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Un expert en com' non verbale, pour quoi faire ?

L’analyse des comportements, grâce à la synergologie, outil puissant qui décrypte le langage non verbal, trouve naturellement sa place dans la sphère privée, pour améliorer les échanges, dénouer des situations complexes (pervers narcissiques, manipulateurs…), mais également dans la sphère professionnelle et notamment dans la fonction RH.

En premier lieu, l’analyse comportementale apporte sa justesse et sa finesse pour aider le manager à favoriser l’appropriation par ses équipes de la stratégie de l’entreprise.

L’importance de voir en live si les équipes adhèrent au projet est primordiale et valorisant. L’analyse du langage non verbal permet d’être pro actif et de se doter d’une capacité d’anticipation de plusieurs secondes. Si le rôle du manager est de donner du sens et de l’envie, lorsqu’il anime l’équipe il saura adapter sa communication à chaque collaborateur. Adapter sa communication mais également se donner les moyens, la possibilité de conforter ses choix stratégiques en termes de gestion RH (recrutement, évaluation…) et de communication (circulation de l’information, explication, écoute, confrontation…).

Ensuite, les enjeux et les stratégies de la communication sont entièrement tournés vers la cohabitation, le respect de la diversité et la création d’un cadre commun. L’analyse comportementale par le langage du corps permet de communiquer avec honnêteté et sans travestir la réalité.

Se former à la reconnaissance de quelques clés va vous permettre d’acquérir une valeur ajoutée novatrice parce que peu, voire non utilisée, en France.

Faire appel à un expert en communication non verbale de façon ponctuelle, lors de campagne de recrutement par exemple, va vous permettre de conforter vos choix ou d’en explorer certains auxquels vous n’auriez sans doute pas pensé.

Alors restez ouvert et exigez la qualité, celle des synergologues.

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Prochainement (quelques jours seulement), une analyse du langage non verbal de Yanis Varoufakis afin de savoir qui il est réellement ?

Une analyse, autour d'une vidéo, effectuée dans le cadre d’une réunion interjuges de synergologues (Isabelle Fetet et Elodie Mielczareck).

 

 

En attendant ma prochaine analyse...

Voici une infographie qui permet de comprendre rapidement d'où viennent nos comportements et ce qu'ils génèrent :

 

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Monica Gate : où quand Bill a-t-il menti ?

Je ne me souviens pas avoir décodé le langage corporel de Bill Clinton lorsqu’il fut face au Grand Jury, il y a près de 20 ans. L’anniversaire du Monica Gate me donne l’occasion de faire cet exercice amusant et de vous faire partager LE moment où l’on sait que l’ancien Président des Etats Unis a menti (mais un peu de patience).

Pour rappel, Monica Lewinsky eut une « sexual relationship with Bill Clinton from 1995 to 1997 ».

J’ai trouvé cette vidéo sur Youtube mais je n’analyserai que de la 2min. 57 à la 4min. : https://www.youtube.com/watch?v=HV7zqaKHY3Y

Pour information, j’ai regardé et analysé cette séquence à une vitesse de 0,25 via VLC.

 

2min. 57 : la 1ère chose qui me saute aux yeux, c’est l’hémi visage gauche de BC qui est significativement plus fermé, plus contracté que le droit. Ce qui illustre parfaitement cette dichotomie entre sa relation secrète et son statut de chef d’Etat mis à mal.

3min. 04 : son regard se perd de façon inconsciente, on dit qu’il est en défocalisation active… il n’est plus là mais dans son monde plus confortable certainement que la crue réalité.

3min. 05 : son regard est, comme très souvent dans cette séquence, en passé émotionnel. Encore une fois, il se remémore des souvenirs, des situations affectives (il y a de quoi…).

3min. 08 : l’axe de tête latéral droit et rotatif gauche nous indique qu’il est attentif et méfiant.

3min. 10 : le regard est à nouveau en passé émotionnel, le coin extérieur droit de sa bouche est tombant, descendant, l’air abattu. Il se redresse sur son siège et après avoir repris visuellement et momentanément contact avec son vis-à-vis, BC replonge dans son monde, son hémi visage gauche est à nouveau contracté.

3min. 13 : les mains jointes en prières, les poignets hauts, nous indique la nécessité de trouver une voix de sortie, un consensus… (et d’1 !) qui peut être empreint d’un non-dit. Mais sa tête vient se poser sur ses doigts qui vont devoir soutenir son désarroi, accablé qu’il est Mr BC (on le serait à moins).

Son œil droit est significativement plus petit que le gauche, ce qui traduit un fort stress causé par le monde extérieur, par la situation inextricable dans laquelle il s’est fourré (et de 2 !).

3min. 15 : toujours ce regard en passé émotionnel, les muscles du front en vague qui expriment la peur.

3min. 19 : les mains en couteaux fermés ascendants qui nous confirme un nouveau retour sur soi, exprimé différemment par le corps. BC souhaite retrouver un peu de confort tout en préservant son statut de chef d’Etat. Ce geste est également plein de non-dits (ce ne sont pas encore des mensonges).

3min. 23 : et le voici, le moment tant attendu du non-dit qui va passer du côté du mensonge. Suivez bien le regard en passé émotionnel de BC, sauf lorsqu’il dit qu’il n’a pas eu de relation sexuelle avec ML où son regard, ses yeux, sa détresse va venir accrocher subrepticement le regard de son vis-à-vis pour vérifier que ce dernier a bien avalé la couleuvre.

Sans titre

3min. 29 : son buste bascule vers l’avant pour retourner dans l’échange et ses mains sont paumes face à face, dirigées vers l’avant, signifiant ainsi qu’il faut avancer maintenant et passer à autre chose. Le regard repasse en passé émotionnel.

3min. 33 : même stratégie comportementale qu’à 3min. 23 ! Identique ! La bouche reste fermée dès sa phrase terminée, pour surtout ne pas trop en dire.

3min. 47 : les coins extérieurs droit et gauche de la bouche sont descendants, exprimant ainsi de l’amertume et de la tristesse.

3min. 56 : superbe image qui demande un œil affûté parce que le mouvement des yeux est si rapide qu’il passe inaperçu. A l’évocation du cigare, les sourcils de BC se froncent, les muscles qui entourent le nez se contractent et c’est un enchaînement de surprise, de peur puis de colère contenue à cause de ce détail sordide qui aurait dû rester confidentiel ! Les yeux partent à gauche, puis à droite, puis à gauche pour tenter de retrouver l’équilibre, une bouée de sauvetage dans cette mer agitée (et tout ça en moins d’1 seconde).

Bill clinton 2

3min. 57 : le buste se replace, Clinton a retrouvé le plancher des vaches.

3min. 59 : mais sa bouche en huître nous indique que BC retient des propos.

4min. 01 : la séquence s’arrête là avec un mouvement de langue à l’intérieur de la bouche, sur la joue gauche, qui semble signifier un embarras, encore un non-dit dans un contexte pour le moins difficile.

Cette analyse récréative est terminée, en peu de secondes BC nous a montrés pas mal d’items corporels, du vrai miel pour nous synergologues. Vous saurez maintenant le moment précis où BC ment !

Concept 4 pour tous !

Pourquoi un Concept qui permet d’améliorer les relations entre les personnes ?

Parce que les relations interpersonnelles sont le centre névralgique de notre société contemporaine.

C’est un concept utilisable/applicable aussi bien dans la sphère professionnelle que privée et par tous !

Ce concept, qui met en avant l’approche Systémique et la Synergologie, entre en jeu dès lors qu’il y a interaction entre au moins 2 personnes.

Pouvoir analyser clairement une situation/système/relation et la/le faire évoluer vers un espace authentique, bienveillant et dénué de jugement grâce à ces 2 locomotives méthodologiques me paraît une évidence aujourd’hui.

 

Cette méthode s’adresse à qui ?

A tous ( !) et elle ne requiert aucune compétence spécifique. Chacune des 4 étapes est issue de notre comportement instinctif, donc mi conscient voire inconscient. Ainsi, vous vous appropriez la méthode avec un moindre effort cognitif.

Les deux dernières étapes concernent des outils issus de la Synergologie et je vous en donne quelques clés qui fonctionnent à 100% et facile à utiliser.

 

Quelles sont les différentes méthodes de gestion de conflits existantes ?

- la communication non violente : elle repose sur 4 étapes qui sont 1) observation 2) identification des sentiments 3) identification des besoins liés à ces sentiments 4) formulation d’une demande en vue de satisfaire ces besoins

- l’analyse transactionnelle : adopter un comportement en fonction de l’état du Moi (Parent, Adulte ou enfant)

- le Thomas Kilmann Index : qui est un outil de diagnostic qui permet d’adapter sa réponse pour résoudre le conflit par la négociation.

- le DESC : Décrire, Exprimer, Spécifier, Conséquences.

Il y en a sûrement d’autres mais toute partent du même postulat que la source du conflit est connue. Ce n’est malheureusement pas toujours le cas. Lorsque nous subissons la situation, elle nous affecte émotionnellement, il est alors tout sauf facile de prendre de la distance par rapport à l’évènement. D’autant que la source du conflit peut être tapie derrière des non-dits et la source du conflit n’est peut-être pas celle à laquelle vous aviez songé… et c’est souvent le cas.

Ces méthodes s’avèrent ainsi complexes à mettre en œuvre et ne permettent pas d’être certain de la source du conflit.

 

Quelle nouveauté par rapport aux autres méthodes ?

Le Concept 4 repose sur l’association de l’approche Systémique et de la Synergologie.

La Systémie permet d’appréhender à la fois la situation et son contexte avec les influences qu’ils exercent l’un sur l’autre.

La Synergologie permet d’appréhender la communication non verbale dans ses moindres détails.

C’est une méthode dite en « entonnoir ». Ainsi, la situation est abordée d’une façon globale à travers une 1ère étape qui va permettre de bien cerner la situation, mais également de prendre naturellement de la hauteur et permettre de vous affranchir de l’aspect émotionnel qui affecte les décisions et la clairvoyance. Une fois cette étape passée, vous identifiez avec une grande facilité les points à améliorer et des solutions apparaissent naturellement. Mais il va falloir les verbaliser et pas n’importe quand/comment !

Les 3 étapes suivantes sont basées sur la communication non verbale dont je vais vous donner quelques clés. Mais ces clés, vous en avez DEJA connaissance d’une façon inconsciente ou mi consciente. Vous n’avez donc que peu d’efforts cognitifs à faire, ce qui est autant d’économie d’énergie réalisée.

