment ces stratégies se manifestent-elles ?

L’enfant exprime la colère, la tristesse ou la peur par des pleurs. Ces émotions sont des régulateurs qui vont stimuler l’adulte à venir rassurer l’enfant. Une fois calmé et sécurisé, les parents pourront à nouveau s’éloigner puis l’enfant se retrouvera à nouveau en insécurité et le processus se répétera.

 

Comment ce processus peut-il être décrit ?

L’apaisement est provoqué par la tendresse, par l’affection et la valorisation mais aussi par le timbre de la voix (plus grave), par le toucher (la caresse), par les odeurs. C’est ce qu’on appelle le « don de soins ». Il influe directement sur le cerveau, notamment sur la sécrétion de bêta-endorphines (opioïdes endogènes, c’est-à-dire fabriqués directement par le cerveau) qui vont générer un état de bien-être.

A l’âge adulte, cette recherche d’apaisement passe par différents moyens plus ou moins acceptables, licites et sains (alcool, drogue, sexe, sport, travail, nourriture, argent…).

 

« Ce système fonctionne du berceau à la tombe » disait Bowlby.

 

Ce lien d’attachement envers les parents (généralement) évolue ainsi avec le temps vers des amis intimes, des partenaires.

 

Quelles conséquences pour le développement de l’enfant ?

Elles sont extraordinaires et il ne faut surtout pas les sous-estimer mais bien les mettre en valeur et les diffuser à tous. Le don de soins augmente les capacités cognitives, émotionnelles, de résistance au stress, d’adaptabilité et d’empathie par un réseau plus performants de neurones miroirs.

 

A contrario, certaines circonstances font que tout le monde n’a pas la chance de bénéficier de cette bienveillance parentale. L’enfant doit alors se construire avec ce déficit d’apaisement et se retrouve à gérer comme il le peut certaines peurs subsistantes, qui peuvent rester à un niveau peu handicapant mais aussi basculer dans la pathologie (TOC, phobies, anorexies, etc…). Les stratégies adaptatives que va mettre en place la personne, pour être socialement acceptée, vont se retrouver dans la gestuelle et dans le langage non verbal.

Gardons à l’esprit qu’au niveau de l’inné, le tempérament va jouer un rôle prépondérant dans cette façon de s’adapter. Certaines personnes sont plus réactives que d’autres, plus impulsives, plus émotives…

 

Pour l’exemple du stress/peur/colère, les gestes associés peuvent être :

- l’objet que l’on frappe sur la table,

- la forte pression exercée sur un stylo que l’on tient,

- dissimuler une main ou un objet,

- lancer ses cheveux vers l’extérieur,

- essuyer une frange de cheveux,

- certains mouvements de bouche comme la lèvre inférieure descendante qui découvre les dents du bas (peur), ou encore la lèvre supérieure ascendante (agressivité).

 

Apprendre à identifier et à interpréter ces gestes va permettre de (faire) conscientiser et de (faire) verbaliser l’émotion ressentie.

« Ce qui est à l’extérieur n’est plus à l’intérieur », le niveau de stress/peur/colère pourra ainsi s’abaisser sensiblement.

 

Le gain en Assertivité sera perceptible tout comme l’affirmation de Soi, la confiance en Soi et l’estime de Soi !

Est-ce si compliqué de se dire que quoiqu’il puisse arriver, il est VITAL de faire « don de soins » à ses enfants et lutter ainsi contre l’individualisme un peu trop répandu aujourd’hui ?

 

Biblio. :

B. PASCAL, « la théorie des schémas », ed. Elsevier Masson

AINSWORH, « infancy in Uganda, infant care and growth of love », NY : the Johns Hopkins Press (1967)

 

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Quel est le profil gestuel de François Hollande ?

Globalement, François Hollande est apparu ce jeudi plutôt « en jambes », comme on dit dans le sport. Attitude dynamique, manifestant une volonté d’offrir l’image d’un Président dans l’action, sachant précisément là où il veut mener la France.

Cependant il a dû composer avec 4 invités de profils différents - et donc s’y adapter - mais également avec un style d’interview qui rappelle le jeu du méchant flic et du gentil flic (on appréciera… ou pas), ce qui contribue à susciter un certain manque de respect afférant à sa fonction (note personnelle).

Il m’est apparu intéressant de dresser son profil gestuel et voir les gestes qui font de lui une personne normale, ou encore ceux qui génèrent de l’incompréhension et parasitent son discours.

Commençons par les gestes qui le rendent si normal :

Juste avant d’évoquer les « aléas du chômage », vous pouvez voir une expression de peur avec les yeux écarquillés, les sourcils très haut, le blanc des yeux visibles sur la partie haute et les dents du bas bien visibles.

Ensuite, et comme nous l’enseignons en Synergologie, les valeurs qu’il rejette sont placées sur sa droite, voir à droite de sa droite. C’est le cas lorsqu’il assène un « je ne vais pas céder à la rue ! » Il n’apprécie pas ce mouvement de contestations qui vient se greffer à ce climat social et sécuritaire délétère, d’autant que ça le fragilise politiquement.

De même avec les « critères boursiers » qu’il place à droite ou encore avec le « prosélytisme ».

A l’évocation du SMIC, sujet qu’il semble maîtriser, son torse (son ego) vient bien en avant.

Ensuite, nous pouvons voir que lorsque la colère le ronge mais qu’il se doit de rester impavide, cette émotion ressort par son sourcil gauche qui se contracte subrepticement.

Lorsqu’il s’impatiente face à la longueur des arguments des invités, ce sont les doigts de sa main gauche qui tapotent la table. Ou encore il a des gestes de préhension (manipulation du stylo) pour gérer le stress qu’il sent monter.

Nous pouvons aussi remarquer que son regard est expressif. Par exemple, envers Léa Salamé qu’il regarde essentiellement pour prévenir tout débordement de sa part, ainsi que sa tête qui s'écarte pour fuir celle qu’il semble ne pas apprécier.

De même que son regard se durcit à l’évocation d’Emmanuel Macron et de ses sorties.

A la lumière de ces items, nous voyons bien que François Hollande sait être naturel et montrer qu’il est un homme normal.

 

Maintenant, voyons quels sont les gestes qui polluent son discours aujourd’hui :

Restons avec ce regard si évocateur, si expressif. Il peut être un allié mais jouer également les traître, surtout lorsqu’il s’agrandit pour rechercher l’approbation des journalistes. Se faisant, ce n’est pas l’invité qu’il a en face de lui qu’il veut convaincre, ce sont ces 2 flics dont il ne sait s’ils jouent pour ou contre lui. Ce sont eux qui ont le pouvoir de relayer son message…

Les gestes qui le desservent sont essentiellement basés sur ses mains. Ils contribuent à son image de « mou ». Ses mains sont inexpressives, ce qui n’excluent pas qu’elles soient participatives mais ses paumes sont très souvent tournées vers lui, vers son torse, son ego. Se faisant, il est un être ego centré qui met une distance vis-à-vis des autres.

Ainsi, ses gestes ne sont pas naturels, surtout lorsqu’ils accompagnent le « je » ou le « vous ». François Hollande désigne l’autre non pas avec son index, mais avec la face externe de sa main (en bouclier), ce qui est assez étrange et cette étrangeté est effectivement perçue par l’autre.

 

Ainsi, François Hollande se distancie des autres avec les paumes de ses mains tournées vers lui, en une bulle protectrice. Cependant, ce geste est devenu tellement stéréotypé et placé à « toutes les sauces », qu’il parasite le discours et en fait une personne peu encline à la franchise.

 

Hollande

 

 

Questionner ? Pour faire quoi ?

Questionner, est-ce essentiel ?

 

Tout au long de notre vie, nous apprenons des conséquences de nos comportements. Nous sélectionnons le comportement approprié en fonction des résultats précédemment observés. Ce sont des stratégies adaptatives.

