Blog

Interrogatoire de Thomas Cogdell, 12 ans

Le 08/06/2014

Interrogatoires de police obsession de l aveu 1interrogatoires-de-police-obsession-de-l-aveu-1.wmv

Interrogatoires de police obsession de l aveu 2interrogatoires-de-police-obsession-de-l-aveu-2.wmv

7/08/2006 à Camden – Arkansas – USA 

Le corps de Keily 11 ans est retrouvé sans vie chez elle, un sac plastique sur la tête alors qu’étaient présents sa mère et son frère. Pour les détectives, personne n’a pu entrer pour tuer la fillette. Le meurtrier est donc son frère Thomas, 12 ans, car quand la police arrive sur les lieux, il est calme alors que sa mère, Melody, est hystérique. Sous la pression policière, Thomas avoue et est incarcéré. 2 ans plus tard, la Cour Suprême casse le jugement au vu dont l’interrogatoire s’est déroulé.

Comment les policiers ont pu être aussi aveugles face à la communication non verbale de Thomas ?

Vidéo #1 issue du reportage de O. Pighetti, F. Kaufinger et A. Tenowich pour ©Piments Pourpres Production

On devine aisément les sourcils de la tristesse en forme de vagues, pas de tension dans son corps, ni sur la bouche. A 11 sec. lorsque le policier entre et lui sert la main, la tête du garçon fait un léger mouvement de recul. Ce mouvement confirme la peur que lui inspire la police, l’autorité en tant qu’institution. Thomas saisi un à un chaque doigts de sa main droite, puis de sa main gauche. Le corps traduit alors le fort stress de la situation. Et qui ne le serait pas à sa place ? Sa tête est penchée sur sa gauche, le garçon est donc dans le lien avec le policier, il n’est pas en contrôle de lui-même comme nous pourrions le penser s’il eut été le meurtrier.

Vidéo #2 

Sa spontanéité est confirmée par le fait que sa main gauche se pose sur sa main droite, toujours sans tension. A 27 sec. lorsque le policier lui demande « qui peut être le meurtrier à part lui, si ce n’est pas sa mère », le garçon lui répond que ce n’est pas lui, tout en faisant le signe « non » de la tête (il commence le mouvement par sa gauche). C’est un « non » sincère. A 34 sec. lorsque le policier lui repose la question, Thomas lui répond de la même manière et son mouvement de tête est plus appuyé encore. A 49 sec. le policier lui demande d’avouer pour qu’il se sente mieux. Le garçon porte alors sa main gauche à son front, toujours la tête penchée sur sa gauche, ne sachant pas comment traduire plus fermement et avec des mots son innocence. Sa main droite va en direction du détective, paume perpendiculaire au sol, recherchant le lien avec son vis-à-vis. Bis repetita placent à 53 sec et 56 sec. mais le détective n’a toujours pas ouvert les yeux.

Au vu de cette vidéo, il est donc primordial de rechercher la vérité et non le mensonge. Un bon questionnement, simple et factuel, aurait permis à ce détective d’éviter 2 ans de prison à ce garçon…

Synergologie : une discipline critiquée ?

Le 07/06/2014

La critique est nécessaire pour faire débat, pour poser des questions et faire avancer, remettre en cause voire apporter de nouveaux éclairages. C'est un réel enrichissement pour la discipline. Mais comment devons-nous réagir face à une critique acerbe et dénuée de vérification qui nous assimile à des charlatans en profitant de la vague behavioriste ?  J'ai parcouru un certain nombre de blogs d'experts en communication non verbale, d'universitaires, d'éthologues, de coachs et autres dont les connaissances reposent sur leur discipline scientifique pour les uns, sur le néant pour les autres ! La gesticulation rhétorique est une réelle activité pour ceux qui essaie d’exister, mais il me semble nécessaire d'éclairer quelques lanternes pour les non initiés qui souhaitent plus de clareté, et ainsi éviter de facheuses amalgames.

Les synergologues font de la recherche durant de longs mois pour explorer, développer, confirmer ou infirmer des concepts issus de l'observation de centaines de vidéos ou encore de protocoles qu'ils ont mis en place pour observer in situ ces concepts. Ces travaux ont l'intérêt de constituer un apport qualitatif à la discipline et personne n'a encore réussi à les contre argumenter.

La scientificité de la synergologie repose sur le contrôle de l’information qu’elle présente. Ce contrôle peut être effectué à trois moments :

- 1 - le mode de recueil des données,

- 2 - la nature des propositions émises,

- 3 - le mode de validation des propositions.