 

Quelles sont les 4 étapes du Concept 4 ?

​1. META COMMUNIQUER : il s’agit de faire un schéma relativement simple (type mind mapping ou systémique) dont le point de départ sera le cœur de la relation. A celui-ci, plusieurs « branches » s’y greffent et constituent les éléments qui composent le système/relation. Chaque élément peut être lui-même décomposé en sous-systèmes (mais pas de sous-système de sous-système…) et chaque système ou sous-système peuvent être reliés si l’un affecte l’autre.

Cette méthode est ULTRA EFFICACE pour bien comprendre/cerner une situation et se l’approprier (notre cerveau fonctionne comme ça). Elle sollicite tous nos sens, procède par association et ce sont nos 2 hémisphères qui sont utilisés.

 

2. IDENTIFIER LES COMPORTEMENTS : il s’agit d’identifier le caractère de la personne. Tout le monde sait le faire instinctivement, chacun sait si telle ou telle personne est plutôt « leader », « suiveur » ou encore « sceptique ». Vous connaissez certainement une personne qui a l’habitude de ne parler que de lui sans vous écouter, ou encore une personne réservée de prime abord mais qui se révèle être très prolixe sur certains sujets (pourvu qu’on l’interroge). Le principe de cette 2nde étape est de savoir à quel profil la personne appartient et de simplement voir si ce profil est plutôt positif ou négatif. Cela va avoir une incidence sur la façon d’échanger avec la personne.

Le « conquérant » - il se sent supérieur à l’autre, il peut être arrogant ou visionnaire, calculateur ou valorisant,

Le « syntonique » - il se sent inférieur à l’autre, il manque d’esprit critique, il souhaite plaire à l’autre pour se sentir valorisé, il est rêveur ou rebelle,

Le « vigilant » - il se met à l’extérieur à la relation, il est sceptique ou prévoyant, contrarié ou critique.

Ces états correspondent à nos stratégies quotidiennes de communication. Elles nous semblent efficaces mais elles nuisent en réalité à la qualité de la relation. Bien les identifier va nous permettre de nous y adapter et d’offrir une réponse adéquate.

 

3. QUALIFIER L’ETAT EMOTIONNEL : pour cette étape, il y a un double objectif.

Tout d’abord, savoir si la personne est dans le « contrôle » de son discours ou si elle est « spontanée » afin d’apprécier la charge émotionnelle.

Le 2nd objectif est d’apprécier si la personne participe activement à l’échange ou si elle pense à autre chose en même temps.

Ces 2 aspects nous permettent de nous donner le maximum de chance pour que la personne écoute pleinement ce qu’on a à lui dire, mais également la teneur de notre discours en termes d’arguments, d’intonations, de vocabulaire…

 

​4. ECHANGER ? Cette dernière étape va nous permettre de savoir si la personne souhaite échanger/parler ou non (quelle qu’en soit la raison qui ne nous concerne peut être pas).

Cette étape est très importante car elle permet de choisir le bon moment pour aborder les choses qui le nécessite. Pour cela, il suffit d’observer la position du buste et des épaules lorsque la personne est assise (chaque transition de position indique un changement d’état d’esprit, un changement émotionnel).

 

Une fois bien expliqué et bien formé à ces 4 étapes, vous serez parfaitement « outillé » pour insuffler un vent de changement bénéfique à toutes situations d’échange.

Pour cela, je vous accompagne sur 1 journée de formation – 4 modules d’1h chacun + 3h de mise en situation (possibilité de groupe jusqu’à 4 personnes).

 

Vous pouvez me contacter par mail : frantz.bagoe@gmail.com, par téléphone au 06 14 15 28 39.

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Rencontre entre Systémie et Synergologie

Où comment interagir efficacement en alliant Synergologie (communication non verbale) et approche Systémique

Voici 4 étapes simples, efficaces et rapides à mettre en place pour décoder une relation, se positionner par rapport à celle-ci, puis la faire évoluer pour en tirer le meilleur.

 

  1. META COMMUNIQUER. Il est primordial de prendre de la hauteur, de la distance par rapport à la situation que vous souhaitez analyser pour en avoir une vision globale et la Systémie va vous y aider.

    Exemple 1 : Monsieur Durand rentre tard chaque soir de son travail et sa femme l’accueil toujours en lui faisant la tête. Madame est d’un naturel réservé, elle gère seule ses enfants, les courses, le ménage comme 91% des femmes en couple. Elle se dit que son mari doit forcément avoir conscience de la situation et comme il ne fait rien pour la changer, elle se renferme et l’atmosphère est tendue. La relation est sclérosée mais le couple souhaite se donner une chance de s’en sortir.

    Après appréciation et modélisation de la situation, M et Mme Durand prennent conscience du fonctionnement de leur couple. Mme va verbaliser ce qu’elle reproche à son mari qui va accepter de rentrer plus tôt 1 à 2 fois par semaine afin d’aider sa femme.

    La communication est restaurée et le système a évolué tout en conservant son équilibre.

    Si l’approche Systémique permet d’analyser la situation, la Synergologie permet d’identifier le comportement de chaque personne, de les ramener vers une relation plus « authentique » et de leurs faire prendre conscience de leur déficit de communication.

     

    Exemple 2 : Il y a quelques mois, un DRH a recruté en interne (une filiale) un informaticien qui semble ne pas s’intégrer à l’équipe déjà en place. Historiquement, l’équipe se connaît très bien puisque tous les collaborateurs ont participé au développement du service. Le nouveau collaborateur remplace un des « piliers » parti en retraite.

    Après appréciation de la situation, outre les méthodes de travail différentes du nouveau collaborateur, il s’avère que celui-ci n’avait été présenté au reste de l’équipe que succinctement.  Chacun a travaillé dans son coin sans chercher à se connaître.

    Après la mise en place d’une période de formation en binôme, l’intégration a pu enfin se faire correctement grâce à l’interview de chaque personne. L’approche du synergologue leur a permis de prendre conscience de leur déficit de communication.

    Je vous recommande de décomposer chacune des situations qui le nécessitent en la modélisant, en la schématisant grâce au mind mapping. Ainsi, votre cerveau pourra s’en approprier le fonctionnement dans son ensemble (il fonctionne comme ça le cerveau).

    La Systémie permet d’identifier chaque élément composant le système (la situation), chaque sous élément qui interagissent entre eux, puis l’environnement qui a lui aussi un impact important sur le système et lui permet d’évoluer tout en conservant sa stabilité.

    Ensuite, la synergologie permet d’analyser la communication non verbale de chaque personne et de restaurer un espace de communication « authentique » et propice aux échanges.

     

  2. STRATEGIES de COMMUNICATION. Il s’agit d’identifier les comportements individuels et de les qualifier. En Synergologie, ce sont les Figures d’Autorités que sont le Conquérant, le Syntonique et le Vigilant. Dans une relation, une personne se sent soit :
  • supérieure à l’autre, elle se trouve dans une figure conquérante qui peut être arrogante ou visionnaire, calculatrice ou valorisante,
  • inférieure à l’autre, elle se trouve dans une figure syntonique qui peut manquer d’esprit critique, être rêveuse ou rebelle,
  • extérieure à la relation, elle se trouve dans une figure vigilante qui peut être sceptique ou prévoyante, contrariée ou critique.

Ces états correspondent à nos stratégies quotidiennes de communication. Elles nous semblent efficaces mais elles nuisent en réalité à la qualité de la relation.

Bien les identifier va nous permettre de nous y adapter et d’offrir une réponse adéquate. Cela peut se faire à l’occasion d’un entretien individuel (quel qu’en soit le motif) ou par simple observation de la personne en situation d’interaction.

 

3. ETAT EMOTIONNEL ? Cette étape consiste à identifier si la personne est dans le lien ou dans le contrôle. En d’autres termes, nous saurons si la personne « se laisse aller » ou non.

Les inclinaisons de la tête vont nous y aider. Ils sont organisés en 3 axes qui, dans la communication, se combinent. Chacun de ces 3 axes exprime une réalité différente, un état émotionnel différent.

               - l’axe sagittal (haut/bas) exprime la hiérarchie (je me situe au-dessus, au même niveau ou encore en-dessous de l’autre),

               - l’axe rotatif (droite/gauche) exprime la préférence hémisphérique. Si je vous regarde en vous présentant la partie droite de mon visage, alors je suis plutôt dans le contrôle (la partie gauche exprime quant à elle le lien, la spontanéité),

               - l’axe latéral (la tête penche à gauche ou à droite) exprime l’empathie.

Exemple 1 :

Axe rotatif droit + axe sagittal neutre (analyse)

 

Exemple 2 :

Axe rotatif gauche + axe sagittal neutre (lien)

En synergologie, il s’agit d’amener la personne dans un espace « authentique » (assertif : je pense ce que je dis, réflexif : j’écoute l’autre et je n’exclue pas que l’autre ait raison, empathique : je ne juge pas l’autre).

 

4. ECHANGER ? Cette dernière étape va nous permettre de savoir si la personne souhaite échanger ou plutôt se désengager (quelle qu’en soit la raison qui ne nous concerne peut être pas). Cette étape permet de choisir le bon moment pour aborder les choses qui le nécessite. Pour cela, il suffit d’observer la position du buste et des épaules lorsque la personne est assise (chaque transition de position indique un changement d’état d’esprit, un changement émotionnel).

Exemple 1 :

Analyser pour contre argumenter (buste penché en arrière sur sa droite)

 

Exemple 2 :

Intérêt, envie manifeste d’échanger, de communiquer (buste penché vers l’avant, vers son interlocuteur)

 

Exemple 3 :

Ne pas avoir envie d’aborder un sujet (buste en arrière sur sa gauche, si en plus la personne a les jambes et les bras croisés, il est urgent de ne pas aborder le sujet qui fâche !)

 

A mon sens, les 2 premiers points sont des impératifs. Les suivants peuvent être enrichis ou remplacés (selon la situation) par d’autres types d’observations (la synergologie offre un large panel d’outils pour cela) comme les micros démangeaisons sur le visage et le corps, les 7 corps, les 8 groupes émotionnels, les différentes configurations des mains…

 

Ce système à 4 paliers est efficace et novateur pour comprendre les relations entre les personnes, que ce soit dans une démarche de coaching ou encore dans le Lean.

Dès qu’il y a une situation mettant en jeu 2 personnes ou plus, cette méthode permet d’appréhender correctement la situation, de s’y adapter et de la faire évoluer.