Elles génèrent des pensées automatiques (ou ruminations) qui ont un impact soit positif, soit négatif sur notre propre évaluation et donc sur notre confiance en soi, notre estime de soi.

Nous nous forgeons/construisons des représentations/images inconscientes de notre valeur personnelle, notre capacité d’autonomie, notre régulation émotionnelle. Ces représentations inconscientes ont des répercussions sur notre langage corporel. Nous serons plus démonstratifs ou plus introvertis, plus éloquents ou plus timorés, nos gestes seront plus « ronds » ou plus « saccadés », réalisés avec amplitude ou plus proche de notre corps.

Le geste est donc pré-verbal, le décoder c’est pouvoir lire la phrase avant qu’elle ne soit écrite. Faire un geste semble anodin, mais c’est déjà le début du processus cognitif, avant que la pensée ne passe à la phase consciente pour être ensuite verbalisée.

Concomitamment à ce décodage du langage corporel, et pour affiner notre interprétation, la part du questionnement est primordiale. En plus d’une écoute active et empathique, nous utiliserons la reformulation, la « flèche ascendante » et le questionnement Socratique.

La reformulation, c’est de la reformulation… (sic) pas grand-chose à expliquer.

Le questionnement en « flèche ascendante » permet de repérer les pensées automatiques qui surgissent lors de l’évènement stressant, puis de les discuter, de les modifier en leur trouvant d’autres angles de réflexion plus valorisants.

Le questionnement Socratique permet de détourner la pensée génératrice de l’émotion négative, après avoir repéré les prémices erronées et les conclusions qui résultent des ruminations. C’est un type de questionnement didactique.

Enfin, suivant les différents champs de la relation – émotionnel, relationnel, cognitif – la sémantique devra être adaptée en conséquence. Par exemple, si la personne est d’un tempérament plutôt émotionnel, il faudra faire en sorte qu’elle puisse exprimer son ressenti. Chaque verbe employé devra appartenir au registre de l’émotion pour que cela résonne en elle.

Le Meta objectif de cette démarche – vous l’aurez compris - est la création d’une relation Assertive.  

 

Question everything

Annihiler le Stress !!!

Les chiffres sur le burn out sont alarmants et nous connaissons presque tous une personne dans notre environnement proche qui en souffre. Même si ce que recouvre ce terme n’est pas identique pour tout le monde, la certitude est que cette souffrance a son point d’origine dans le stress négatif accumulé dans le milieu professionnel.

 

C’est une conséquence délétère dans le rapport à nous-même et avec notre environnement. Celui-ci se fait de plus en plus exigeant, pressant et intrusif. Les limites entre la sphère professionnelle et privée sont plus floues. Les réseaux sociaux nous offrent constamment cette possibilité de nous comparer aux autres, de quelques pays que ce soit, ce qui peut alimenter voire renforcer une image négative de nous-même.

 

Cette situation poussée aux limites du Système et sans stratégie défensive appropriée et c’est l’épuisement professionnel qui nous guette. Rassurons-nous, ce n’est pas inéluctable et il est tout à fait possible de l’éviter pour autant que nous ayons un bon niveau d’information sur la façon d’y remédier.

Il est préférable de combattre ce stress négatif au moment même où la situation se produit, le cas échéant, notre inconscient va conserver en mémoire cette mauvaise stratégie comportementale de défense et nous la resservira (malheureusement) dès lors que la situation se représentera. C’est le cercle vicieux. Sortons-en !

 

Le stress est un ressenti qui a des répercussions sur notre santé, mentale et physique. Notre attitude pour y faire face est spécifique à nous-même.

 

Les ressources, que nous déployons, sont liées à notre histoire, notre éducation, la façon dont nous avons déjà appréhendé une telle situation, notre estime de soi, notre confiance en soi. C’est une interaction entre l’environnement et nous.

 

Lazarus et Folkman ont montré que l’individu réalise deux tâches face à une situation stressante.

 

La 1ère tâche consiste en une double évaluation cognitive : primaire et secondaire. Elle a pour rôle la stabilité émotionnelle et protectrice.

 

L’évaluation primaire répond à la question de l’enjeu de la situation, du niveau de stress perçu.

Quelle est la perte possible, le préjudice ? Quelle est la menace ? Un rebond est-il possible ?

L’évaluation secondaire porte sur le contrôle perçu et sur les ressources disponibles.

 

La 2nde tâche consiste à établir une stratégie d’adaptation qui portera soit sur le problème, soit sur les émotions.

L’efficacité des stratégies centrées sur le problème dépend du caractère contrôlable de la situation. L’objectif est d’augmenter ses propres ressources pour mieux faire face. Ça veut dire savoir négocier un délai, se donner du temps pour répondre à une sollicitation, rompre avec une relation insatisfaisante, consulter un médecin, développer ses connaissances dans un domaine…

Quant aux stratégies centrées sur les émotions, elles sont efficaces dans les situations où peu d’information sont disponibles. Elles protègent l’estime de soi car ce sont des stratégies d’évitement qui permettent de ne pas affronter le problème mais qui induisent un état dépressif à long terme. C’est par exemple, consommer de l’alcool, des drogues, développer un TOC, faire de l’exercice physique plus que nécessaire, exprimer de façon exacerbée ses émotions, minimiser la situation, nier la réalité  ou encore se dissocier de l’évènement.

 

« Brandstädter et Renner relèvent une meilleure santé mentale chez les personnes capables d’intégrer ces deux stratégies simultanément. Agir pour transformer la réalité (assimilation) puis réviser nos aspirations, leur priorité, leurs valeurs (accommodation). »

 

Les émotions ne sont pas à concevoir indépendamment du processus cognitif, elles sont imbriquées et interdépendantes. Les émotions déterminent ce que nous percevons, ce que nous mémorisons. Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire  que l’effet Koulechov agit à nos dépends. Lorsque nous voyons quelqu’un, en réalité nous interprétons en fonction de notre vécu, nos croyances. La perception est en fait une construction. Nous sommes le peintre qui déposons nos couleurs sur la toile. Le stress que nous ressentons est une déformation probable de la réalité.

 

Ajouter à cela, et pour renforcer cet effet d’amorçage, un biais de confirmation vient mettre son grain de sel dans le Système. C’est-à-dire qu’inconsciemment, nous allons aller chercher des informations chez l’autre qui vont confirmer notre ressenti (faussé, nous l’avons vu, par nos croyances).

 

C’est un cercle vicieux qu’il faut stopper et nous en avons tous le pouvoir, les ressources, de le faire en adoptant un autre angle de vue. Parce que nous sommes compétents pour le faire, parce que ça fait du bien à notre estime de soi.

 

Réf. :

« Améliorer ses stratégies de coping pour affronter le stress au travail » - D. Lucie COTE – Université du Québec en Ouataouais (2013)

http://www.lefigaro.fr/social/2015/01/07/09010-20150107ARTFIG00158-pres-de-deux-salaries-sur-dix-sont-au-bord-du-burn-out.php

https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Koulechov

« Comment développer vos ressources personnelles » – Francis Delvalle (2001)

 

Flou

 

 

Cahuzac "supermenteur" !

« Super menteur » ou comment être un monstre manipulateur.

 

A bien y réfléchir, il faut faire preuve d’un aplomb hallucinant, pathologique même, pour oser mentir au premier ministre ainsi qu’au chef de l’état.

De ce fait, ce n’est qu’une formalité de se lever dans l’hémicycle pour affirmer tout de go : « Non, je n’ai pas de compte en Suisse ».

Pourquoi un monstre de manipulation ? Parce que bien qu’il connaissait le risque encouru, il a cédé à la lâcheté égocentrique pour ne pas affronter les conséquences de ses actes.

Nous nous sommes tous interrogés sur ces signes qui trahissent le mensonge.

Comment a-t-il pu berner tout le monde ? Les médias ? La classe politique ?

