Pénélope Fillon savait-elle qu'elle était rémunérée ?

Le regard de Pénélope Fillon me fait fortement penser à celui de Lady Diana. Un regard triste, dirigé vers le bas dans une certaine réserve, très fréquent dans cette séquence. Il va également souvent se perdre à l’extérieur gauche ou droit, une façon d’échapper momentanément à la réalité.

 

« Que faites-vous de vos journées, quand votre fils est à l’école ? »

 

A cette question, l’embarras voire même le désarroi se lit sur le visage de Mme Fillon, la bouche reste un instant entrouverte, la commissure des lèvres est ascendante et le corps s’affaisse… jusqu’au moment où il faut bien répondre ! Alors le corps se redresse, la bouche se ferme avec une certaine tension dans les lèvres (dubitative Mme Fillon) puis les sourcils se font plus hauts : il est temps de répondre.

Le corps part alors sur sa gauche dans une argumentation hésitante, timide. L’axe de tête est à gauche, l’œil directeur est le droit, traduisant de la soumission à son rôle de « femme de… » peu valorisant pour elle. A ce moment de sa vie, Pénélope Fillon n’est certainement pas une femme épanouie.

 

« J’ai toujours vécu comme n’importe qui d’autre. »

 

Du dépit aussi avec cette réponse qui la renvoie à la banalité du quotidien d’une mère (célibataire ?) qui ne travaille pas. Ses yeux sont grands ouverts, les sourcils très hauts et le regard perdu dans le vague.

Il faut attendre qu’elle évoque son inscription en Littérature Anglaise pour voir enfin un sourire vrai, spontané. Retour sur soi, regard vers le bas, l’évocation de cette activité « loisirs » semble la ravir.

 

François Fillon laisse-t-il sa femme libre de travailler ?

 

« Je me suis rendu compte que mes enfants ne me voient que comme leur mère », sa main droite va positionner cette fonction « mère » à sa droite, s’en désolidarisant. Pénélope Fillon aspire à occuper différemment ses journées qu’à materner.

 

Elle oppose à cette fonction sa formation scolaire : diplôme de français, de droit, concours d’avocat ! C’est dit avec de la tension dans la mâchoire et les dents serrées (agressivité contenue), mais les sourcils et le front sont plissés et montrent toujours cette tristesse.

 

Enfin, à 4min. 21 je passe l’interview à 25% de la vitesse normale, au moment où Pénélope Fillon dit clairement qu’elle n’a pas été l’assistante de son mari. Elle initie un « non » de la tête par la gauche, en toute sincérité donc !

 

Cette tristesse prégnante, que j’ai observé tout au long de cette interview, est illustrée par cette image arrêtée à 3min 05 et nous fait, aujourd’hui, nous poser cette question : Pénélope Fillon était-elle au courant de ces indemnités qui lui étaient versées ? La réponse semble évidente maintenant que vous venez de lire mon analyse de sa gestuelle, elle le sera encore plus lorsque vous lirez l’article d’Elodie Mielczareck : http://www.analysedulangage.com/index.php/2017/02/03/penelope-ne-savait-zones-dombre-discours-de-fillon-mots-trahissent-pensee/

 

Penelopefillon

Lien vers l'interview : https://www.youtube.com/watch?v=YS1a8n_cBNs

 

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