 

 

Les Hauts Potentiels ont du mal à s'intégrer ?

Ce billet est ma réponse à l'article de M Glady paru dans HARVARD BUSINESS REVIEW, en date du 24/06/2015, sous le titre « Pourquoi les hauts potentiels ont parfois du mal à s’intégrer ».

L'article de M Glady tend à stigmatiser une certaine partie des Hauts Potentiels au travers de comportements qui peuvent être appliqués aux « normaux-pensants » et qui ne reflètent en rien les particularités des HP.

L'article débute avec 3 adjectifs qualificatifs – Bien formés, travailleurs, intelligents - qui semblent s’appliquer à l’ensemble des Hauts Potentiels, ce qui dans la réalité n’est évidemment pas le cas. Un nombre non négligeable de HP ne suivent pas une scolarité sans heurts, bien au contraire, puisque

 70 % des HP sont en échec scolaire et seuls 30% poursuivent des études supérieures (http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/70-des-surdoues-sont-en-echec-scolaire-554/)

Revenons aux 3 erreurs que commettraient les HP, compliquant ainsi leur intégration dans leur environnement professionnel.

NE PAS COMMUNIQUER ASSEZ AVEC SON MANAGER DIRECT

Cette erreur s’applique à l’ensemble des nouveaux embauchés, elle n’est pas propre aux HP.

M Glady déclare que le HP est habitué à travailler seul depuis toute sa scolarité. Cependant, il ne faut pas faire l’amalgame avec les bons élèves « normaux-pensants »  qui se fondent particulièrement bien dans le moule scolaire conventionnel. Les HP – enfin ceux qui ne s’en sortent pas trop mal – ont une vie sociale comme les « normaux-pensants ». Le HP est un monstre d’adaptation sociale. Pour ne pas se cloîtrer dans sa chambre à se morfondre sur l’incapacité des hommes à apprendre des erreurs du passé, le HP s’adapte aux personnes et à leurs comportements.

Remarquez que je dis bien que ce sont TOUJOURS les HP qui s’adaptent aux autres et non l’inverse.

Ainsi, dans un travail d’équipe, le HP saura identifier inconsciemment les stratégies de communication de chaque personne. Il pourra alors s’intégrer sans aucun mal à l’entreprise, même si les autres collaborateurs auront bien perçu cette espèce de singularité.

« Soyez plus proactif dans la communication » assène M Glady. Mais les HP sont généralement beaucoup plus fins en communication que les « normaux-pensants ». Ils perçoivent notamment les signes de la communication non verbale et savent les interpréter.

 

SE CONCENTRER SUR LE FOND, SANS TENIR COMPTE DE LA FORME

Les HP peuvent trouver la solution sans pouvoir expliquer le cheminement qui leur a permis d’y accéder. C’est une des particularités des HP mais comme M Glady l’indique, les HP ne sont pas arrivés à un cursus scolaire si brillant sans avoir appris à mettre les formes, ni sans avoir appris à développer leur démonstration.

M Glady laisse penser que le problème de communication vient uniquement des HP, alors que certains managers ont la crainte d’être jugé, dévalorisé par leur collaborateur HP. Les managers, au même titre que les autres personnes, perçoivent intuitivement qu’il y a une « différence ». Ils ressentent donc une sorte de peur primale émanant du HP qui peut être ainsi vu comme une menace.

Gardez bien à l’esprit que la seule volonté du HP, c’est de communiquer.

 

L’ABUS DE CERTITUDE

Eh bien c’est tout à fait l’inverse… l’HP est dans le doute permanent. Vous ne trouverez AUCUN HP ayant développé un complexe de supériorité ! Il est bien trop conscient de ses faiblesses.

En revanche, si le HP est convaincu de ses connaissances, c’est qu’il est habité par une envie débordante, envahissante de CURIOSITE. Et malgré ce que l'auteur pense, je le répète, le seul souhait du HP est de pouvoir partager ses centres d’intérêts. Là est toute la difficulté pour lui…

A la lecture de l'article, nonobstant le CV de M Glady pour lequel je suis admiratif et plein de respect, je constate qu'il juge et stigmatise les HP sans en connaître véritablement ce qui fait leur spécificité.

L'auteur laisse entendre que c’est encore une fois aux HP à s’adapter, mais c’est ce qu’ils font quotidiennement depuis leurs premiers contacts avec l’école (et quelle dépense d’énergie), pourquoi ne le feraient-ils pas lors de leur prise de poste ?

Le seul conseil que je puisse donner aux managers afin qu’ils adoptent le bon comportement face à un collaborateur HP, c’est qu’ils le valorisent (le HP est un être HYPER émotif) et qu’ils lui parlent !

 

lien vers l'article : http://www.hbrfrance.fr/chroniques-experts/2015/06/7382-pourquoi-les-hauts-potentiels-ont-parfois-du-mal-sintegrer/

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Opter pour la stratégie du LEADER plutôt que celle du BOSS !

Quelle stratégie adopter, en tant que LEADER, afin que votre « équipe » ne pâtisse pas d’une compétition interne entre 3 (ou plus) collaborateurs aux comportements bien différents ?

 

L’ « équipe » est un système qui évolue tout en conservant une certaine stabilité. Elle s’adapte aux éléments exogènes comme l’environnement législatif, clients, fournisseurs mais également endogènes comme la formation interne, le service informatique.

Chaque élément qui la compose, les « individus », est lui aussi un sous-système équilibré mais influencé par son propre environnement endogène et exogène.

 

Si la compétition entre collaborateurs n’est pas cadrée, délimitée, alors l’équilibre se trouve menacé. Il est donc nécessaire d’intervenir auprès de chaque sous- système « individu » pour rappeler, voire redéfinir les règles.

Il est également important de s’assurer que les éléments exogènes au système « équipe » sont sains, cohérents et justes pour chacun.

Enfin, en tant que COACH/LEADER, vous devez vous positionner pour arbitrer, conseiller et développer les compétences de chaque sous-système « individu » afin que le système « équipe » évolue vers le même objectif.

 

Bien cerner la stratégie de communication de chaque personne est essentiel pour pouvoir la guider, la conseiller de la façon la plus approprié. La communication non verbale est une boîte à outil fondamentale pour y arriver rapidement. Elle vous permettra de définir le type de « figure d’autorité » de chaque collaborateur - des 3 pour le cas que je vous propose.

 

Les collaborateurs peuvent être des commerciaux, des ingénieurs, des ambulanciers… quelques soit la fonction de la personne, elle fait partie d’une équipe et une équipe ne peut atteindre son but que collectivement.

 

Je vous propose d’adopter le rôle du COACH dans l’art noble qu’est la boxe anglaise.

Prenons comme base le combat épique entre Muhammad Ali et Georges Foreman, disputé le 30 octobre 1974.

 

En boxe anglaise, le boxeur sur le ring n’est pas seul. Il a dans son coin son coach, son soigneur. Dans la salle d’entraînement, il a ses sparring partners pour le préparer physiquement et tactiquement.

L’esprit sportif qui anime tout sportif doit également faire partie du monde professionnel.

C’est la même dynamique qui met en mouvements ces talents tous très différents.

 

Pour revenir à mon exemple appliqué au Noble Art, je vous présente l’individu #1 qui peut être vu comme le sparring partner de Muhammad Ali. C’est un élément endogène du système «équipe ». Il est tout aussi important que les autres protagonistes. C’est lui qui prépare Ali pour le combat, avec la même force et la même technique que celles qu’emploie Foreman. L’individu #1 est celui qui aime le jeu, les règles, le sport mais n’attache que peu d’importance au classement final. Peu importe qu’il termine 4ème de la compétition, il a agi avec application à la hauteur de ses moyens.

Il y a tout lieu de le valoriser et de le pousser à continuer dans cette voie car il est un maillon important sur lequel l’équipe peut s’appuyer et prendre exemple. Il peut être un bon formateur par exemple ou faire de la veille technique, concurrentielle... En synergologie, sa figure d’autorité peut être le conquérant positif ou le vigilant positif.

 

Vous avez ensuite l’individu #2, alias George Foreman. Il est incapable de prendre du recul sur les évènements pour les analyser et s’adapter en conséquence. Cependant, il est physiquement fort, avec une technique frustre et basique. L’individu #2 est guidé par la seule idée de terminer en tête de la compétition, quitte à jouer un peu des coudes. Il n’écoute pas les autres membres de son équipe et veut plutôt imposer sa propre vision des choses. A la machine à café, il ne vous demande pas ce que vous avez fait de beau durant vos congés mais il vous racontera les siens.

En synergologie, sa figure d’autorité est plutôt le conquérant négatif. Avec lui, peu d’énergie à dépenser. Il est cependant nécessaire de rester attentif à son comportement, de le recadrer périodiquement. Tout faire pour être en tête peut être réalisé avec respect et un minimum d’esprit d’équipe.

Il est important d’analyser sa façon de faire, les moyens qu’il met en œuvre pour parvenir à ses fins. Certaines informations sont certainement intéressantes à être partagées avec le reste de l’équipe. Une lecture fine de sa communication non verbale sera un atout important pour garder le pouvoir de l’anticipation sur lui.

 

Enfin, vous avez l’individu #3, alias Muhammad Ali. Le compétiteur intelligent, réfléchi et précis. Celui qui aime le beau geste. Il a cette faculté d’analyse qui lui permet de s’adapter et de modifier sa stratégie pour atteindre son but. Seulement, il n’en a pas suffisamment conscience. Il suffit alors de lui suggérer des pistes de réflexion comme d’apprendre à observer les autres sur tel ou tel item, pour pouvoir s’en inspirer.

 

Aucun de ces 3 profils n’est cependant meilleur que l’autre. Ils sont complémentaires et vouloir les gérer uniformément n’est qu’une solution simpliste et peu évoluée. Les résultats finaux de l’équipe seront bien meilleurs si chaque collaborateur est appréhendé individuellement.

C’est là la grande différence entre : être le BOSS et être le LEADER.

 

Post Scriptum :

Muhammad Ali, après une préparation physique complète et sérieuse, a choisi une stratégie de combat novatrice et pleine de finesse face à Georges Foreman.

Durant les 3 premiers rounds, il laissait Foreman se fatiguer contre lui, s’épuiser contre lui.

Rounds 4 à 5, les forces s’inversent et Ali place des contres précis et nets. Foreman est épuisé et n’a plus de force pour se protéger.

Rounds 6 à 8, Ali fait une démonstration de tout son génie, de son intelligence tactique jusqu’à infliger un KO à Foreman au 8ème round.