 

A y regarder de plus près,  trois items non verbaux flagrants mis bout à bout nous laissent une impression … bizarre.

 

1. La focalisation active du regard. Il fixe son interlocuteur de ses yeux très grands ouverts tel le serpent Kaa dans le livre de la jungle.

Il scrute le comportement induit par ses propos. Avez-vous bien gobé ce truc que je tente de vous faire avaler ?

 

2. Le peu de clignements de paupières, bien moins qu’à la normale qui est d’environ 15 à 20 clignements / minute.

Mais dans son cas, c’est un calculateur dans le contrôle et qui ne laisse pas paraître ses motions. Donc, il ne cligne pas beaucoup des paupières. Ceci étant, cela reste un indice à charge.

 

3. En revanche, ce que personne n’a observé, c’est la façon dont sa main droite tient le micro.

Observez bien : le pouce droit se trouve coincé entre l’index et le majeur.

Est-ce un geste que vous faites souvent ?

J’ai interrogé plusieurs personnes et pas une ne fait ce geste, qui est d'ailleurs très inconfortable.

Quelle est la signification des doigts ?

Le pouce symbolise le « Moi » dans l’environnement. Lorsqu’il est caché, cela traduit une introversion, un retour sur soi.

L’index est le doigt de l’affirmation (au sein d’un groupe), tandis que le majeur représente la créativité (en dehors de la dimension sexuelle).

Ainsi, Cahuzac coince inconsciemment son « Moi » entre l’affirmation de « soi » et sa « créativité » ! C’est-à-dire que l’épreuve qui le touche personnellement doit être mise sur la place publique, mais avec toute la créativité nécessaire à un mensonge de haut vol.

 

Etonnant non ?

 

Cahuzac

Qu'est ce que le Syntonique ?

Les bases du profil Syntonique :

 

Voici la 3ème et dernière figure d’autorité : le Syntonique.

 

"Béni-oui-oui", il est un vil flatteur, un opportuniste qui n’aime pas se dévoiler afin d’éviter tout conflit. 

Valorisez le en sollicitant son avis qui devra être construit et argumenté, parce que même s’il ne le met pas en avant, le syntonique est (normalement) pourvu d’un sens critique.

 

J’en profite pour remercier vivement Marie-Noëlle et Martine dont les travaux m’ont été précieux pour enrichir ces 3 fiches.

 

Je suis également à la recherche d’un rapport qui aurait été réalisé sur la dimension socio affective… s’il existe, je suis preneur.

 

Enfin, je vous souhaite une très bonne année 2016, que vos projets aboutissent et soyez Assertifs, Réflexifs et Empathiques !

 

Le syntonique

Comment reconnaître un VIGILANT ?

Après le Conquérant, voici l’infographie qui trace les bases de la 2nde figure d’autorité : le Vigilant.

 

Vous y trouverez ses peurs possibles, comment le repérer dans un groupe de personnes grâce à son attitude corporelle ainsi que les stratégies à adopter pour le faire sortir de son antre psychologique.

 

J’apporte une précision supplémentaire… dans un cadre professionnel ou privé, dès lors que le groupe est constitué de plus de (disons) 8 personnes, toute tentative de faire s’exprimer un Vigilant peut s’avérer complexe. Non pas qu’il soit timide ou spécialement réservé, mais autant de personnes présentes peut être une source de stress, notamment si elles n’appartiennent pas à la même catégorie socio professionnelle, n’ont pas les mêmes valeurs et exigences (en termes d’éducation, de santé, de curiosité…).

 

Si vous avez un « ours » dans votre entourage, observez-le et essayez de le brancher en aparté sur un sujet qu’il aime, ça devrait aller.

 

Le Vigilant

Comment identifier nos stratégies comportementales ?

Les figures d’autorité sont le reflet des différentes stratégies comportementales que nous adoptons lorsque nous sommes en situation d’échange. Ce sont des stratégies de défense qui ont une ou plusieurs peurs comme point de départ. Elles font échos à nos peurs « primales » qui vont de pairs avec nos besoins non nourris (cf mon article précédent).

Par exemple : une personne est reconnue pour la qualité de son travail, sa hiérarchie le récompense par l’octroi d’une promotion, d’une prime…

En l’absence de reconnaissance, de besoin nourri, le manque va déclencher une peur qui sera décompensée par un comportement adaptatif : une figure d’autorité.

Il y a 9 peurs « primales » (www.enneagramme.com) et 3 figures d’autorités qui sont : le Conquérant, le Syntonique et le Vigilant.

Apprendre à les reconnaître, à les identifier, permet de rassurer l’autre et de le ramener dans un espace plus authentique, propice à une relation où chacun trouve son compte. Cela est vrai dans le cercle privé comme professionnel en gestion de conflit par exemple.

Cette faculté à reconnaître ces attitudes comportementales, vous les touchez déjà du doigt de façon inconsciente. Gardez à l’esprit cette information : « il suffit de 100ms (1/10ème de seconde) pour se faire une opinion assez valide de quelqu’un, à partir d’une photo de son visage, et cela sur les critères d’attractivité, d’amabilité, de fiabilité, de compétence et d’agressivité, et la validité de l’impression ne sera plus augmentée après 500ms (Willis & Todorov, 2006 – Philippe Gouillou, lettre 66 Neuromonaco). »

Voici une fiche qui reprend les items de base du Conquérant. Pour vous entraîner, amusez-vous à trouver dans votre environnement une personne qui aime se mettre en avant, qui n’écoute pas beaucoup ce que vous lui racontez et qui « se la péte » et décryptez le !

Le temps de vous approprier tout ça et vous aurez la 2nde fiche.

Comme je vous l’avais annoncé, je vous remercie de prendre le temps de lire mes articles sur ce site. La fréquentation est en augmentation très significative (+324%), de même que le nombre de pages vues (+265%). En 2014, vous consultiez 1 page en moyenne lors de votre session, en 2015 vous avez consulté 2 pages en moyenne.

Mais qui sont mes visiteurs ? Français pour 41%, USA pour 16% (NY, Californie, Texas, Illinois…), mes amis Quebecois pour 11%, puis la Chine, le Japon, la Russie, l’Allemagne, la Belgique et la Suisse !

Je vous souhaite de passer de très bonnes fêtes de fin d’année !

 

Leconquerant

 

Quel comportement adoptez-vous face à l'autre ?

La Synergologie puise toute sa force dans la reconnaissance des figures d’autorité, des différentes stratégies comportementales de communication.

La base de la Synergologie est de rendre la communication la plus authentique possible afin d’écarter tout risque de non-dits et de mauvaises interprétations.

Ainsi, la relation est saine, la reconnaissance est mutuelle, l’écoute réelle et l’engagement est également mutuel.

 

Cependant, la situation peut être bien différente dans un environnement professionnel, dans une relation de couple, amicale et d’autres encore…

Par exemple, dans un contexte professionnel dont l’objectif est de renouer le dialogue social, suite à une nouvelle stratégie d’entreprise à laquelle les salariés opposent quelques réticences. Tout l’intérêt ici est d’accompagner le changement et de faire comprendre aux salariés le bienfondé de cette nouvelle direction d’entreprise.

 

Mais comment la Synergologie y trouve sa place ?

 

Tout d’abord, il faut savoir qu’à la source de tout comportement sont les besoins !

 

Et l’absence de besoin(s) satisfait(s) remet en cause l’équilibre du système. Ces besoins sont, peuvent être, biens différents selon les personnes. Besoin de reconnaissance, de valorisation, de possession matérielle, d’affection… ces besoins vont de pairs avec leurs peurs associées : peur de reconnaître ses propres besoins, peur de montrer ses émotions, peur du vide intérieur, de la banalité, du conflit, de la non appartenance à un groupe…

 

Si ce ou ces besoins ne sont pas nourris, alors la personne va se focaliser sur ce manque et va rechercher à le combler. Elle ne sera plus en capacité de se concentrer sur autre chose, ni de se projeter de peur d’avoir plus encore à perdre.

