netanyahu

Interview de B. Netanyahu par L. Haim

http://www.youtube.com/watch?v=78mrZYNqwGc

Voici mon analyse du langage non verbal du Premier ministre israëlien, B. Netanyahu interviewé par la journaliste d'i-télé L. Haïm. 

Mon objectif est de confirmer ou d'infirmer la cohérence du discours verbal avec le langage non verbal du Premier ministre. C'est également de voir s'il y a un ou plusieurs moments clés lors de cette entrevue. 

Sur la gauche, le time code correspondant à la vidéo de Youtube (mise en ligne par i-télé), suivi par mon analyse. 

Je précise que l'éthique du synergologue assure au lecteur une analyse impartiale et objective, dénuée de tout intérêt politique.

Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser un commentaire, ou de m'adresser un mail pour me faire part de vos remarques.

24 sec. = Pour débuter, j'observe les remerciements sincères de LH envers le Premier ministre israélien BN, pour avoir autoriser l'interview selon les règles éthiques précises. LH montre son profil gauche à son vis à vis, lève ses sourcils et hoche plusieurs fois la tête pour appuyer ses remerciements. Les sourcils illustrent le rapport aux autres et le profil gauche le lien respectueux établi.

29 sec. = BN a son épaule droite plus haute que la gauche et sa tête penche sur sa gauche. Cette posture indique que BN est également dans le lien avec la journaliste mais avec une envie de convaincre. Noter que le côté droit de son visage est d'ailleurs plus expressif que le gauche, moins figé. 

33 sec. = "(...) on ne reçoit pas les questions en avance" confirme BN avec un haussement de sourcils pour appuyer son propos. 

48 sec. = "Peut-on faire l'interview en français ou en anglais ?" demande LH, BN dans les starting blocs penche sa tête à droite et monte son sourcil gauche. Une posture qui montre que l'anglais est la langue dans laquelle il aura un meilleur contrôle de son discours. Le sourcil gauche nous indique qu'il se met - lui - à distance et qu'il va maintenant parler en tant que Premier ministre, non plus en tant que "simple" citoyen israélien.

1mn 03 = LH toujours dans le lien (elle estime son vis à vis) puisqu'elle lui présente toujours son profil gauche, quant à BN est en mode "analyse", "contrôle", en présentant son profil droit. Noter également la lèvre supérieure droite qui remonte et provoque ainsi une tension dans la partie droite de son visage. Il nous indique ainsi qu'ils vont aborder des sujets complexes et sensibles et qu'il est nécessaire de les analyser en prenant de la hauteur.

1mn 11 = Lorsque BN dit qu'il regrette ce qu'il se passe dans la bande de Gaza, il nous montre de la culpabilité. Il regarde LH avec son profil droit, le menton baissé et la tête légèrement penchée sur sa gauche. Sa posture est cohérente avec son discours.

1mn 38 = BN évoque les roquettes tirées par le Hamas via des sites civils. Son corps part alors vers l'avant à droite. C'est une attitude qui traduit de l'agressivité ou tout au moins une envie de dénoncer avec force l'attitude du Hamas. 

Toujours évoquant les civils, c'est la main gauche qui est en mouvement. La main gauche est la main de la spontanéité. Son corps nous dit que BN regrette que des civils soient pris en otage par le Hamas.

2mn 14 = Nouvelle culpabilité du Premier ministre israélien (profil droit, menton baissé et tête penchée sur sa gauche).

3mn 10 = Lorsqu'il évoque l'action d'Israël, BN a le corps penché sur sa gauche, cela traduit de la réserve. Il sait que l'action d'Israël n'est pas populaire alors il la joue "profil bas". Lorsqu'il parle du Hamas, son corps repart en avant sur sa droite et fait montre d'une certaine agressivité, de stress. Les deux sourcils levés, BN n'a de cesse de vouloir communiquer, justifier l'action de son armée.

6mn 34 = BN place l'antisémitisme au même niveau que le Hamas, son corps adopte strictement la même posture : devant à droite.

7mn 51 = Voici un moment clé et cohérent avec le discours et les actes de l'armée israélienne. LH demande à BN "quand le monde pourra-t-il voir la paix entre Israël et les palestiniens" ? BN répond : "dès que les palestiniens reconnaissent l'état d'Israël", le corps de BN illustre une certaine culpabilité (cf plus haut) et il poursuit ainsi : "mais le Hamas qui appelle à notre anihilation (...)" et là, sa tête exprime la crainte, le rejet, en penchant côté droit, en regardant LH de son profil droit et avec le menton baissé. Le Premier ministre confirme ainsi que tant que le Hamas sera présent dans la bande de Gaza, il y aura peu d'illusion à se faire. 

Le discours verbal était donc cohérent avec le langage non verbal, souvent récurrent d'ailleurs pour ce dernier quant aux postures adoptées mais aucun hïatus de communication.