 

Lien vers la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=bVseoF1-p3M

 

 

 

 

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Nous avons tous besoin de moments de solitude

Les expériences de l'éthologue John Calhoun sur le comportement social et la surpopulation chez les rats (1958) sont phénoménales. Comment le stress provoqué par la surpopulation influence les comportements entre individus et groupe d'individus constitués, mais également la chimie organique des individus stressés.

Toutes les phases de la vie sont touchées : séduction et activité sexuelle, la nidation, les soins aux petits, la territorialité et l'organisation sociale, les conséquences physiologiques...

Les résultats sont transposables aux habitants qui vivent dans des barres HLM ou dans des ghettos et font froid dans le dos dans le contexte actuel... si les urbanistes consultaient les éthologues, les villes seraient plus humaines c est certain !

Les expériences de Calhoun montrent que même le rat a besoin de moments de solitude. Les femelles au nid sont particulièrement vulnérables tout comme les petits....

La surpopulation détruit des fonctions sociales importantes, provoquant la désorganisation et l'effondrement démographique ou la crise de mortalité.

Certains rats stressés (crise cloacale) subirent de profondes altérations se traduisant par un sadisme endémique (moeurs sexuelles entre autres...), l'éducation des petits se fit dans le complet désordre. Le comportement social des males se dérégla au point d'aboutir à l'agression permanente, les hiérarchies sociales étaient devenues instables...

Tout l'équilibre repose sur la bonne gestion des distances chez l'homme, qui elles-mêmes sont très différentes d'une culture à l'autre.

Je perçois là, un lien tellement évident avec la Synergologie !

Sommes-nous faits pour vivre ensemble (cultures différentes) si aucun n'accepte de compromis ?

(ref : Edward T. Hall "La dimension cachee")

Tous les non-dits sont des mensonges !

 

Au même titre que « sois naturel ! », cette affirmation est une communication paradoxale parce que si je mens, alors les non-dits ne sont pas des mensonges.

Sous un autre angle, est-ce qu’on peut alors dire qu’ils sont synonymes ?  

 

Que nous disent les définitions ?

Dire un mensonge c’est altérer sciemment la vérité. C’est une affirmation contraire à la vérité faite dans l’intention de tromper (réf. www.cnrtl.fr).

Le non-dit, bien que chargé de sens, n’est pas formulé explicitement et n’a pas nécessairement cette connotation négative qui est associée au mensonge (réf. www.larousse.fr).

 

Un mensonge n’est pas un non-dit !

 

En synergologie, certains items mis bout à bout nous amènent à suspecter que la personne semble mentir, et d’autres attestent de non-dits. C’est le questionnement que nous allons mener qui va confirmer ou infirmer notre hypothèse.

 

Prenons de façon isolée l’item du « faux non » - la tête commence le mouvement de négation par la droite – peut suggérer un mensonge mais également un non-dit. Le travail du synergologue va être de poser des questions afin d’établir si la personne ment ou si elle ne nous dit pas tout (avec production de nouveaux items non verbaux) et ainsi, recréer un espace de communication assertif, réflexif et empathique : un espace d’authenticité, un système « gagnant-gagnant » (métacommuniquons !).

Le synergologue repère l’incongruence et tente d’y remédier par le questionnement.

En synergologie, nous disons que nous avons observé (notion abordée plus bas) au travers de maintes vidéos que tel item associé à tel autre, associé à tel autre et à tel autre, semble exprimer un non-dit et que d’autres semblent se retrouver dans le mensonge. Mais ça ne fait pas de nous des détecteurs de mensonge et nous ne le revendiquons pas ainsi. En revanche, relever une incongruence entre le verbal et le non verbal – un hiatus de communication – fait bien de nous des détecteurs de non-dits.

 

Tenter de démontrer à la façon « positiviste scientifique d’Auguste Comte» (grosso modo : ça marche/ça marche pas) que le synergologue ne détecte pas plus de mensonges que le hasard ne peut pas s’appliquer ici, elle est même dépassée parce qu’elle ne tient pas compte ni du contexte, ni de la stratégie de questionnement (contrairement à la Systémique).

 

Enfin, revenons rapidement sur la notion de l’observation dans le cadre du décryptage de vidéos. Observer c’est considérer avec attention, avec application. « C’est examiner un objet de connaissance (scientifique) pour en tirer des conclusions (scientifiques) » (réf. www.cnrtl.fr).

 

L’observation permet de réaliser la vérification empirique des phénomènes, c’est-à-dire qui s’appuie sur l’expérience et non sur la théorie. Dès lors, on ne peut pas nous opposer de quelconque biais ou encore d’effet Barnum.

 

Le fond, la forme…

 

                                    Mensonge

Mais d'où vient cette mélancolie ?

Mais d’où vient cette mélancolie ? Quel est son point de départ ?

Cette question m’a été posée plusieurs fois, suite à mon précédent article sur la différence entre la tristesse et la mélancolie.

Aucun élément de réponse sur internet (sauf erreur de ma part, si vous en avez, je suis preneur).

Et puis j’ai revu le film « Full Metal Jacket », de Stanley Kubrick (1987) avec Vincent D’Onofrio… là j’ai eu mon élément de réponse.

Tout le 1er tiers du film, Vincent D’Onofrio alias « grosse baleine » se fait littéralement pourrir par le sergent instructeur Hartman. « Grosse baleine » est empoté, peu habile avec son corps et semble différent émotionnellement des autres recrues. Il est sensible et les réflexions qui lui sont faites le touchent puissance 10. Alors petit à petit, il se renferme sur lui-même, dans son monde pour endurer les brimades sans le montrer aux autres.

A la fin de cette partie du film, « grosse baleine » se lève une nuit, prend un fusil d’assaut et tue le sergent instructeur Hartman avant de retourner l’arme contre lui, et finalement se tirer une balle dans la tête.

Lorsque nous sommes élevés avec des valeurs morales idéalistes et humanistes, que nous sommes de surcroît hyperesthésiques, ou hypersensibles, hyperémotifs et que dans notre petite enfance nous subissons un évènement qui, de notre hauteur candide, nous apparaît violent et humiliant alors notre socle vole en éclat… with the flick of the finger* !

 

La mélancolie, c’est la nostalgie du Paradis perdu.

 

Ainsi, certains ne regarderons plus le monde du même œil, ni la même candeur. Ils décideront d’analyser plus en détails les gens autour, voir ce qui les lie, comment ils interagissent et ça leur permet de se rassurer. Parce qu’ils savent dorénavant anticiper leurs réactions.

 

Gustave Flaubert a dit : "je suis doué d'une sensibilité absurde, ce qui érafle les autres me déchire".

*Liam Gallagher avec Beady Eye « Flick of the finger »

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Le corps, ce système en équilibre

Quel lien entre un système qui doit préserver son équilibre pour subsister et le langage non verbal ?

C’est justement en maintenant son équilibre physiologique que le corps communique. Le langage non verbal en est la syntaxe. Le corps transmet nos changements d’états émotionnels, nos intentions bien avant que notre cerveau ne les perçoive. Cela se traduit par des gestes, des changements de position du corps, de l’axe de la tête, des démangeaisons sur le visage ou sur le corps… toutes ces manifestations sont la communication non verbale et participent à conserver le système en équilibre.

Grâce au décodage de quelques items du langage corporel, nous avons aujourd’hui la faculté de pouvoir anticiper les réactions, les émotions, les envies, les décisions et ainsi de nous adapter à la relation :

  • La position du buste est importante afin de savoir si la personne a envie de communiquer.
  • Le clignement des paupières permet de nous assurer que notre interlocuteur est présent et attentif.
  • Les gestes faits dans l’espace permettent de qualifier le discours. Est-il spéculatif ? (traduit notre absence, on parle en mode « automatique »). Est-il spectaculaire ? (à la manière d’un Fabrice Luchini en éternelle représentation). Est-il spéculaire ? (là, nous sommes bien présent dans la relation, ici et maintenant).

La reconnaissance d’items discordants avec le discours nous permet de ramener notre interlocuteur dans un espace d’échange que l’on souhaite authentique et bienveillant, grâce au questionnement.

Notre corps, véritable système qui n’a de cesse de conserver son équilibre à la manière de l’homéostat de W.Ross Ashby en 1954. Ashby a démontré que dans les systèmes naturels, se réalise une certaine conservation de l’adaptation et que le système évolue grâce à l’expérience acquise. Ce schéma systémique trouve son corolaire en physiologie, puisque « l’homéostasie permet de maintenir certaines constantes du milieu intérieur de l’organisme nécessaire à son bon fonctionnement, entre les limites des valeurs normales » (cf Vulgaris Médical).

Pour aller plus loin, la maladie crée un déséquilibre physiologique. Le système immunitaire doit donc se battre (parfois aidé par l’apport extérieur de médicaments) pour retrouver son équilibre. Mais même dans cette position de faiblesse, le corps continue de communiquer.

Ainsi le corps ne fait pas de gestes par simple hasard. Pire ! Notre corps « pense » avant notre cerveau. Grâce à ses cartes corporelles et aux IRM, Damasio démontre que le langage corporel est pré verbal et non co verbal. Le corps réagit en fonction des stimuli extérieurs. Lorsqu’un stimulus parvient à notre corps, celui-ci réagit et émet une réponse émotionnelle qui va parvenir au cerveau, qui à son tour va manifester le sentiment ressenti.

Le clou est définitivement enfoncé grâce à John Dylan Haynes (Université Humboldt à Berlin) et son tomographe à résonnance magnétique. Ce chercheur va jusqu’à démontrer que notre cerveau prend les décisions jusqu’à 7 à 10 secondes avant que nous en ayons conscience.

Grâce à nos observations et à notre classification de plus de 1 700 items corporels, nous sommes en capacité d’anticiper des comportements, d’analyser les stratégies de communication inconsciente et de qualifier la relation.

Ainsi, nous proposons une communication efficiente.

Question subsidiaire : quelle est la différence entre une personne très à l’aise avec son corps, qui le connaît très bien et en est fier, avec une personne qui est plus gauche et qui se sent dissociée de son corps ?

En gardant à l’esprit que tout corps communique, la communication sera évidemment existante mais elle serait certainement plus fluide et moins hésitante pour la 1ère versus la 2nde.

 

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Le langage non verbal (peut) représente(r) 100% de la communication !

Notre corps ne peut pas ne pas communiquer !

Le simple fait d’être seul, assis sur un banc à bailler aux corneilles ou à pratiquer l’introspection délivre le message : « je ne souhaite pas être dérangé ».