Il est donc nécessaire de rassurer cette personne ! Encore faut-il trouver le bon moment, les bons mots et surtout, développer un cadre de confiance et c’est là où la Synergologie apporte ses outils.

En plus des besoins non nourris et de la peur originelle, c’est également la confiance/méfiance qui va entraîner une adaptation de notre comportement.

Ainsi naissent les stratégies comportementales de communication. La personne peut se sentir supérieure à l’autre, inférieure à l’autre ou encore préférer se situer en retrait afin d’analyser.

 

Adopter une de ces 3 stratégies, c’est céder à une communication opaque, aux comportements joués où la relation prime sur l’information.

 

Pour rétablir un cadre authentique, le questionnement va jouer un rôle majeur et va faire verbaliser les peurs et les besoins de la personne. Il est alors primordial de prêter une attention particulière à certains items comme la position du buste lorsque la personne est assise, son état de présence et d’attention, les 3 axes de tête (latéral, sagittal, rotatif), si la personne est dans le contrôle ou la spontanéité, la tonicité du corps, l’amplitude des gestes dans l’espace, le mouvement des sourcils ou encore le clignement des paupières…

Une relation authentique est saine et nourrie les besoins et permet de se projeter et d’être rassuré.

Le synergologue apporte son expertise pour la reconnaissance des figures d’autorité, pour la reconnaissance des items non-verbaux mais également pour le questionnement.

 

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Pour en finir avec l'hébergeur de Saint Denis !

Comment le témoignage d’une personne, dont personne ne connaît le pédigrée au départ, peut-il susciter autant de moquerie sur les réseaux sociaux ?

Au départ, il ne s’agit ni plus ni moins du témoignage de celui qui est censé être le propriétaire de l’appartement, dans lequel s’étaient réfugiés les terroristes. Mais ces quelques secondes de justification du personnage ont eu raison de lui… pourquoi ? Pour quelles raisons ? Au-delà des arguments verbaux, qui auraient pu s’entendre indépendamment du comportement, c’est bel et bien son attitude non verbale qui a scellée son sort dans l’opinion publique.

Voici le lien vers la vidéo : http://www.tuxboard.com/hebergeur-saint-denis-terroristes/

27 sec. – c’est avec un air de défiance que le propriétaire semble prendre les choses. Son torse est bombé, le menton est haut pour toiser, regarder de haut et en biais. Drôle d’attitude pour celui dont l’appartement est actuellement pris d’assaut par la police. Ne devrait-il pas être inquiet ? Voire apeuré ?

Votre œil, même néophyte, a capté immédiatement cette attitude désinvolte qui ne cadre pas avec l’horreur des évènements. C’est une attitude arrogante que vous retrouvez systématiquement chez tous les petits délinquants de cités. Même pris la main dans le sac, ils adoptent cette attitude typique et nieront en bloc. D’autres yeux pourront y voir de l’étonnement de se retrouver dans cette situation.

29 sec. – Il répond au journaliste mais son regard n’est pas dirigé vers son interlocuteur. Il conserve son ton nonchalant, distancié.

30 sec. – Une fois qu’il a répondu, sa bouche se ferme pour ne pas en dire plus qu’il n’en faut… pas très bavard.

32 sec. – Le journaliste : « c’est-à-dire ? » L’hébergeur prend un air étonné, mêlé d’agacement (sourcils levés pour une mise à distance).

37 sec. – Haussement d’épaules, très enfantin. C’est ce qui trahit sa pensée. Voyez vos enfants qui ont faits une bêtise et que vous surprenez… ils adopteront la même attitude.

38 sec. – « Je n’étais pas au courant (…) » dit-il le visage franchement tourné vers l’arrière, à gauche. Cette direction (arrière-gauche) traduit un désir de fuite. Pour sûr il n’était pas au courant, mais il s’en doutait a minima… mais il est authentique.

39 sec. – Une belle langue de vipère avec un splendide axe sagital supérieur + axe rotatif gauche + axe latéral droit qui illustrent sa vigilance teintée d’un sentiment de supériorité affirmé. Ce sont bien les Institutions qu’il défie du regard comme ça.

43 sec. – A nouveau ce regard en fuite auquel s’ajoutent les coins extérieurs de la bouche qui remontent, ce qui traduit une désinvolture méprisante.

44 sec. – Le journaliste relance avec une question, l’hébergeur daigne alors reprendre le contact visuel et semble vouloir dire avec étonnement : « Quoi ? Qui me parle ? »

50 sec. – Le regard de l’hébergeur est droit devant lui, dirigé vers le journaliste qui le questionne. Lorsque l’hébergeur répond, son regard et son visage viennent accrocher la caméra pour prendre le Monde à témoin : « croyez-moi » veut-il dire avec cette attitude si puérile, les épaules se lèvent à nouveau pour appuyer son mensonge.

Sur les 8 secondes suivantes, je compte 7 soulèvements d’épaules effectués pour appuyer son propos. Je compte également 5 clignements dissymétriques des paupières, qui ne se produisent majoritairement dans un contexte négatif.

59 sec. – « Non, je ne savais pas » fit-il en débutant le mouvement en axe rotatif gauche, puis la bouche se ferme.

1 min. 6 sec. – « Non, je ne les connais pas », toujours en axe rotatif gauche (« faux non »).

Voici donc en 39 secondes, une stratégie comportementale puérile, construite sur la défiance à l’encontre des Institutions, de ce qui représente l’ordre, et qui malheureusement est le creuset des terroristes.

Ces personnes sont du pain béni en mal de valeurs et de reconnaissance.

Mais ne croyez surtout pas que l’hébergeur n’a pas conscience ni de ses actes, ni de la portée des évènements, il n’en a tout simplement pas cure… l’hébergeur est authentique dans son témoignage, il est certainement étonné de se retrouvé au premier plan mais il est certain qu’il savait que ces squatteurs étaient des criminels.

Voici un lien pour le pédigrée de l'hébergeur : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/11/22/01016-20151122ARTFIG00193-jawad-bendaoud-le-malfrat-qui-logeait-des-terroristes.php

Pour faire un parallèle, un rappel concernant cette stratégie comportementale délétère, je vous remets le lien vers un de mes précédents articles : http://www.ds2c.fr/blog/nous-avons-tous-besoin-de-moments-de-solitude.html

Enfin, je tiens à remercier Elodie Mielczareck qui a également effectué une analyse sur cette même vidéo (www.leblogdela semio.com).

Courant décembre je ferai un point sur les statistiques de fréquentation du site, avec le nombre de pages vues, les pays qui s’y intéressent ainsi que la durée moyenne d’une connexion par page.

D’ores et déjà, je tiens à vous remercier parce que vous êtes toujours plus nombreux !

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Mais pourquoi est-il si MECHANT ???

Freud a démontré que le manque d’amour, de contacts sociaux prédisposent à l’agression et la facilitent. A contrario, une éducation permissive engendre des névropathes à l’âge adulte suite à une intégration sociale rendue compliquée. Comment l’enfant qui n’a jamais eu de limite imposée par ses parents, peut-il trouver sa place face à d’autres enfants moins indulgents ? (Konrad Lorenz « l’agression »)

Nous ne sommes pas EGAUX et nous n’avons pas la même chance de devenir des citoyens IDEAUX.

L’ « agression » (avec ses différents curseurs) est un moyen naturel qui permet de rétablir les équilibres dans un groupe (de même espèce ou non). Physiologiquement, lorsqu’un comportement instinctif n’est pas assouvi/comblé/contenté/rassasié pendant une période significative, le seuil de stimuli qui le déclenche s’abaisse. Ce qui veut dire que le corps se trouve à l’affût d’un moindre signe pouvant donner l’espoir que cet instinct puisse être ENFIN assouvi (un peu comme le principe d’homéostasie). L’organisme est donc prédisposé à réagir et le fait de ne pouvoir « décompenser » face à cette frustration provoque de l’agitation et, comme un drogué en état de manque, le pousse à vouloir rechercher ce stimuli qui déclenchera la réaction libératrice (« conduite d’appétence » selon W. Craig).