Pour être certain que toutes les observations synergologiques soient objectives, la synergologie se sert, chaque fois qu’elle le peut, du critère de falsifiabilité mis en œuvre par Karl Popper (Cf : Popper, K. (1972) la logique de la découverte scientifique, Payot).

Pour lui, une théorie n'est scientifique qu'à la condition expresse que ses vérités puissent être contestables par l'observation. C'est donc la possibilité de réfuter par l'expérience (ou "réfutabilité") qui fait la valeur de la scientificité de la proposition. Une théorie est scientifique si elle peut être "mise à l'épreuve", si elle est "testable" ou "réfutable".

Prenons un exemple : 100 000 cygnes blancs sur un lac ne permettent pas de dire que la proposition « tous les cygnes sont blancs » est une proposition vraie. En revanche un seul cygne noir sur un lac permet de dire que la proposition "tous les cygnes sont blancs" est une proposition fausse.

Ainsi l'attitude scientifique proposée par Popper est une attitude critique qui ne cherche pas des vérifications mais plutôt, au contraire, des tests qui peuvent réfuter la théorie.

Un petit tour sur le site officiel pour approfondir : http://non-verbal.synergologie.org/nonverbal/synergologie/scientificite-de-la-synergologie

Enfin, remettre en cause l'importance voire l'existance même du langage non verbal, c'est nier les travaux de Darwin, de Joe Navarro, de Paul Eckman pour ne citer que les plus connus...  

Jérôme Lavrilleux à BFM le 26/05

Le 28/05/2014

https://www.youtube.com/watch?v=mbXHMyXMUGk

Qu’il est difficile pour un fils de garagiste d’intégrer les hautes sphères politiciennes sans mettre de côté ses valeurs morales. Pris dans un début de tourbillon médiatique et certainement judiciaire, c’est un exercice difficile et pathétique pour un presque quidam de venir défendre à BFM TV son manque de discernement lors de la dernière campagne présidentielle. Même si elle fut certainement préparée, cette interview menée par Ruth Elkrief a été vécue par un Jérôme Lavrilleux à fleur de peau comme un moment extrêmement stressant et bouleversant. Voici ce qu’il faut retenir de ces 23mn difficiles à gérer émotionnellement pour le directeur de cabinet de JF Copé :

(0.04) Dès la première image, l’amertume et la tristesse s’invitent sur le plateau. Commissures des lèvres tombantes, l’œil droit plus fermé que le gauche, épaules hypotoniques, Jérôme Lavrilleux apparaît abattu par la tournure que semblent prendre les évènements.

(1.08) A la question sur la facturation des meetings de N Sarkozy, JL est prêt à jouer cartes sur table. Il va pour cela chercher les informations dans le passé, il se remémore les évènements pour pouvoir en restituer avec précision la mécanique. Sa main gauche vient d’ailleurs appuyer son discours et sa volonté de précision (index et pouce se touchent).

(2.46) Voici un rictus de mépris que JL va arborer plusieurs fois tout au long de l’entretien. La commissure droite de la bouche s’étire vers le haut… là c’est à propos des sous-traitants qui ont effectués leurs prestations dans l’urgence. Leurs rejette-t-il la faute ou est-ce que si le temps nécessaire eut été pris, l’UMP n’en serait pas là ?

(3.03) Sanpaku du bas sur l’œil gauche qui indique une mauvaise image de soi. Voyez également le sourcil gauche tombant.

 (4.25) « Il y a eu un dérapage » dont n’est pas très fier JL, retour sur lui avec les mains jointes, sans tension dans les doigts, il aurait certainement préféré être chez lui, caché dans son cocon.

(5.59) « Je suis là pour assumer mes responsabilités »… mais du bout des lèvres quand même et avec une certaine colère. La bouche reste fermée et pincée après ces propos, comme ce sera souvent le cas durant ces 23 mn.

(7.49) Voilà qui est intéressant ! A propos des conventions fictives et l’enrichissement personnel, la main droite de JL vient - mine de rien - se cacher dans la poche droite de son pantalon… mais que veut-il cacher au monde ?

(8.47) Subreptice mouvement de langue de l’extérieur droit vers le milieu de la bouche, ce qui est révélateur de propos assumés dans un contexte pour le moins difficile. Le moment de l’interview étant très stressant, je ne relève pas les langues de vipères ou de délectation qui rentrent aussi rapidement qu’elles sont sorties. Je mets ça sur le compte de la sécheresse buccale causée par le stress.

(9.12) Voici un nouveau geste révélateur dans la volonté de ne pas se montrer trop spontané, lorsque JL aborde la législation sur les comptes de campagne. La main gauche se pose sur la droite.