Ce message véhiculé par votre corps représente 100% de la communication.

Votre corps adopte une position spécifique qui est liée à votre état d’esprit du moment :

Elle sera « fermée » si vous pensez à un évènement préoccupant. Votre corps sera alors contracté (hypertonique), les épaules seront hautes, les jambes et les bras croisés, les poignets « cassés » ou encore vous maintiendrez un sac fermement contre vous.

Elle sera « ouverte » si vous pensez à vos prochaines vacances dans une île paradisiaque sans personne pour vous déranger. Le corps sera alors détendu (hypotonique), les bras posés sur le dossier du banc par exemple.

Mais si votre corps est présent sur le banc à cet instant (présence +), votre esprit préoccupé ne l’est pas lui (attention -). Quelques soit votre état d’esprit, positif ou négatif, c’est le peu de clignements de paupières qui délivre le message que vous n’êtes pas disponible pour communiquer. Vous vous coupez ainsi du monde extérieur pour être dans le vôtre, dans votre bulle. La majorité des personnes qui vous voit comme cela ont la même syntaxe que vous (transition de l’information), la même sémantique (décodage de l’information) et ainsi adopte un comportement en conséquence (pragmatique de la communication).

Mais soyez en certain : « on ne peut pas ne pas communiquer ! » (je vous renvoie au dilemme du schizophrène).

Dans un contexte où vous ne souhaitez pas communiquer mais que vous êtes néanmoins abordés par une personne, vous avez le choix entre 4 types de comportements :

  • Vous dites simplement que vous ne souhaitez pas être dérangé (de la manière qui vous semble la plus appropriée…), mais vous risquez néanmoins de provoquer une réponse en retour et c’est ce que vous voulez éviter,

  • Vous répondez a minima mais là aussi, vous laissez le champs libre à votre vis-à-vis pour qu’il comble le vide,

  • Vous vous exprimez dans un charabia, une incohérence de façon à décontenancer l’importun, ça c’est pas mal mais il ne faut pas avoir peur de passer pour un « original » (au mieux),

  • Vous feignez le sommeil, l’ivresse, vous vous exprimez dans une langue étrangère ou avec colère (vous êtes au choix un bon comédien ou bilingue).

Bien sûr, dans ces 4 cas-là (à lire lentement), le langage non verbal peut représenter un faible pourcentage de la communication.

Savoir décoder quelques clés du langage non verbal c’est pouvoir anticiper et s’adapter.

La forme et le fond…

Réf. « une logique de communication », P. Watzlawick, J. Helmick Beavin, Don D. Jackson, Editions du Seuil - 1972

 

Fourest : 1, Caron : 0

L’étude de la communication humaine se subdivise en 3 domaines : la syntaxe, la sémantique, le pragmatisme.

-          La syntaxe recouvre la transmission de l’information grâce à des symboles,

-          La sémantique est le problème du sens. Chaque interlocuteur doit avoir les mêmes codes pour comprendre la signification des symboles,

-          Le pragmatisme de la communication est le comportement généré par les 2 premiers.

Ces 3 aspects, nous le voyons bien, sont interdépendants mais mon champ d’analyse reste la communication non verbale et les stratégies comportementales.

J’ai trouvé très intéressant d’analyser le clash entre Aymeric Caron et Caroline Fourest. Celle-ci a été  largement invitée dans diverses émissions pour vendre son livre, mais surtout pour expliquer ce clash.

 Que s’est-il passé de si extraordinaire? Mon intuition me dit de me méfier lorsqu’une personne qui, sous ses dehors bien sage, tout en retenu, occupe beaucoup de place dans le paysage médiatique.

Une fois n’est pas coutume, voici ma conclusion avant ma démonstration qui elle, ne sera pas exhaustive tant il y a d’items l’enrichissant.

Aymeric Caron a péché par orgueil et par manque de rigueur dans la préparation de son affrontement. Caroline Fourest a plus d’une fois débattue avec des invités nettement plus coriaces que lui. Sa stratégie de communication comportementale a réussi à rallier à elle le public, Laurent Ruquier et les téléspectateurs. Le match est donc largement remporté par C. Fourest sur la forme sans que le fond ne soit abordé.

Voici donc les items qui illustrent très largement mon propos…

5 sec. – les 2 protagonistes ont le buste penché vers l’avant, à gauche, dans l’hésitation donc ou plutôt dans l’envie d’argumenter mais de façon plutôt « molle ». Caroline Fourest cligne peut des paupières, elle n’intègre pas ce que dit Caron qui, d’ailleurs, se met à distance avec son sourcil gauche levé et ce durant toute l’entrevue. C. Fourest est critique, marquée par un axe de tête latéral gauche et rotatif droit.

18 sec. et 24 sec. – Si A. Caron est dans la spontanéité (mauvaise stratégie avec C. Fourest) avec sa main gauche active, F. Fourest est dans le contrôle avec sa main droite active. Elle gère bien ce type de situations pour y être habituée.

42 sec. – C. Fourest joint les 2 mains et tranche, elle se sent « au-dessus » de l’autre et le signifie inconsciemment par ce geste.

47 sec. – A. Caron a la lèvre supérieure gauche ascendante, les « lèvres de chien », ce qui traduit de la colère et il ressent inconsciemment le déséquilibre des forces, son buste part alors en arrière. Ce désir de « fuir » se traduit par la « goutte de malaise » à 59 sec. lorsqu’il boit une gorgée d’eau.

1 min. 07 – C. Fourest se recadre, se reconcentre, en replaçant une mèche derrière son oreille gauche. Elle reste néanmoins dans le contrôle et se dissocie du discours avec des gestes figuratifs.

1 min. 19 – A. Caron fixe beaucoup en bas à droite du regard pour construire son discours, il faut au moins ça face à une bête de ce type d’échanges qu’est C. Fourest, surtout lorsqu’elle se délecte des pics qu’elle lui adresse (langue de délectation à 1 min. 24. C’est encore de la colère, de l’agressivité que le visage d’A. Caron laisse transparaître à 1 min. 31 avec ses dents apparentes.

C’est aussi de l’hésitation qui fait sa faiblesse lorsqu’il se pince le nez à la recherche d’une citation du livre qu’il ne trouve pas, à 1 min. 40 et à 1 min. 49 il se fait stopper par les mains en avant de C. Fourest, paume face à lui.

2 min. 04 – à nouveau les « lèvres de chien » d’A. Caron… à certains moments, il faudrait savoir capituler… d’autant qu’à 2 min. 05, sachant que la mayonnaise tourne et que son sang chauffe, C. Fourest cherche (cela dure moins d’1 sec.) Laurent Ruquier du regard afin qu’il intervienne, en vain.

2 min. 07 – C. Fourest signifie de ses paumes à A. Caron qu’il faut arrêter et passer à autre chose. Ses doigts sont tendus, ce qui trahit un stress qui est renforcé par la lèvre supérieure qui découvre les dents du haut… colère et agressivité !

2 min. 22 – A. Caron aimerait quand même que ses propos tranchent lorsqu’il évoque « je défends une méthode de travail » en joignant les mains à l’horizontale. Ce à quoi C. Fourest riposte en rejetant ces propos, en les balayant des mains du centre vers l’extérieur, « je n’ai pas de leçon à recevoir de vous sur mes méthodes de travail ».

2 min. 42 – A. Caron gère son stress depuis le début comme il peut grâce à son stylo qu’il garde bien en mains. Mais C. Fourest est définitivement dépitée, coin extérieur droit et gauche de la bouche ascendant. Mâchoire crispée et muscles de la bouche très tendus à 3 min. 03.

Voici pour moi le moment clé de cet échange, le moment où A. Caron aurait pu prendre la main clairement et définitivement si tant est qu’il eut mieux préparé la joute.

3 min. 08 – « Est-ce que oui ou non vous avez été condamnée pour une chronique sur France Culture ? » fit-il avec le stylo en bouche et le buste en avant. A la réponse négative pleine de certitude de C. Fourest, le buste de A. Caron part en arrière.

3 min. 14 – L’axe de tête d’A. Caron trahit la circonspection (rotatif gauche et latéral droit) sur « non je n’ai jamais été condamnée pour diffamation, j’ai même gagné mon procès ». Yeux exorbités d’A. Caron, sourcils levés trahissant son étonnement.

C’est faux, C. Fourest a bien été condamnée en octobre 2014 pour diffamation et son appel n’a pas encore été jugé ! http://www.lexpress.fr/culture/tele/onpc-aymeric-caron-denonce-les-mensonges-de-caroline-fourest_1676656.html

S’ensuivent des items de peur et de colère sur le front d’A. Caron, C. Fourest reste calme, affichant même du dépit à 3 min. 35. Son vis-à-vis ne peut rivaliser, son buste part en arrière et à nouveau la « goutte de malaise » à 3 min. 37.

3 min. 54 – A. Caron cherche l’approbation de Laurent Ruquier, en vain. Il est même injurié à 4 min. 07 et doit temporiser face aux applaudissements du public. Il cherche à nouveau l’aide de Ruquier, en vain.

4 min. 19 – Fière d’elle, C. Fourest sort 2 langues de délectation (ralenti à vitesse de 0,32).

J’arrête le décompte des points ici, il reste 3 min. d’invectives qui viennent conforter la décision finale : Caroline Fourest : 1, Aymeric Caron : 0

Dans cet échange, C. Fouret a si bien adapté sa stratégie de communication comportementale, qu’à aucun moment elle n’a eu à apporter de réponse à la critique qu’A. Caron lui faisait, à savoir qu’elle utilisait des méthodes (je cite) « malhonnêtes ».

Encore une fois, le fond et la forme…

Voici le lien vers la vidéo sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=LWgNOIHWGYU

Savoir décrypter les stratégies de communication comportementales est essentiel pour conserver son objectivité, mais également pour pouvoir anticiper les propos et s’y adapter.  C’est une force indéniable dans le processus de recrutement en groupe, dans le cadre d’interrogatoire ou encore dans la  formation… mais également en développement personnel pour regagner une confiance en soi durable.

N’hésitez pas à me contacter pour une présentation des diverses solutions que peut vous apporter la discipline, pour les entreprises, les TPE mais également pour les particuliers.

 

Bachar El-Hassad interviewé par D. Pujadas : Décryptage

Bien loin de la polémique que suscite cette interview, son analyse relève pour moi d’un double objectif :

  1. Constater si Bachar El-Hassad est bien aussi inébranlable qu’on le dit,
  2. Constater si sa communication non verbale est cohérente avec sa langue de bois (corps de bois).