L’agression intra espèce en fait partie, tout comme les abus sexuels, la drogue, la cigarette, l’alcool mais aussi la mélancolie, le manque affectif, la solitude, la violence familiale, la violence verbale… Tous ces comportements instinctifs ont un unique point commun : la FRUSTRATION.

En temps normal, il est d’usage de se libérer de ces pulsions par une quelconque activité : sportive, physique, intellectuelle, religieuse. Mais tout le monde ne dispose ni des moyens, ni des personnes, ni des situations qui permettent cette décompensation. C’est là, dans ce puit sombre et fantasmatique que s’entassent les strates nauséabondes de la frustration.

Konrad Lorenz précise que cet abaissement du seuil de perception de stimulus (du comportement instinctif non assouvi) est au plus bas lorsque la personne se trouve confiné dans un endroit avec d’autres personnes, en particulier des personnes qu’elle connaît. A fortiori, c’est aussi le cas avec son conjoint. Ces fameuses petites manies que l’on trouve « so cute » au départ d’une relation et tellement détestables après quelques années de vie commune. Cette façon particulière de rigoler, de se moucher, de se gratter la narine, les tics de langage (« petits », « j’ai envie de te dire »…).

Les prémices sont facilement et rapidement identifiables sur le corps grâce au langage non verbal, parce que le corps exprime nos pensées avant que notre cerveau en ait conscience. Cela passe par des micro démangeaisons, des micro expressions, des micro tractions (veste, manche), une façon de marcher, de serrer les mains, de regarder, de cligner ou non des yeux ou encore de se mordiller les lèvres ou les joues.

Apprendre quelques clés du langage non verbal permet de s’accorder un temps précieux d’anticipation qui fait la différence dans toutes les situations. Ainsi, c’est pouvoir répondre avec justesse à cette pré agression et éviter ainsi ce que Tinbergen appelle : « redirected activity », c’est-à-dire casser une table, se battre, casser une vitre, hurler, invectiver, se droguer, boire… Konrad Lorenz dit qu’une personne non raisonnable tuera plutôt son ami. Avant d’en arriver à une telle extrémité, bien trop fréquente (mass murder aux US, jeune fille de 17 ans poignardée à mort par son ex petit ami en France et j’en passe), il est vivement conseiller de communiquer, de META communiquer afin d’identifier les points de tension et y trouver une solution acceptable pour chacune des parties.

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Qui est Yanis Varoufakis ?

Voici le lien vers la vidéo : http://info.arte.tv/fr/grece-qui-est-yanis-varoufakis

Mais qui est Yanis Varoufakis ?

YF apparaît comme un personnage politique "à part", avec un comportement individuel dont nous n'avons pas l'habitude de voir. Il est intéressant de savoir s'il s'agit d'un personnage de composition ou s'il est véritablement lui-même dans ce comportement ?

Analyse technique du langage non verbal

40 sec : démarche épaule gauche plus haute que la droite, c’est dans sa statue, on va le revoir tout au long de la séquence vidéo.

1’56 min : sampaku sur l’œil gauche, les interviews liées à l’actualité s’enchaînent avec autant de stress. A gauche plutôt qu’à droite parce qu’il est aujourd’hui dans la lumière et que ce n’est pas un exercice aisé pour lui. Ceci est confirmé par la main gauche qui est souvent caché dans sa poche de pantalon.

L’hémi visage gauche est plus figé que le droit, c’est cohérent avec mes propos précédents.

3’28 min : main gauche dans la poche !

3’35 min : main droite qui relève sa manche de veste gauche avec un rictus sur le coin droit de la bouche qui évoque un mépris mais plus dans le sens : « je me fiche de ce que vous pouvez dire, je ferais ce que je veux… ». Egalement les mains en position de couteaux fermés ascendants qui indiquent un retour sur soi mêlée à une position qu’il veut dominante.

3’52 min : boucle secondaire en V ascendante « je suis l’autorité, celui qui sait » et on observe une certaine tension dans les lèvres.

4’19 min : sourire de circonstance, très satisfait de lui…

4’21 min : petit regard sur sa gauche pour vérifier l’effet obtenu…

4’30 min : les 2 protagonistes se lèvent et Varoufakis remet sa main gauche dans sa poche de pantalon. Ne jamais se dévoiler personnellement, c’est un jeu d’image sociale qu’il joue.

4’34 min : le président de l’eurogroupe parle à Varoufakis, a-t-il des propos positifs ou négatifs ? eh bien négatifs à mon sens, à cause du hochement de tête du président de l’eurogroupe vers la droite.

4’36 min : hochement de tête « miroir » qui traduit un sentiment de vexation, genre « si tu le prends comme ça, tant pis pour toi ».

4’52 min : position du buste sur la chaise en arrière, sur sa droite, agressivité latente, il analyse pour rebondir.

6’14 min : sa main gauche tracte encore une fois la manche droite pour se redonner la consistance d’un responsable dominant.

7’30 min : focus sur la main droite qui tient la tasse : poing fermé avec un léger retrait de la tête quand son vis-à-vis lui dit « je t’explique »…

7’32 min : la main se décrispe…

7’36 min : micro attitude sur le visage, au niveau de la base du nez (N1P1P2) : « j’aimerais comprendre » semble-t-il se dire. Se sent-il dépassé ?

De plus, il ouvre ses yeux main droite ce qui confirme le N1P1P2.

7’53 min : BP8

7’58 min : avant de serrer la main des syndicalistes, main gauche encore et toujours dans la poche.

C’est aussi de la réserve, ne pas se mettre personnellement en avant, juste sa fonction.

13’16 min : après sa réunion avec Michel Sapin, mâchoire crispée qui traduit l’énervement, confirmé par le coin extérieur gauche de la bouche ascendant qui traduit son dépit. La réunion n’a mené à rien.

14’14 min : là j’adore ! Le geste caresse à sa femme dans la cambrure des reins est d’une sensualité… elle reflète la complicité avec son épouse et noter que c’est au nez et à la barbe de leurs vis-à-vis.

17’34 min : interview à la télé allemande. Jambe gauche sur jambe droite pour se protéger car il sent le coup bas arriver… il n’a pas confiance et son coin extérieur droit ascendant de sa bouche vient confirmer tout le mépris qu’il a pour les politiciens allemands, à l’origine des maux grecs.

18’05 min : froncement de sourcils, mépris, la colère arrive.

Fin de l'analyse technique

 

Constat : y a-t-il un décalage entre les émotions/comportements qu'il exprime et ce qu'il est intrinséquement ?

Pour ma part, je pense que Varoufakis est dans un état spectaculaire, il fait le show, à cause de cette réserve qui l’habite (main gauche cachée dans la poche du pantalon). Il n’est pas présent dans la relation, il fait le jeu social et politique nécessaire à sa fonction.

Le moment clé est sans nul doute le moment qui suit l’échange avec le président de l’eurogroupe. Sa réaction est typique de son comportement social.

Comme il est dans la transgression, la rébellion, la franchise, la colère, je pense que sa compulsion est d’éviter toute marque de faiblesse d’où l’importance de ne pas se dévoiler. Ainsi, il évite de montrer tel qu’il est et personne ne peut avoir de prise sur lui.

Contexte

Pour la petite histoire, son père qui était chimiste et professeur d’université fut emprisonné et exilé sur une île pour y être « rééduquer ». C’est lui qui pousse son fils à suivre des études à Essex. Varoufakis évoque d’ailleurs dans la vidéo ce qu’il a ressenti lorsqu’un détenu lui a écrasé un jouet en fer blanc fabriqué exprès pour lui, alors qu’il était venu visiter son père.