(11.01) Jérôme Lavrilleux met bien les finances douteuses du FN à sa droite pour signifier que ce ne sont pas ses valeurs, par opposition à la justice qu’il place sur sa gauche. Mais comment considère-t-il la hiérarchie au sein de l’UMP lorsqu’il la place sur sa droite (12.19) ?

(13.40) JL est sincère lorsqu’il dit ne pas s’être entretenu des comptes de campagne avec JF Copé et N Sarkozy. Généralement, un mensonge est dit sans cligner des yeux parce que la personne se concentre sur la soupe qu’elle sert, et une fois qu’elle est bue, alors la tension se relâche et les yeux clignent beaucoup en décompensation. Or là, ce n’est pas le cas.

(14.25 et 14.46) Les propos concernant N Sarkozy lui déplaisent, sa langue passe sur ses lèvres du milieu vers la droite pour dire ce qu’il a à dire dans ce contexte difficile.

(15.23) Voici un moment clé dans cette interview à la tournure voyeuriste, « et JF Copé ne regarde pas les chèques ? » Joli faux non de la tête de JL, comment pourrait-il en être autrement ? Ruth Elkrief a également du mal à le croire… et pour cause.

(18.43) JL revit les évènements, ses mains se font descriptives ce qui traduit son authenticité.

(22.27 et 22.31) Tour à tour mépris et dépit à son égard sur le fait qu’il n’a pas eu le courage de tirer sur le signal d’alarme. La commissure droite de la bouche s’étire vers le haut (22.27 mépris) puis la commissure gauche s’étire à son tour vers le haut (22.31 dépit). Une façon non verbale de s’en vouloir d’avoir dû se taire pour faire bonne figure devant les patrons.

En conclusion, une interview un brin racoleuse et pathétique sur les coulisses du pouvoir mais Jérôme Lavrilleux se montre authentique. Après une nouvelle affaire qui concerne à nouveau de hauts dirigeants politiques, devons-nous nous étonner des 25% du FN ???

 

 

 

Miossec : un #zèbre mélancolique gaucher ?

Le 11/05/2014

Miossechttp://pluzz.francetv.fr/videos/the_ou_cafe.html

Bien, il faut que je m'explique... ce matin je regarde Thé ou Café comme très régulièrement et je tombe sur Miossec, chanteur brestois ancien alcoolique dont le physique marqué transpire la mélancolie. Je m'interroge sur plusieurs points :

- dans l'émission, la personnalité se remémore à maintes fois des souvenirs et , n'en déplaise à certains bloggeurs-pseudo-spécialistes-auto-proclamés-en-communication-non-verbale-avaleurs-de-bouquins-sur-le-sujet (bref!), Miossec a son regard qui se dirige en bas à droite pour se rappeler ses souvenirs ?! Il est admis et surtout constaté de façon systémique que dans la société occidentale, une personne fait appel à ses souvenirs en dirigeant son regard en BAS à GAUCHE... sauf pour environs 33% de gauchers ! Alors Christophe Miossec, es-tu gaucher ?

- ma seconde interrogation concerne les sanpakus du bas des yeux. Les sanpakus sont la partie blanche de l'oeil visiblent (la sclérotique) et qui sont un signe de stress important, un épuisement et un mal être intérieur... ce qui semble indiquer une certaine tristesse mais comme cet état s'avère être ancrée dans la "statue" du chanteur, je pense à un état mélancolique... Alors Christophe Miossec, es-tu mélancolique ?

- enfin, je le qualifie un peu rapidement de zébre... cet animal dont la robe est constituée d'une succession de lignes noire. Aucun zèbre ne porte les mêmes lignes que son congénère. Dans un autre domaine, un zèbre est une personne qualifiée de surdouée (cf Jeanne Siaud Fachin : http://www.jeannesiaudfacchin.fr/index.php?lang=fr) et dont l'extrême sensibilité peut être une cause d'excès comme l'alcoolisme. Alors Christophe Miossec, es-tu un zèbre ?

F. Bayrou vs J-J. Bourdin

Le 29/04/2014

https://www.youtube.com/watch?v=aZUvqDNkqmw

Voici un homme politique bien préparé, qui connaît très bien les sujets sensibles, sociaux et économiques et qui n'est pas là pour faire de la figuration mais bien pour défendre ses positions de centriste, ancien candidat à la présidentielle. C'est donc un homme agressif qui répond aux questions du non moins agressif JJB, observer la posture des deux hommes : le torse bien en avant et décalé sur la droite pour F. Bayrou. Une volonté d'être percutant et incisif qu'une main droite vient soutenir dans l'argumentation, traduisant par la même le contrôle du discours verbal. Bayrou veut se montrer également précis, en témoignent les nombreux gestes d'engramme qui aident le cerveau à trouver les mot justes (1mn 30).