Bien loin de moi l’envie de mener cette analyse à charge ou à décharge, je procède à une analyse factuelle.

Au cours de cette interview, Bachar El-Hassad soutient que la France a armé la frange de syriens qui s’est levée contre lui. Ces membres de l’opposition modérée seraient aujourd’hui des terroristes du Groupe Etat Islamique. Ainsi, la France soutiendrait les terroristes contre lesquels le régime Syrien se bat. Cependant, le président syrien se dit ouvert à renouer le dialogue avec la France, entre autre.

2 sec – Le président syrien est assis en position neutre, droit, pieds à plats avec l’épaule gauche légèrement plus haute que la droite, ce qui traduit un stress de performance. Ce stress se confirme par les mains jointes, doigts tendus.

41 sec – « les terroristes se sont infiltrés en Syrie avec l’appui d’Etats Occidentaux (…) », et voici un mouvement de tête que Bachard El-Hassad fait très souvent au cours de l’interview : un déplacement de la tête vers l’extérieur droit, c’est-à-dire à l’opposé de son interlocuteur. C’est une mise à distance dans le but de « fuir ». C’est exactement le même mouvement que vous faites lorsque vous sentez une odeur qui vous répugne.

56 sec – là il faut que vous soyez très attentifs parce que le mouvement de lèvres à observer est fugace. Nous appelons ça la « lèvre de chien ». C’est la lèvre supérieure droite ou gauche qui se lève et qui traduit une agressivité renvoyant à soi (lèvre supérieure gauche), ou lié à l’autre (lèvre supérieure droite). En l’occurrence, ici il s’agit de la gauche et c’est cohérent dans la mesure où David Pujadas attaque bille en tête Bachar El-Hassad en lui assénant que pour les français, il est LE responsable de la situation en Syrie.

1 min. 13 – « (…) tuer ses concitoyens » est placé à gauche avec ses mains alors que « affronter les forces politiques les plus puissantes » est placé à droite. Ainsi, Bachar El-Hassad aime ses concitoyens, contrairement aux forces politiques étrangères.

Vous pouvez également remarquer les nombreux haussements du sourcil gauche, pour se mettre à distance des autres.

1 min. 41 – les talons se soulèvent très régulièrement, en rythme, et cela tout au long de l’interview. Au-delà d’une manifestation de stress, il s’agit également d’un désir de se situer au-dessus de l’autre. Vous pouvez également constater que les mains de Bachar El-Hassad vont de pairs… elles se déplacent en même temps, en rythme, dans le même sens.

Toute cette première partie confirme le corps de bois ainsi qu’une situation stressante pour le président syrien.

2 min. 21 – l’hémi visage gauche est bien plus expressif que le droit qui lui, est très figé. La partie gauche du visage est le reflet du « moi », par opposition à « l’extérieur », « les autres ».

3 min. 13 – à nouveau le visage qui part vers l’extérieur droit lorsque Bachar El-Hassad dit ne pas avoir favorisé l’émergence du Groupe Etat Islamique. Vous y ajoutez les mains qui se déplacent en rythme, le buste qui part en arrière sur la gauche trahissant une envie de fuir ainsi que des gestes figuratifs (aucune projection personnelle). Dans cette situation, comment moi je me comporterais ? Si David Pujadas me pointait du doigt publiquement et me disait que j’aidais les terroristes, je pense que mon buste se pencherait vers l’avant et mes gestes seraient plus saccadés… Force est de constater que Bachar n’est pas du tout à l’aise, déstabilisé peut être ? Pris la main dans le sac ? Sinon, pourquoi voudrait-il fuir ?

4 min. 11 – Lorsque Bachar dit que le gouvernement français favorise l’émergence des terroristes, son buste est à nouveau en position de fuite sur son siège.

6 min. 24 – pris au dépourvu par les 2 photos de Pujadas, le président syrien réagit spontanément avec sa main gauche. Cependant, il pose une question au journaliste qui lui permet de se reprendre (main droite active) puis d’interpeller vivement Pujadas en pointant 2 doigts « pistolets » vers lui.

7 min. 26 – toujours déstabilisé, Bachar El-Hassad est en position de fuite sur son siège, l’épaule gauche bien plus basse et en arrière par rapport à l’épaule droite.

11 min. 34 – « les terroristes » sont placés à droite, ce qui amène à penser qu’il ne les apprécie pas…

(Là il y aurait plein de question à lui poser à M El-Hassad !)

12 min. 07 – à propos des contacts entre les services de renseignements français et les syriens, le regard est dirigé vers le bas à droite à la recherche d’un vocable précis, mesuré dans un désir de traduire exactement sa pensée, avec l’objectif de séduire (le mot recherché est « coopération »).

14 min. 35 – « nous sommes prêts à tout dialogue » assène-t-il avec la main droite tendue vers Pujadas.

Cette envie de renouer avec le dialogue est confirmée lorsque David Pujadas lui dit : « vous n’êtes pas intéressé par un dialogue », et Bachar El-Hassad l’arrête de sa main gauche, paume dirigée vers lui.

Globalement, Bachar El-Hassad a fait preuve d’une écoute attentive sans se laisser toutefois aller. S’il peut donner le change en paraissant contrôler la situation, son corps trahit un sentiment de stress, de malaise. Cependant, le président syrien manifeste une envie de renouer le dialogue avec la France, mais en défendant fermement sa position.  

 

Voici le lien vers la vidéo : www.youtube.com/watch?v=eCpaiBTcpnE

Pour de plus amples informations sur le corps de bois, vous pouvez vous rendre sur le site très intéressant d’Elodie Milczarek, sémiologue et synergologue : www.corpsdebois.com

Mais pourquoi se gratte-t-il la gorge ?

Rappel de l'épisode précédent : "voici maintenant un rapide exercice de réflexion qui vous est destiné : vous êtes au travail, vous avez en face de vous une personne assise dans son fauteuil, le dos très en arrière et la main gauche qui vient sur sa gorge pour gratouiller sa glotte. Comment l’interprétez-vous ?"

Le choix de la main est important. C’est l’expression de la manière dont nous nous situons par rapport à l’information que nous recevons. Rappelons rapidement que la main gauche exprime la spontanéité, la droite le contrôle.

Quel que soit le contexte, cette situation est vécue comme stressante pour votre interlocuteur. Son sang irrigue mal sa gorge pour se concentrer sur ses membres inférieurs, en cas de nécessité de fuite. Votre vis-à-vis se sent agressé (au figuré) sans pouvoir réagir. La main sur la gorge va avoir un effet déstressant, apaisant et va rétablir son équilibre physiologique (principe d’homéostasie).

De plus, étant en interaction avec vous, c’est bien ce que vous lui renvoyez qui le stresse : image de vous, image de lui, message que vous véhiculez, lui par rapport à vous ou à votre demande…

Enfin, face à cette situation stressante, son corps va vouloir fuir. Son ego, son torse recule sur le dossier du siège, plutôt vers sa gauche, et signifie qu’il se met en retrait de la communication. Pour retrouver une communication fluide et apaisée, vous devez tempérer vos propos et rassurer la personne grâce à un vocabulaire positif (normalement, il devrait se détendre).

La ou les questions à se poser par la suite sont : quelle était la cause de cet état ? Moi ? Ma demande ? Pensait-il à autre chose qui le préoccupait ? L’objet de ma demande nécessitait-il des compétences qu’il ne maîtrise pas ? Est-ce que la personne a pris toute la mesure de son poste pour réagir ainsi ? Devrais-je solliciter une personne différente la prochaine fois ? Comment puis-je l’aider à mon niveau ?

Je ne suis pas certain que vous puissiez ni poser toutes ces questions, ni y trouver des réponses, mais soyez attentif et gardez-les en tête si la situation devait se répéter.

Qu'ont-ils contre Mathieu Gallet ?

La première fois que j’ai vu Mathieu Gallet, c’était à l’émission « C’est à vous », il y a déjà quelques mois. Ma première impression était plutôt bonne puisque j’avais dans la lucarne un homme plutôt jeune, pas mal de sa personne, séduisant même. Il s’exprimait bien et arborait un petit air malicieux qui le rendait sympathique.

Je fus donc surpris d’apprendre que ce nouveau PDG de Radio France était en difficulté aujourd’hui et qu’une motion de défiance a même été votée contre lui.

Mais alors, comment en est-il arrivé là ? Est-ce lié à sa façon de mener le paquebot ou est-ce lié à sa façon d’être, à sa stratégie comportementale de communication (involontaire bien entendu) ?

Brièvement, il est important de rappeler que Mathieu Gallet a 38 ans, qu’il est ambitieux comme beaucoup de « petits gars » qui ont fait de brillantes études supérieures et qu’il semble plutôt de droite. Diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques, DEA d’analyses économique des décisions publiques, président depuis 2010 de l’INA après être passé au Ministère de la Culture  sous Frédéric Mitterrand en tant que conseiller technique, nommé depuis 2014 Président de Radio France par le CSA.

La réflexion que je me fais, c’est que Mathieu Gallet n’appartient (malheureusement ?) pas au sérail, à la caste des journalistes et cela combiné avec un air « je-me-fous-presqu’ouvertement de vous » a bien du mal à passer auprès du milieu.

Alors j’ai bien observé sa communication non verbale lors d’une interview accordé à France Inter ET filmée : http://www.dailymotion.com/video/x2llc1q_mathieu-gallet-j-ai-confiance-dans-le-soutien-de-notre-actionnaire_news

Ce qui est important de dire, c’est que même si une personne qui participe à une émission de radio se sait filmée, il ne suffit que de quelques secondes pour que la caméra soit totalement oubliée.

Voici donc mes observations à « brûle pourpoint » :

Tout d’abord, je remarque que dans l’ensemble, les mains de Mathieu Gallet sont peu actives, son torse (égo) est peu mobile, il est donc dans le contrôle et plutôt réservé. Cependant, il cligne beaucoup des yeux, ce qui nous indique qu’il est dans l’échange, qu’il trie et analyse les informations qu’il reçoit.

Ce qui est prégnant, c’est qu’il présente la majeure partie du temps son hémi visage droit, il regarde son interlocuteur avec son œil droit confirmant ainsi qu’il souhaite contrôler son discours.

Alors comment ressort son côté malicieux qui peut aisément passer pour du mépris par certains ? Eh bien son sourcil gauche est fréquemment levé, il se met à distance des autres. Il ne faut pas oublier que les autres perçoivent inconsciemment cet item et peuvent mal l’interpréter dans un contexte particulier (comme c’est le cas) !