Conclusion

Mais qui est Varoufakis ? Toute l’attitude de Varoufakis envers les autres, sa stratégie comportementale tend vers la critique (ce qui n'est pas foncièrement négatif) avec des ccès de rébellion. Sa façon de vouloir adopter une figure qui en impose dans sa gestuelle trahit un fort désir à se montrer sans faille. Il est ainsi un électron libre… (absence de cravate, moto, ne se plie pas au protocole, il travaille dans un bureau qui ne ressemble en rien à celui de ses prédécesseurs…).

A mon sens, Varoufakis est un vigilant, un esprit critique (en position basse), concentré (en position haute) avec des incursions de rébellion qui tient du syntonique, c’est selon le public qu’il a en face de lui. Il peut apparaître comme un électron libre, cependant il a une conscience aigüe du jeu politique et il a à coeur de mener à bien ses convictions, sans vouloir se dévoiler personnellement.
Varoufakis

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Un expert en com' non verbale, pour quoi faire ?

L’analyse des comportements, grâce à la synergologie, outil puissant qui décrypte le langage non verbal, trouve naturellement sa place dans la sphère privée, pour améliorer les échanges, dénouer des situations complexes (pervers narcissiques, manipulateurs…), mais également dans la sphère professionnelle et notamment dans la fonction RH.

En premier lieu, l’analyse comportementale apporte sa justesse et sa finesse pour aider le manager à favoriser l’appropriation par ses équipes de la stratégie de l’entreprise.

L’importance de voir en live si les équipes adhèrent au projet est primordiale et valorisant. L’analyse du langage non verbal permet d’être pro actif et de se doter d’une capacité d’anticipation de plusieurs secondes. Si le rôle du manager est de donner du sens et de l’envie, lorsqu’il anime l’équipe il saura adapter sa communication à chaque collaborateur. Adapter sa communication mais également se donner les moyens, la possibilité de conforter ses choix stratégiques en termes de gestion RH (recrutement, évaluation…) et de communication (circulation de l’information, explication, écoute, confrontation…).

Ensuite, les enjeux et les stratégies de la communication sont entièrement tournés vers la cohabitation, le respect de la diversité et la création d’un cadre commun. L’analyse comportementale par le langage du corps permet de communiquer avec honnêteté et sans travestir la réalité.

Se former à la reconnaissance de quelques clés va vous permettre d’acquérir une valeur ajoutée novatrice parce que peu, voire non utilisée, en France.

Faire appel à un expert en communication non verbale de façon ponctuelle, lors de campagne de recrutement par exemple, va vous permettre de conforter vos choix ou d’en explorer certains auxquels vous n’auriez sans doute pas pensé.

Alors restez ouvert et exigez la qualité, celle des synergologues.

Timer

Prochainement (quelques jours seulement), une analyse du langage non verbal de Yanis Varoufakis afin de savoir qui il est réellement ?

Une analyse, autour d'une vidéo, effectuée dans le cadre d’une réunion interjuges de synergologues (Isabelle Fetet et Elodie Mielczareck).

 

 

Rencontre entre Systémie et Synergologie

Où comment interagir efficacement en alliant Synergologie (communication non verbale) et approche Systémique

Voici 4 étapes simples, efficaces et rapides à mettre en place pour décoder une relation, se positionner par rapport à celle-ci, puis la faire évoluer pour en tirer le meilleur.

 

  1. META COMMUNIQUER. Il est primordial de prendre de la hauteur, de la distance par rapport à la situation que vous souhaitez analyser pour en avoir une vision globale et la Systémie va vous y aider.

    Exemple 1 : Monsieur Durand rentre tard chaque soir de son travail et sa femme l’accueil toujours en lui faisant la tête. Madame est d’un naturel réservé, elle gère seule ses enfants, les courses, le ménage comme 91% des femmes en couple. Elle se dit que son mari doit forcément avoir conscience de la situation et comme il ne fait rien pour la changer, elle se renferme et l’atmosphère est tendue. La relation est sclérosée mais le couple souhaite se donner une chance de s’en sortir.

    Après appréciation et modélisation de la situation, M et Mme Durand prennent conscience du fonctionnement de leur couple. Mme va verbaliser ce qu’elle reproche à son mari qui va accepter de rentrer plus tôt 1 à 2 fois par semaine afin d’aider sa femme.

    La communication est restaurée et le système a évolué tout en conservant son équilibre.

    Si l’approche Systémique permet d’analyser la situation, la Synergologie permet d’identifier le comportement de chaque personne, de les ramener vers une relation plus « authentique » et de leurs faire prendre conscience de leur déficit de communication.

     

    Exemple 2 : Il y a quelques mois, un DRH a recruté en interne (une filiale) un informaticien qui semble ne pas s’intégrer à l’équipe déjà en place. Historiquement, l’équipe se connaît très bien puisque tous les collaborateurs ont participé au développement du service. Le nouveau collaborateur remplace un des « piliers » parti en retraite.

    Après appréciation de la situation, outre les méthodes de travail différentes du nouveau collaborateur, il s’avère que celui-ci n’avait été présenté au reste de l’équipe que succinctement.  Chacun a travaillé dans son coin sans chercher à se connaître.

    Après la mise en place d’une période de formation en binôme, l’intégration a pu enfin se faire correctement grâce à l’interview de chaque personne. L’approche du synergologue leur a permis de prendre conscience de leur déficit de communication.

    Je vous recommande de décomposer chacune des situations qui le nécessitent en la modélisant, en la schématisant grâce au mind mapping. Ainsi, votre cerveau pourra s’en approprier le fonctionnement dans son ensemble (il fonctionne comme ça le cerveau).

    La Systémie permet d’identifier chaque élément composant le système (la situation), chaque sous élément qui interagissent entre eux, puis l’environnement qui a lui aussi un impact important sur le système et lui permet d’évoluer tout en conservant sa stabilité.

    Ensuite, la synergologie permet d’analyser la communication non verbale de chaque personne et de restaurer un espace de communication « authentique » et propice aux échanges.

     

  2. STRATEGIES de COMMUNICATION. Il s’agit d’identifier les comportements individuels et de les qualifier. En Synergologie, ce sont les Figures d’Autorités que sont le Conquérant, le Syntonique et le Vigilant. Dans une relation, une personne se sent soit :
  • supérieure à l’autre, elle se trouve dans une figure conquérante qui peut être arrogante ou visionnaire, calculatrice ou valorisante,
  • inférieure à l’autre, elle se trouve dans une figure syntonique qui peut manquer d’esprit critique, être rêveuse ou rebelle,
  • extérieure à la relation, elle se trouve dans une figure vigilante qui peut être sceptique ou prévoyante, contrariée ou critique.

Ces états correspondent à nos stratégies quotidiennes de communication. Elles nous semblent efficaces mais elles nuisent en réalité à la qualité de la relation.

Bien les identifier va nous permettre de nous y adapter et d’offrir une réponse adéquate. Cela peut se faire à l’occasion d’un entretien individuel (quel qu’en soit le motif) ou par simple observation de la personne en situation d’interaction.

 

3. ETAT EMOTIONNEL ? Cette étape consiste à identifier si la personne est dans le lien ou dans le contrôle. En d’autres termes, nous saurons si la personne « se laisse aller » ou non.

Les inclinaisons de la tête vont nous y aider. Ils sont organisés en 3 axes qui, dans la communication, se combinent. Chacun de ces 3 axes exprime une réalité différente, un état émotionnel différent.

               - l’axe sagittal (haut/bas) exprime la hiérarchie (je me situe au-dessus, au même niveau ou encore en-dessous de l’autre),

               - l’axe rotatif (droite/gauche) exprime la préférence hémisphérique. Si je vous regarde en vous présentant la partie droite de mon visage, alors je suis plutôt dans le contrôle (la partie gauche exprime quant à elle le lien, la spontanéité),

               - l’axe latéral (la tête penche à gauche ou à droite) exprime l’empathie.