En revanche, il est étonnant de constater comme F. Bayrou perd de son punch lorsqu'il s'agit de se mettre en avant... A 6mn 05, son torse passe en avant à gauche (hésitation) lorsqu'il évoque sa campagne présidentielle puis repasse en avant à droite pour défendre les intérêts industriels de la France. Il semble être donc moins à l'aise lorsqu'il s'agit de se mettre en avant. Autre illustration à 8mn au sujet du plan d'économie de 5 milliards, sa langue roule plusieurs fois dans sa bouche pour retenir des propos ; ou encore à la question "si vous étiez député, vous voteriez le plan ?", avant de donner sa réponse, observer comme la main gauche de Bayrou - qui était jusque là posée sans vie sur la table - vient se cacher sous la table tandis que son torse se montre encore hésitant en se postant en avant à gauche. 

La force de F. Bayrou réside dans la conviction qu'il met à défendre les arguments qui servent son parti (Modem), mais cette conviction perd de son intensité lorsqu'il s'agit de SE mettre en avant... égoïstement. A méditer donc...   

Quelle valeur ajoutée pour le recrutement de candidats ?

Le 27/04/2014

Se poser la question de l'apport de la Synergologie, entre autre dans le domaine du recrutement, est essentiel pour pouvoir se positionner. Où en sont les connaissances en matière de communication non verbale aujourd'hui du point de vue RH ?

La communication non verbale est abordée suivant différents prismes tels que la psychologie, l'anthropologie, l'éthologie, la proxémie, la PNL (aïe) ou encore la sémiologie (re-aïe). Chacune de ces disciplines apportent un certain point de vue au travers de leur domaine de compétences, mais aucune ne fait la différence entre langage corporel et communication non verbale. Ces disciplines englobent d'ailleurs dans la communication non verbale le paraverbal, le périverbal, l'infraverbal, le supraverbal... La synergologie se concentre sur le PRE VERBAL, parce que les gestes précèdent la pensée.

Le langage corporel est inconscient et traduit l'histoire de chacun. Le langage corporel est présent même lorsque l'individu est seul.

La communication non verbale est, quant à elle, liée à l'interaction et chaque personne est à la fois émetteur et récepteur. Inconsciemment, celui qui écoute va prendre en compte les gestes de celui qui parle.

Faire appel à l'expertise d'un synergologue, c'est éviter les pièges aujourd'hui risibles mais qui ont toujours cours tels : "bras croisés = signe de fermeture", "baisser les yeux = signe d'embarras du candidat" ou encore "la communication se décompose suivant cette répartition : 7% les mots, 38% l'intonation et 55% le langage non verbal"...

Il est donc temps de passer à une analyse beaucoup plus aboutie, plus fine, plus cohérente, plus pertinente et finalement pleine de bon sens...

Marion Maréchal-Lepen vs JJ Bourdin

Le 13/04/2014

https://www.youtube.com/watch?v=Z4KQ2bexplw

Voici un exemple typique du hïatus de com' avec une MMLP en mode séduction mais sa com' non verbale nous montre un stress et une agressivité presque palpables.

La séduction se joue avec un sourire de circonstance, la tête qui penche côté gauche, des cheveux replacés fréquemment vers la gauche. MMLP est également présente dans les échanges avec le buste penché vers l'avant mais là encore, l'agressivité latente apparaît... les arguments chocs sont verbalisés avec le buste vers l'avant mais à droite, un discours donc structuré, préparé, à tel point que je supposais que son regard était souvent en passé émotionnel (retour sur soi) ou encore que MMLP défocalisait pour se concentrer, mais il me semble plutôt qu'elle lit ses notes... à confirmer ! Côté agressivité latente, elle se traduit par un rictus de mépris (à 39 sec), par un sourcil gauche remontant qui la place en retrait, une langue qui sort mais qui rentre immédiatement afin de ravaler les mots qu'elle ne veut pas prononcer (42sec sur les "législatives partielles", 1mn 23 évoquant "l'UMP et JF Copé"). La jolie blonde utilise également son nez qu'elle va micro démanger à plusieurs reprises, traduisant un sentiment négatif sur ce qui est dit - qu'elle ne sent visiblement pas - notamment à 1mn 23 encore avec JF Copé et avec plus d'insistance à 17mn 06 sur la question des rythmes scolaires.Donc voilà MMLP qui comme Marine LP souhaite démocratiser son discours politique et le rendre plus séduisant, mais la tension affleure...