Ce côté ironique se lit également sur le petit rictus que Mathieu Gallet affiche souvent, voyez le coin extérieur gauche de sa bouche qui remonte… additionnez cela avec le sourcil gauche qui s’élève et la marque du mépris est bien présente.

Exemple à 3 minutes 18 : sourire narquois/mépris avec haussement du sourcil gauche lorsqu’est évoqué Michel Sidoroff de Force Ouvrière qui lui reproche de préparer la privatisation de Radio France et sa vente à la découpe.

Cependant, il ne faut pas passer à côté de ses épaules hypotoniques, Mathieu Gallet est plutôt détendu, l’épaule droite légèrement élevée par rapport à la gauche ce qui traduit une volonté de faire une bonne interview, dans le but de séduire le Ministère qui lui débloquera les fonds ? Egalement, remarquez lors des phases qui précèdent ses réponses que son regard est fréquemment dirigé vers le bas sur sa gauche… preuve qu’il va chercher dans son vécu et que c’est son côté émotionnel qui le guide. Pourtant, ce qui est évoqué est du ressort du professionnel, de la gestion, ce ne sont pas des thèmes personnels… sauf que Mathieu Gallet se sent visé personnellement. Là où une personne avec de l’expérience prendrait les choses avec de la distance, le regard devrait être dirigé vers le haut à gauche (pour le côté cognitif et non émotionnel).

Mathieu Gallet est un émotionnel, voyez comme il appuie son propos de son poing paume tournée vers lui, à 6 minutes 15 lorsqu’il dit que « nous-mêmes devons prendre en charge notre propre transformation ». Il est même plutôt convaincu et il s’identifie aux salariés de Radio France. A 6 minutes 52, Mathieu Gallet fait un « vrai oui » lorsque son vis-à-vis lui demande s’il « attend le soutien de l’Etat », comme il fait un « vrai non » à 7 minutes 58 lorsque son vis-à-vis lui demande s’il ne va pas quitter son poste.

Comme nous venons de le voir, Mathieu Gallet cumule un manque d’expérience avec un air ironique et distant mais dans le fond, il est tout à sa fonction.

Le fond et la forme…

 

Voici maintenant un rapide exercice de réflexion qui vous est destiné : vous êtes au travail, vous avez en face de vous une personne assise dans son fauteuil, le dos très en arrière et la main gauche qui vient sur sa gorge pour gratouiller sa glotte. Comment l’interprétez-vous ?

Pas de photo pour illustrer, c’est exprès afin que vous puissiez imaginer la situation et retourner fouiller dans vos souvenirs.

J’attends votre interprétation avec impatience, soit directement sur le site, soit par mail : frantz.bagoe@gmail.com

J’apporterai la réponse dans 2 semaines.

 

 

 

Ces gestes qui parasitent le discours

Lorsque nous discutons avec  une personne, il est fréquent d’observer subrepticement des gestes qui semblent être effectués sans rapport avec la conversation et de façon inconsciente. Nous n’y prêtons pas vraiment attention, c’est tout juste si nous les remarquons et puis plus rien.

Un bref instant, notre esprit est alors détourné à cause de ces petits gestes qui viennent parasiter la conversation.

Mais ces gestes sont-ils aussi innocents qu’ils en ont l’air ?

Ces gestes sont des micro-attitudes, ils se caractérisent par l’intervention de la main sur le visage ou sur le corps.

Il y a 3 types de micro-attitudes :

-          La micro-fixation qui exprime une concentration totale ou un laisser-aller. Le corps est généralement immobile.

-          La micro-caresse qui elle exprime soit le désir non-conscient d’adresser la caresse à l’autre, soit à soi-même.

-          La micro-démangeaison, objet de cet article, qui exprime soit une contradiction entre nos pensées et nos actes, soit un décalage entre nos désirs et ce que nous projetons.

Voici 3 exemples de zones que nous pouvons voir gratter (micro-démanger) durant une discussion : l’oreille, l’arrière de la tête et la gorge.

1)      L’oreille 

La personne se gratte l’intérieur de l’oreille parce que mes propos la dérangent. Elle n’a pas envie de les entendre alors elle les extrait de son oreille en la grattant. C’est le cas lorsque vous rentrer chez vous et que vous racontez un évènement qui s’est déroulé pendant la journée. Cependant  votre conjoint se gratte l’intérieur de l’oreille tout en vous écoutant, vous pouvez alors remettre à plus tard votre anecdote, votre conjoint n’a pas envie de vous écouter.

La personne se gratte le haut du pavillon ? Les propos évoqués semblent compliqués mais elle écoute quand même parce que ça la concerne.

La personne se gratte l’arrière de l’oreille ? Ces propos sont indiscrets, elle ne souhaite pas poursuivre dans cette direction.

La personne se gratte le lobe de l’oreille lorsque ces propos la titillent, l’agacent.

2)      L’arrière du crâne

Cette partie est relative à un problème jugé complexe. Si la personne se gratte côté extérieur gauche, alors le problème est anecdotique et la solution devrait être trouvée. Côté extérieur droit, la solution va être plus difficile à trouver.

3)      La gorge

Elle sert à la communication, la gratter c’est vouloir réagir à des propos qui énervent. La réaction va se faire si le menton est relevé, elle est latente si le menton est bas.

J’apporte néanmoins une subtilité : si la personne est physiquement et mentalement présent avec vous dans l’échange, alors c’est bien l’objet de votre propos qu’elle perçoit négativement.

En revanche, il se peut que la personne soit « ailleurs » mentalement, alors il y a fort à parier que ce n’est pas à votre propos auquel elle réagit, mais à ce à quoi elle pense au lieu de vous écouter. Pour s’en assurer, vous devez observer si elle cligne des yeux, preuve qu’elle participe activement à la conversation. Si tel n’est pas le cas ou très peu, ou que son regard n’est plus connecté au votre, alors c’est que la personne a décroché et qu’elle n’est plus avec vous.

Vous pouvez également la questionner pour en avoir le cœur net et ceci fait, recentrer la conversation ou prendre congés.

 

 

Stratégies de communication des invités de l’émission : « ce soir (ou jamais !) »

Voici un exemple de rapport synergologique que je pourrais vous remettre suite à l’analyse d’un évènement spécifique que vous m’auriez commandé. Pour cet exemple, il s’agit de l’émission de Frédéric Taddéi lors de laquelle 6 invités furent conviés à débattre à propos de la loi Macron. L’analyse porte sur les 40 premières minutes environs.

Pour information, cette vidéo fut projettée et commentée lors d'une soirée interjuges organisée sur Paris. Nous, synergologues, nous réunissons régulièrement afin de confronter, échanger et enrichir nos analyses respectives sur une vidéo identique.

(lien vers la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=ZttQWsGShJ0)

Le contenu même des arguments n’est pas analysé, seules comptent l’identification de chaque stratégie de communication que met en place l’invité, et comment cette stratégie évolue confrontée à l’interaction avec les autres invités.

1) Objet du présent rapport :

Afin d’apprécier la qualité des intervenants et de la richesse du débat, vous souhaitez identifier le style de communication de chaque participant et quelles interactions se mettent en place au fil des échanges. L’enjeu de ce rapport est de savoir si le profil des intervenants à une incidence sur la qualité d’un débat.

2) Les items généraux contextualisés :

Les invités : Thomas Philippon, Natacha Valla, Irène Inchauspé, Florian Philippot, Fiodor Rilov et Paul Jorion.

2’15 – Florian Philippot fait des gestes « spectaculaires », il fait son show télévisuel avec un sourire ironique, voire de mépris exprimant ainsi un satisfecit personnel.

5’47 – Thomas Philippon a un regard de « défocalisé actif », c’est-à-dire que son regard est fixe sans avoir l’air de regarder quelque chose en particulier, mais son esprit est tout à l’échange, il est bien présent dans le débat, il analyse. Dans le même temps, j’observe des haussements de sourcils qui font écho à cette idée qu’il souhaite communiquer, il montre ainsi son intérêt. J’observe également qu’il ne prend la parole que si l’animateur la lui donne et que dès qu’il a fini de s’exprimer, sa bouche reste fermée. Cela indique qu’il est structuré et sensible à la hiérarchie.

7’ – Paul Jorion hausse beaucoup des épaules, il a envie de plaire, de faire une bonne prestation.

8’10 – Natacha Valla est avare de gestes, elle reste contenue et dans le contrôle avec une main droite active.

9’42 – Fiodor Rilov est également dans la communication spectacle, mais avec en arrière-plan une peur grégaire de manque de reconnaissance. Il veut s’affirmer au groupe en plaçant son épaule droite très en avant, la main droite bien ancrée sur sa cuisse droite, le buste (image de l’ego, pensez au gorille qui se le frappe des 2 mains pour montrer qu’il est le plus fort) très en avant. Il n’écoute pas ses interlocuteurs, il coupe la parole et ponctue chaque mot par des haussements de sourcils qui tentent de rallier les autres à sa cause. Voyez également sa position assise, les jambes très écartées pour prendre plus de place (expego, voyez la grenouille qui se gonfle pour paraître plus grosse que le bœuf). C’est un profil typique de « conquérant négatif position haute » avec toute son arrogance.

10’08 – Pendant que Fiodor Rilov monologue, Natacha Valla a l’axe de tête « latéral droit et rotatif gauche » (ASN-ALD-ARD), elle ne se laisse pas totalement aller et adopte une posture qui laisse penser à de la séduction. Mais il s’agit d’une vraie stratégie comportementale pour amadouer son vis-à-vis, elle sera prête à contre attaquer dès que la fenêtre de tir sera ouverte (double visage).

10’40 – Irène Inchauspé a les deux mains sur le genou gauche, montrant ainsi une certaine protection. Elle ne se met pas en avant, ni en retrait, et n’adopte aucune stratégie de séduction. Elle se pose là, présente et attentive.

10’50 – Florian Philippot est toujours dans le show mais son sourcil gauche ascendant (ROSGA) nous indique qu’il se met à distance du groupe, contrairement à ce qu’il nous laisse penser par son discours. Il est présent mais il n’a pas d’attention, il est là physiquement mais absent mentalement. D’ordinaire « pushing », il semble sur la réserve ce qui me laisse croire que la stratégie comportementale de Fiodor le perturbe, ou que c’est un évènement extérieur qui le préoccupe…

14’09 – Fiodor Rilov n’est pas en phase avec Philippot (FN versus PC), pincement des ailes du nez (N40), ce qui sera confirmé à la fin du débat avec « je ne sais pas ce qu’il fait lui ? ».