Exemple 1 :

Axe rotatif droit + axe sagittal neutre (analyse)

 

Exemple 2 :

Axe rotatif gauche + axe sagittal neutre (lien)

En synergologie, il s’agit d’amener la personne dans un espace « authentique » (assertif : je pense ce que je dis, réflexif : j’écoute l’autre et je n’exclue pas que l’autre ait raison, empathique : je ne juge pas l’autre).

 

4. ECHANGER ? Cette dernière étape va nous permettre de savoir si la personne souhaite échanger ou plutôt se désengager (quelle qu’en soit la raison qui ne nous concerne peut être pas). Cette étape permet de choisir le bon moment pour aborder les choses qui le nécessite. Pour cela, il suffit d’observer la position du buste et des épaules lorsque la personne est assise (chaque transition de position indique un changement d’état d’esprit, un changement émotionnel).

Exemple 1 :

Analyser pour contre argumenter (buste penché en arrière sur sa droite)

 

Exemple 2 :

Intérêt, envie manifeste d’échanger, de communiquer (buste penché vers l’avant, vers son interlocuteur)

 

Exemple 3 :

Ne pas avoir envie d’aborder un sujet (buste en arrière sur sa gauche, si en plus la personne a les jambes et les bras croisés, il est urgent de ne pas aborder le sujet qui fâche !)

 

A mon sens, les 2 premiers points sont des impératifs. Les suivants peuvent être enrichis ou remplacés (selon la situation) par d’autres types d’observations (la synergologie offre un large panel d’outils pour cela) comme les micros démangeaisons sur le visage et le corps, les 7 corps, les 8 groupes émotionnels, les différentes configurations des mains…

 

Ce système à 4 paliers est efficace et novateur pour comprendre les relations entre les personnes, que ce soit dans une démarche de coaching ou encore dans le Lean.

Dès qu’il y a une situation mettant en jeu 2 personnes ou plus, cette méthode permet d’appréhender correctement la situation, de s’y adapter et de la faire évoluer.

 

 

Les Hauts Potentiels ont du mal à s'intégrer ?

Ce billet est ma réponse à l'article de M Glady paru dans HARVARD BUSINESS REVIEW, en date du 24/06/2015, sous le titre « Pourquoi les hauts potentiels ont parfois du mal à s’intégrer ».

L'article de M Glady tend à stigmatiser une certaine partie des Hauts Potentiels au travers de comportements qui peuvent être appliqués aux « normaux-pensants » et qui ne reflètent en rien les particularités des HP.

L'article débute avec 3 adjectifs qualificatifs – Bien formés, travailleurs, intelligents - qui semblent s’appliquer à l’ensemble des Hauts Potentiels, ce qui dans la réalité n’est évidemment pas le cas. Un nombre non négligeable de HP ne suivent pas une scolarité sans heurts, bien au contraire, puisque

 70 % des HP sont en échec scolaire et seuls 30% poursuivent des études supérieures (http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/70-des-surdoues-sont-en-echec-scolaire-554/)

Revenons aux 3 erreurs que commettraient les HP, compliquant ainsi leur intégration dans leur environnement professionnel.

NE PAS COMMUNIQUER ASSEZ AVEC SON MANAGER DIRECT

Cette erreur s’applique à l’ensemble des nouveaux embauchés, elle n’est pas propre aux HP.

M Glady déclare que le HP est habitué à travailler seul depuis toute sa scolarité. Cependant, il ne faut pas faire l’amalgame avec les bons élèves « normaux-pensants »  qui se fondent particulièrement bien dans le moule scolaire conventionnel. Les HP – enfin ceux qui ne s’en sortent pas trop mal – ont une vie sociale comme les « normaux-pensants ». Le HP est un monstre d’adaptation sociale. Pour ne pas se cloîtrer dans sa chambre à se morfondre sur l’incapacité des hommes à apprendre des erreurs du passé, le HP s’adapte aux personnes et à leurs comportements.

Remarquez que je dis bien que ce sont TOUJOURS les HP qui s’adaptent aux autres et non l’inverse.

Ainsi, dans un travail d’équipe, le HP saura identifier inconsciemment les stratégies de communication de chaque personne. Il pourra alors s’intégrer sans aucun mal à l’entreprise, même si les autres collaborateurs auront bien perçu cette espèce de singularité.

« Soyez plus proactif dans la communication » assène M Glady. Mais les HP sont généralement beaucoup plus fins en communication que les « normaux-pensants ». Ils perçoivent notamment les signes de la communication non verbale et savent les interpréter.

 

SE CONCENTRER SUR LE FOND, SANS TENIR COMPTE DE LA FORME

Les HP peuvent trouver la solution sans pouvoir expliquer le cheminement qui leur a permis d’y accéder. C’est une des particularités des HP mais comme M Glady l’indique, les HP ne sont pas arrivés à un cursus scolaire si brillant sans avoir appris à mettre les formes, ni sans avoir appris à développer leur démonstration.

M Glady laisse penser que le problème de communication vient uniquement des HP, alors que certains managers ont la crainte d’être jugé, dévalorisé par leur collaborateur HP. Les managers, au même titre que les autres personnes, perçoivent intuitivement qu’il y a une « différence ». Ils ressentent donc une sorte de peur primale émanant du HP qui peut être ainsi vu comme une menace.

Gardez bien à l’esprit que la seule volonté du HP, c’est de communiquer.

 

L’ABUS DE CERTITUDE

Eh bien c’est tout à fait l’inverse… l’HP est dans le doute permanent. Vous ne trouverez AUCUN HP ayant développé un complexe de supériorité ! Il est bien trop conscient de ses faiblesses.

En revanche, si le HP est convaincu de ses connaissances, c’est qu’il est habité par une envie débordante, envahissante de CURIOSITE. Et malgré ce que l'auteur pense, je le répète, le seul souhait du HP est de pouvoir partager ses centres d’intérêts. Là est toute la difficulté pour lui…

A la lecture de l'article, nonobstant le CV de M Glady pour lequel je suis admiratif et plein de respect, je constate qu'il juge et stigmatise les HP sans en connaître véritablement ce qui fait leur spécificité.

L'auteur laisse entendre que c’est encore une fois aux HP à s’adapter, mais c’est ce qu’ils font quotidiennement depuis leurs premiers contacts avec l’école (et quelle dépense d’énergie), pourquoi ne le feraient-ils pas lors de leur prise de poste ?

Le seul conseil que je puisse donner aux managers afin qu’ils adoptent le bon comportement face à un collaborateur HP, c’est qu’ils le valorisent (le HP est un être HYPER émotif) et qu’ils lui parlent !

 

lien vers l'article : http://www.hbrfrance.fr/chroniques-experts/2015/06/7382-pourquoi-les-hauts-potentiels-ont-parfois-du-mal-sintegrer/

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Opter pour la stratégie du LEADER plutôt que celle du BOSS !

Quelle stratégie adopter, en tant que LEADER, afin que votre « équipe » ne pâtisse pas d’une compétition interne entre 3 (ou plus) collaborateurs aux comportements bien différents ?

 

L’ « équipe » est un système qui évolue tout en conservant une certaine stabilité. Elle s’adapte aux éléments exogènes comme l’environnement législatif, clients, fournisseurs mais également endogènes comme la formation interne, le service informatique.

Chaque élément qui la compose, les « individus », est lui aussi un sous-système équilibré mais influencé par son propre environnement endogène et exogène.

 

Si la compétition entre collaborateurs n’est pas cadrée, délimitée, alors l’équilibre se trouve menacé. Il est donc nécessaire d’intervenir auprès de chaque sous- système « individu » pour rappeler, voire redéfinir les règles.

