dynamique des foules

Emporté par la foule...

L’actualité nous fournit bien trop d’exemples où la foule joue sur le devant de la scène avec un focus sur des actes qui sont toujours exagération, exacerbation, violence, agressivité, pillage, tentative de meurtre et j’en passe.

 

Que ce soit les migrants à Calais, les terroristes extrémistes ou encore les Black Blocs, les actes commis sont toujours plus violents et réfléchis, années après années.

Les migrants prennent des risques inconsidérés et mettent leur vie en péril, dans le seul espoir de franchir la Manche.

Les terroristes, recrutés sur le sol français, n’hésitent pas à tirer un trait sur leur vie en se faisant exploser au service d’un prosélytisme à vomir.

Les Black Blocs suivent une préparation para militaire pour casser et éventuellement tuer du flic (là, je ne fais que rapporter les faits), dans le but de prôner l’Anarchie.

 

Qu’observe-t-on à la lecture de ces évènements ? Quels points communs relient ces individus prêts à engager leur vie pour une cause commune ?

 

Les migrants proviennent des zones géographiques différentes, des origines différentes, des situations personnelles différentes. Pourquoi se retrouve-t-ils tous à payer des sommes énormes pour atterrir à Calais à vouloir se cacher dans des camions ? A endommager des grilles, des routes et à se battre bec et ongles contre les CRS ?

 

Les parents des terroristes sont les premiers étonnés de voir leurs rejetons, élevés correctement, avec un bac en poche, avec un niveau de culture tout à fait correct, s’être radicalisés sans avoir éveillé les moindres soupçons.

 

Les Black Blocs sont âgés de 16 à 30 ans environs, certains sont toujours scolarisés, suivent des études supérieures et d’autres occupent des emplois salariés.

 

Milieux socio culturels différents, niveaux d’études différents, origines géographiques différentes.

 

La foule possède une âme collective et ce, quelques soit l’origine des individualités. La foule est un être provisoire composé d’éléments hétérogènes.

 

3 éléments caractérisent la dynamique d’une foule : le sentiment d’impunité, la contagion et la suggestibilité.

 

Le sentiment d’impunité est un sentiment de puissance, d’invincibilité que procure l’appartenance à un groupe. L’anonymat qu’offre la foule déresponsabilise l’individu qui la compose. Il se sent pousser des ailes et peut laisser s’exprimer à outrance ses peurs, ses frustrations, son caractère primal.

 

La contagion vient du fait que chaque individu sacrifie son intérêt personnel au profil de l’intérêt collectif. La personne se fond dans la masse, son voisin aussi et le voisin de son voisin qui marche à ses côtés également. Tel un virus qui se transmet par les voies aériennes transforme chaque humain en zombie.

 

La suggestibilité. Guidés par le même dessein, chaque individu se met dans un état émotionnel et psychologique proche de la fascination. Un peu comme un sportif se met en condition mentale à l’approche d’un grand évènement. La personnalité consciente est abolie ainsi que toute capacité de discernement.

 

Ainsi, retenons que la foule est toujours intellectuellement inférieure à l’homme isolé.

 

« Le point de départ de la suggestion est toujours l’illusion produite chez un individu au moyen de réminiscences, puis la contagion par voie d’affirmation de cette illusion primitive ».

 

En d’autres termes, la suggestibilité se fait grâce au caractère fantasmatique que revêt la foule. Ce sont les projections de l’individu qui vont lui faire abandonner tout discernement.

 

Les excès, qui en découlent, sont l’expression des frustrations primales réfrénées à cause de l’ordre moral. Vous y ajouter un besoin d’appartenance, de reconnaissance et d’estime de soi, et vous avez là un cocktail détonnant.

La foule réclame et s’abreuve d’exagération comme un acteur doit forcer le trait de son personnage. « Les foules ne connaissent que les sentiments simples et extrêmes. L’individu peut accepter la contradiction et la discussion, la foule les rejette ».

 

Devant cette « professionnalisation » des comportements grégaires des foules et les violences/exactions qu’elles commettent, la question légitime qui se pose est : comment ne pas se montrer extrêmement ferme contre ces individus connus ? Comment ne pas vouloir développer et  intensifier la surveillance ?

 

Je suis intimement persuadé que la lecture du langage corporel va prendre une place prépondérante dans l’éventail des moyens de surveillance qui ne manqueront pas de s’intensifier.

 

Blog black block gear Migrants calais

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réf. : Gustave Le Bon, « Psychologie des foules » - puf 1963

http://www.strasbourg-montagneverte.fr/pages/dossiers/dossier-black-blocs-la-verite.html