14’20 – Paul Jorion place ses mains en « V » descendant (BSVD), il se veut « l’autorité qui se met au service des autres ». Ce sentiment de supériorité en position vigilante se traduit également par son axe de tête, incliné vers la droite, regardant avec l’œil gauche, le menton légèrement relevé (ASS-ALD-ARG).

14’26 – Pendant que Fiodor Rilov fait son show, il est intéressant d’observer le comportement des autres invités. Thomas Philippon a les mains disposées en couteaux fermés descendant (BSCFD), ce qui traduit un retour sur soi, une position attentiste. Natacha Valla est en position de « soumission » ou plus particulièrement d’écoute abandonnée, voire résignée. Son axe de tête est penché à gauche, elle regarde avec l’œil gauche avec le menton légèrement abaissé. Elle subit la prestation de l’avocat mais ne se place pas pour autant en arrière, avec l’envie de partir. Pas de protection apparente.

Pendant que Fiodor Rilov s’écoute parler, Paul Jorion tire sur les 2 pans de sa veste affirmant par ce geste : « c’est moi qui sait, mais je reste en retrait ».

18’39 – Thomas Philippon sort de sa réserve analytique et va se confronter à l’avocat. Ce changement de stratégie se traduit par un menton plus élevé que jusqu’alors. Il passe ainsi de « vigilant » à « conquérant ».

21’30 – Irène Inchauspé sort de sa réserve également et prend la parole. Son discours colle parfaitement avec son attitude corporelle, elle est dans une communication dite « authentique ». Par ailleurs, cette attitude est confortée par des paumes de mains à l’horizontale et tournées vers le haut, ce qui est un signe fort d’ouverture.

37’18 et 37’20 – Voyez ce geste effectué à 2 reprises que je qualifie volontiers d’agressif de Fiodor Rilov à l’encontre de l’avant-bras droit de Paul Jorion, uniquement pour signifier à ce dernier qu’ils sont tous deux d’accord. Mais quand 2 conquérants se font face, d’accord ou pas, vient le moment où il faut nécessairement ( ?) déterminer celui qui lance le plus loin…

41’17 – Fiodor Rilov passe en revue les invités et leur statut, notez qu’au moment même où il prononce le mot « avocat », sa main gauche vient tirer sur le pan gauche de sa veste, quelle fierté pour lui, quelle reconnaissance vis-à-vis des autres.

41’19 – Toujours Fiodor Rilov dit de Florian Philippot « je ne sais pas ce qu’il fait, lui, ce monsieur(…) » et Florian Philippot ne réagit pas dans un premier temps, tant il paraît absent du débat, alors que nous savons tous quel personnalité politique redoutable il peut se montrer.

3) Le moment clé :

Le moment qui, à mon sens, permet d’identifier globalement chaque stratégie comportementale de communication est à la 14’26 lorsque Fiodor Rilov monologue et que chaque invité l’observe avec une attitude corporelle spécifique.  

4) Contexte général annexe (éléments reliés à la vidéo permettant de l’éclairer) :

Après quelques recherches, il s’avère que Florian Philippot appris le jour même de l’émission qu’un magazine people ferait état de son homosexualité. Ceci explique complètement sa double attitude, celle peu convaincante en roue libre qui assène son éternel discours anti européen, et celle où il se protège des autres et à l’air totalement absent du plateau de télévision.

5) Conclusion :

Les intervenants mis face à face ont des profils de communication qui sont intéressants et complémentaires pour faire vivre le débat. Certains se placent en retrait afin d’analyser les arguments adverses, et n’hésitent pas à faire valoir leurs points de vues. Cependant, il suffit de la présence d’un profil trop conquérant, pour qui les autres ne sont que des faire-valoir, pour que le débat perde en richesse et en intérêt. Les autres invités sont alors sur la défensive et, soit s’opposent comme le font les mâles soumis en quête d’affirmation et de conquête de pouvoir, soit se placent en retrait pour regarder de l’extérieur cette lutte stérile et puérile. Les échanges deviennent vains, inintéressants et chacun décroche, le téléspectateur le premier.

Ainsi, voici la figure d’autorité observée pour chaque invité :

-          Thomas Philippon est vigilant positif en position haute, il se montre concentré et analytique et veut servir les échanges, son corps est cependant en tension avec des mains plutôt basses,

-          Natacha Valla est dans un espace authentique, son attitude non verbal calque son discours verbal, pas de tension observée sur le corps ni de protection,

-          Irène Inchaussé est également dans un espace authentique, mêmes remarques que pour Natacha Valla,

-          Florian Philippot est syntonique négatif position haute, c’est le rebelle des invités, il manifeste sa présence par petites touches mais il n’est pas tout à fait concerné,

-          Fiodor Rilov lui est LE conquérant négatif position haute, arrogant, donneur de leçon qui ne vous voit pas, qui est incapable de se rappeler de votre nom à la fin de l’échange. Son attitude corporelle est affirmée, avec des gestes forts tournés vers l’avant, les jambes bien écartées et qui pose sa main sur votre avant-bras pour vous signifier que c’est lui qui a la main,

-          Paul Jorion est également un conquérant mais positif en position haute, il se met à la portée des autres mais estime être celui qui sait.

6) Suggestion :

Suite aux différents éléments relevés dans ce rapport, il m’apparaît important que la production de l’émission doive opérer, a minima, à un tri des invités selon leur profil de communication, ceci afin que les échanges en soit plus riches. Un profil trop « conquérant » prendra le pas sur les autres invités et le débat deviendra alors stérile et inaudible. Deux profils opposés créeront une tension et les échanges seront plus vindicatifs. Cette cacophonie, source de risque d’image pour l’émission et pour le présentateur, donnera lieu à des pertes d’audience instantanées voire futures. Mais peut être que l’enjeu pour la production est de créer du show télévisuel, vecteur hypothétique d’audience ?

 

La contre-offensive des Valentines…

Certaines trouvent cette journée de la St Valentin très romantique, quand d’autres lui reprochent d’être trop commerciale. Mais les âmes qui lui reprochent d’être une fête trop commerciale ne sont-elles pas nostalgiques d’une journée qui gagne à être célébrée mais loin de la débauche mercantile ? Ceci étant, on peut également être romantique tout en déplorant le côté commercial. Mais ne nous égarons pas … Cet article n’a pas la prétention d’une prise de position en faveur des romantiques ou des nostalgiques, tout juste l’ambition d’être gadget.

La question se pose : comment une Valentine nostalgique peut-elle faire comprendre à son Valentin-mercantile qu’elle préfèrerait passer cette soirée avec un Pierrot-la-lune ?

Lui faire comprendre physiquement bien sûr, avec son corps, avec son langage corporel mais pas employé de la façon dont le souhaiterait le Valentin-mercantile. Mais comment faire ? Quelle stratégie de communication corporelle appliquer ?

#1 Eviter son regard ! Valentine doit éviter à tout prix de regarder Valentin-mercantile afin de ne pas susciter une quelconque envie de rapprochement. Ça met une distance de facto.

#2 En plus du regard, Valentine va devoir éviter tout contact physique qui sont fréquents, notamment quand ils se croisent pour passer d’une pièce à l’autre. Là, l’enjeu va être d’instaurer une autre distance qui devra tenir éloignés les gestes de rapprochement.

#3 S’ils sont assis l’un à côté de l’autre, Valentine devra croiser les jambes côté extérieur. C’est-à-dire qu’elle devra croiser la jambe droite sur la gauche, si elle est assise à la gauche de l’homme. Pire, elle pourrait même avancer l’épaule droite par rapport à la gauche, de sorte que Valentin-mercantile aura une vue imprenable sur le dos de l’épaule droite de sa Valentine.

#4 S’ils sont assis l’un en face de l’autre, Valentine devra décrire un « X » avec son corps, mais pas le « X » souhaité par le Valentin-mercantile… n’en déplaise aux mâles ! Imaginez un corps dont les épaules vont dans le sens inverse du croisement des jambes, c’est une protection à toute épreuve.

Ceci fait, pendant que les Valentines romantiques vont écouter John Legend avec son « all of me » en faisant tinter les flûtes remplies de champagne rosé, les Valentines nostalgiques écouteront Liam Gallagher chanter la mélancolique « I’m outta time » tout en espérant secrètement entonner John Legend, le champagne rosé restant une option !

Je souhaite aux Valentines et aux Valentins romantiques un 14 février à la hauteur de leur désir, et aux Valentines et Valentins nostalgiques un 14 février pleins de rêves et d’espoir.

Valentine seal

Comment anticiper des propos négatifs/agressifs grâce à la Synergologie ?

Voici un réel pouvoir qui vous est offert : la possibilité d’anticiper facilement des propos négatifs qui vous sont directement adressés, grâce à l’observation de 4 items !

Pourquoi l’anticipation est-elle un réel pouvoir ?

Parce qu’anticiper c’est se donner la possibilité :

-       d’adapter sa stratégie de communication et d’adopter le ton juste !

-       de préparer sa contre-offensive verbale !

-       de se préparer émotionnellement à recevoir ces propos négatifs, voire agressifs !

-       d’éviter l’effet de surprise que n’aurait pas manqué de provoquer notre interlocuteur avec ses propos !

Voici les 4 éléments de la communication non verbale facilement et rapidement observables :

-       la position de votre interlocuteur sur sa chaise. Il est assis buste vers l’arrière sur sa droite (il analyse vos propos et il construit son argumentation),

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-       2 mouvements de langues possibles :     

  • sa langue sort à droite de sa bouche pour y rentrer en son centre (pour schématiser, il s’agit d’un crochet du droit en boxe),Robl1
  • sa langue sort droit devant pour rentrer aussitôt (« langue de vipère » non représentée ici).

-       sa tête est penchée sur sa droite et il vous regarde avec son œil droit (son oreille droite est visible et pas son oreille gauche, c’est une écoute « vigilante » avec une forme de désaccord possible),

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-       son/ses indexes est/sont pointé(s) en forme d’un pistolet (vous pouvez voir une certaine tension dans les doigts).

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Vous voilà avec une sorte de couteau suisse doté de 4 accessoires qui servent à repérer la même chose, et qui va vous permettre de (re)prendre la directivité de l’échange.

Vous pouvez vous exercer en regardant des débats chez Ruquier ou chez Bourdin (BFM TV).