Il est également important de s’assurer que les éléments exogènes au système « équipe » sont sains, cohérents et justes pour chacun.

Enfin, en tant que COACH/LEADER, vous devez vous positionner pour arbitrer, conseiller et développer les compétences de chaque sous-système « individu » afin que le système « équipe » évolue vers le même objectif.

 

Bien cerner la stratégie de communication de chaque personne est essentiel pour pouvoir la guider, la conseiller de la façon la plus approprié. La communication non verbale est une boîte à outil fondamentale pour y arriver rapidement. Elle vous permettra de définir le type de « figure d’autorité » de chaque collaborateur - des 3 pour le cas que je vous propose.

 

Les collaborateurs peuvent être des commerciaux, des ingénieurs, des ambulanciers… quelques soit la fonction de la personne, elle fait partie d’une équipe et une équipe ne peut atteindre son but que collectivement.

 

Je vous propose d’adopter le rôle du COACH dans l’art noble qu’est la boxe anglaise.

Prenons comme base le combat épique entre Muhammad Ali et Georges Foreman, disputé le 30 octobre 1974.

 

En boxe anglaise, le boxeur sur le ring n’est pas seul. Il a dans son coin son coach, son soigneur. Dans la salle d’entraînement, il a ses sparring partners pour le préparer physiquement et tactiquement.

L’esprit sportif qui anime tout sportif doit également faire partie du monde professionnel.

C’est la même dynamique qui met en mouvements ces talents tous très différents.

 

Pour revenir à mon exemple appliqué au Noble Art, je vous présente l’individu #1 qui peut être vu comme le sparring partner de Muhammad Ali. C’est un élément endogène du système «équipe ». Il est tout aussi important que les autres protagonistes. C’est lui qui prépare Ali pour le combat, avec la même force et la même technique que celles qu’emploie Foreman. L’individu #1 est celui qui aime le jeu, les règles, le sport mais n’attache que peu d’importance au classement final. Peu importe qu’il termine 4ème de la compétition, il a agi avec application à la hauteur de ses moyens.

Il y a tout lieu de le valoriser et de le pousser à continuer dans cette voie car il est un maillon important sur lequel l’équipe peut s’appuyer et prendre exemple. Il peut être un bon formateur par exemple ou faire de la veille technique, concurrentielle... En synergologie, sa figure d’autorité peut être le conquérant positif ou le vigilant positif.

 

Vous avez ensuite l’individu #2, alias George Foreman. Il est incapable de prendre du recul sur les évènements pour les analyser et s’adapter en conséquence. Cependant, il est physiquement fort, avec une technique frustre et basique. L’individu #2 est guidé par la seule idée de terminer en tête de la compétition, quitte à jouer un peu des coudes. Il n’écoute pas les autres membres de son équipe et veut plutôt imposer sa propre vision des choses. A la machine à café, il ne vous demande pas ce que vous avez fait de beau durant vos congés mais il vous racontera les siens.

En synergologie, sa figure d’autorité est plutôt le conquérant négatif. Avec lui, peu d’énergie à dépenser. Il est cependant nécessaire de rester attentif à son comportement, de le recadrer périodiquement. Tout faire pour être en tête peut être réalisé avec respect et un minimum d’esprit d’équipe.

Il est important d’analyser sa façon de faire, les moyens qu’il met en œuvre pour parvenir à ses fins. Certaines informations sont certainement intéressantes à être partagées avec le reste de l’équipe. Une lecture fine de sa communication non verbale sera un atout important pour garder le pouvoir de l’anticipation sur lui.

 

Enfin, vous avez l’individu #3, alias Muhammad Ali. Le compétiteur intelligent, réfléchi et précis. Celui qui aime le beau geste. Il a cette faculté d’analyse qui lui permet de s’adapter et de modifier sa stratégie pour atteindre son but. Seulement, il n’en a pas suffisamment conscience. Il suffit alors de lui suggérer des pistes de réflexion comme d’apprendre à observer les autres sur tel ou tel item, pour pouvoir s’en inspirer.

 

Aucun de ces 3 profils n’est cependant meilleur que l’autre. Ils sont complémentaires et vouloir les gérer uniformément n’est qu’une solution simpliste et peu évoluée. Les résultats finaux de l’équipe seront bien meilleurs si chaque collaborateur est appréhendé individuellement.

C’est là la grande différence entre : être le BOSS et être le LEADER.

 

Post Scriptum :

Muhammad Ali, après une préparation physique complète et sérieuse, a choisi une stratégie de combat novatrice et pleine de finesse face à Georges Foreman.

Durant les 3 premiers rounds, il laissait Foreman se fatiguer contre lui, s’épuiser contre lui.

Rounds 4 à 5, les forces s’inversent et Ali place des contres précis et nets. Foreman est épuisé et n’a plus de force pour se protéger.

Rounds 6 à 8, Ali fait une démonstration de tout son génie, de son intelligence tactique jusqu’à infliger un KO à Foreman au 8ème round.

 

Lien vers la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=bVseoF1-p3M

 

 

 

 

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Le langage non verbal (peut) représente(r) 100% de la communication !

Notre corps ne peut pas ne pas communiquer !

Le simple fait d’être seul, assis sur un banc à bailler aux corneilles ou à pratiquer l’introspection délivre le message : « je ne souhaite pas être dérangé ».

Ce message véhiculé par votre corps représente 100% de la communication.

Votre corps adopte une position spécifique qui est liée à votre état d’esprit du moment :

Elle sera « fermée » si vous pensez à un évènement préoccupant. Votre corps sera alors contracté (hypertonique), les épaules seront hautes, les jambes et les bras croisés, les poignets « cassés » ou encore vous maintiendrez un sac fermement contre vous.

Elle sera « ouverte » si vous pensez à vos prochaines vacances dans une île paradisiaque sans personne pour vous déranger. Le corps sera alors détendu (hypotonique), les bras posés sur le dossier du banc par exemple.

Mais si votre corps est présent sur le banc à cet instant (présence +), votre esprit préoccupé ne l’est pas lui (attention -). Quelques soit votre état d’esprit, positif ou négatif, c’est le peu de clignements de paupières qui délivre le message que vous n’êtes pas disponible pour communiquer. Vous vous coupez ainsi du monde extérieur pour être dans le vôtre, dans votre bulle. La majorité des personnes qui vous voit comme cela ont la même syntaxe que vous (transition de l’information), la même sémantique (décodage de l’information) et ainsi adopte un comportement en conséquence (pragmatique de la communication).

Mais soyez en certain : « on ne peut pas ne pas communiquer ! » (je vous renvoie au dilemme du schizophrène).

Dans un contexte où vous ne souhaitez pas communiquer mais que vous êtes néanmoins abordés par une personne, vous avez le choix entre 4 types de comportements :

  • Vous dites simplement que vous ne souhaitez pas être dérangé (de la manière qui vous semble la plus appropriée…), mais vous risquez néanmoins de provoquer une réponse en retour et c’est ce que vous voulez éviter,

  • Vous répondez a minima mais là aussi, vous laissez le champs libre à votre vis-à-vis pour qu’il comble le vide,

  • Vous vous exprimez dans un charabia, une incohérence de façon à décontenancer l’importun, ça c’est pas mal mais il ne faut pas avoir peur de passer pour un « original » (au mieux),

  • Vous feignez le sommeil, l’ivresse, vous vous exprimez dans une langue étrangère ou avec colère (vous êtes au choix un bon comédien ou bilingue).

Bien sûr, dans ces 4 cas-là (à lire lentement), le langage non verbal peut représenter un faible pourcentage de la communication.

Savoir décoder quelques clés du langage non verbal c’est pouvoir anticiper et s’adapter.

La forme et le fond…

Réf. « une logique de communication », P. Watzlawick, J. Helmick Beavin, Don D. Jackson, Editions du Seuil - 1972